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TRAVAIL : MAIS QUE FONT LES SYNDICATS ?
Les incertitudes pesant sur l'activité pourraient entraver le redressement du marché du travail tiré actuellement par une fragile reprise de l'intérim. La France a enregistré "sa première baisse significative du chômage depuis la crise" au premier et deuxième trimestre, a observé la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde, son secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez parlant d'un "vrai tournant" tout en restant "prudent". Les jeunes de moins de 25 ans peuvent à partir de mercredi déposer leur dossier de demande de Revenu de Solidarité active (RSA) dans leur caisse d'allocations familiales (Caf). Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a estimé vendredi sur RTL que le président de la République "s'efforç(ait) de sortir de petits extincteurs" car il est "fébrile" avant la mobilisation du 7 septembre contre la réforme du projet de loi sur les retraites. Le Revenu de solidarité active (RSA) devrait davantage inciter les ménages à reprendre un emploi que le RMI, qu'il a remplacé en 2009, selon des simulations de l'Insee publiées jeudi. Le nombre d'heures supplémentaires déclarées par les entreprises au deuxième trimestre 2010 a augmenté de 4,5% par rapport au deuxième trimestre 2009, a indiqué jeudi l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) qui parle de "reprise". Les effectifs des trois fonctions publiques se sont stabilisés en 2008, pour la première fois depuis 1980, la Fonction publique d'Etat accentuant ses efforts d'économie et les collectivités locales réduisant globalement leur rythme d'embauche, selon un rapport annuel. Les personnes qui ont fréquemment des arrêts de travail pour des raisons psychiatriques, comme la dépression, ont un risque de suicide multiplié par cinq, selon une étude de l'Inserm à laquelle ont participé plus de 20.000 employés. Le cabinet Aptéis a dressé un "état des lieux alarmant" des atteintes à la santé des salariés de l'éditeur de progiciels Viveo, à la suite du plan social annoncé en janvier, dans un rapport transmis au comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) consulté lundi par l'AFP Le secrétaire d'Etat au Commerce et au Tourisme Hervé Novelli a annoncé dimanche à Plan-de-Campagne, près de Marseille, la création de 20 "Périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce) depuis la promulgation de la loi sur le travail dominical. Les gays gagnent en moyenne 6,5 % de moins dans le privé que leurs collègues hétérosexuels, à responsabilité et qualification comparables, et 5,5% de moins dans le public, selon une étude publiée samedi par le quotidien Libération. Un syndicalisme "de services", moins axé sur la revendication, pourrait-il enrayer la baisse des adhésions en France ? Plusieurs experts du monde du travail, interrogés par l'AFP, doutent de l'efficacité de ce modèle, prôné par le Centre d'analyse stratégique (CAS). Le chômage enregistre sa première inflexion à la baisse depuis la criseAFP, Mise a jour : jeudi 2 septembre 2010 20:34 Les incertitudes pesant sur l'activité pourraient entraver le redressement du marché du travail tiré actuellement par une fragile reprise de l'intérim. Au deuxième trimestre, 9,7% de la population active était au chômage en incluant les départements d'outre-mer, contre 10% fin 2009. En métropole, le taux de chômage est revenu à 9,3%, contre 9,6% fin 2009, après une baisse de 0,1 point au premier trimestre et de 0,2 point au deuxième. La France comptait au deuxième trimestre 2,62 millions de chômeurs, selon l'Insee, qui mesure chaque trimestre le nombre de chômeurs selon les normes du Bureau international du Travail -seule base de comparaison internationale-, que la personne soit ou non inscrite à Pôle emploi, indemnisée ou pas.
AFP/Infographie Taux de chômage BIT depuis 2008 L'Insee a aussi enregistré un net repli du chômage partiel même si l'on n'est pas revenu à la normale, et une érosion du nombre de personnes en CDI. "C'est la première baisse significative depuis la crise", s'est réjouie la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sans se prononcer sur la suite alors que le pronostic de croissance 2011 vient d'être révisé à la baisse. "Il faut rester prudent car on n'a pas encore une baisse massive", selon son secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez, pour qui "l'objectif est d'enclencher la vraie baisse en 2011". Si l'UMP a salué "une rupture après 21 mois de crise", le PS a trouvé le recul du chômage "minime" et accompagné d'une hausse "inquiétante" de la précarité. La part des personnes en CDD ou intérim dans les 15-64 ans a augmenté (6,6% au deuxième trimestre) et celle des CDI a continué de diminuer (49%), selon l'Insee. La "hausse du chômage est stabilisée" mais l'économie ne recrée pas encore des emplois, intérim excepté, a estimé le vice-président de l'assurance chômage Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), pour lequel "on peut espérer" ne pas repasser la barre des 10% de chômage. Le chômage reste très supérieur au point bas du deuxième trimestre 2008 (7,2% en métropole et 7,6% avec DOM). Le marché du travail s'était amélioré entre 2006 et 2008 mais la crise a détruit avec une rapidité inédite plus d'un demi-million d'emplois salariés. Au deuxième trimestre, l'Insee n'a enregistré aucune amélioration pour les jeunes entrés dans la vie active, avec toujours 23,3% de chômage en métropole (24,1% avec DOM). La situation de l'emploi "reste très mauvaise" et "particulièrement problématique" pour les jeunes, juge le leader de la CFDT François Chérèque dans Les Echos vendredi, le leader de la CGT Bernard Thibault ajoutant que "cela ne risque pas de s'arranger avec la réforme des retraites". "C'est un phénomène général en Europe, les seniors s'accrochent, leur taux d'activité augmente, les gouvernements ont tiré les leçons et n'ont pas mis en place de préretraites massives tandis que la crise a massivement frappé les jeunes. Pour l'Etat, c'est une bonne affaire car les préretraités coûtent plus cher qu'un jeune au chômage", a commenté Henri Sterdyniak, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Au deuxième trimestre, le taux de chômage des 50 ans et plus a baissé de 0,5 point à 6,1% et 6,3% avec les Dom. Le gouvernement y voit le résultat de la pression mise sur les entreprises. Chômage : "première baisse significative", se félicite le gouvernementAFP, Mise a jour : jeudi 2 septembre 2010 08:03 La France a enregistré "sa première baisse significative du chômage depuis la crise" au premier et deuxième trimestre, a observé la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde, son secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez parlant d'un "vrai tournant" tout en restant "prudent".
AFP/Archives Eric Besson, Christine Lagarde et Eric Woerth sortent de l'Elysée le 25 Août 2010 "La France enregistre au deuxième trimestre sa première baisse significative du chômage depuis le début de la crise. Après 21 mois de hausse, on a la deuxième baisse consécutive (-0,1 point au premier trimestre et -0,2 point au deuxième, ndlr)", a souligné Mme Lagarde dans une déclaration à l'AFP. "Il y a même une accélération de la décrue", a-t-elle noté. Interrogée pour la suite alors que des incertitudes pèsent sur l'activité, Mme Lagarde a déclaré à l'AFP : "à chaque trimestre suffit sa peine". "Cela me paraît aller dans la bonne direction. Je vois des clignotants au vert sur l'investissement, la croissance, l'intérim, les offres d'emploi cadres, donc on continue, avec une politique de l'emploi bien ciblée sur les publics fragiles", a-t-elle ajouté. Dans un communiqué, elle a estimé que "les évolutions récentes de l'emploi et du chômage témoignent clairement d'une meilleure orientation du marché du travail en France" et "reflètent l'amorce progressive d'un cercle vertueux lié au retour de la croissance au deuxième trimestre". Le taux de chômage a baissé de de 0,1 point au premier trimestre puis de 0,2 point au deuxième trimestre à 9,3% en métropole et à 9,7% avec les départements d'outre-mer (DOM), selon des données publiées jeudi par l'Insee. "C'est un vrai tournant, la première fois que nous avons un recul du chômage depuis la crise. Le vent tourne, l'horizon se dégage et notre mobilisation a payé", a estimé Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi. "Il faut se montrer prudent, on n'a pas encore de baisse massive", a ajouté M. Wauquiez, qui "s'en tient à un objectif d'arrêter la hausse cette année et d'enclencher la vraie baisse en 2011, et si c'est mieux, tant mieux". "Cela montre qu'en matière d'emploi, il n'y a pas de fatalité. Les bons esprits sceptiques s'étaient élevés lorsque le président de la République avait fixé le cap au début de l'année, eh bien, on s'est battu et on a des résultats qui sont cohérents avec les 60.000 créations d'emploi depuis janvier", a-t-il dit. Entrée en vigueur du Revenu de Solidarité active pour les moins de 25 ansAFP, Mise a jour : mercredi 1 septembre 2010 11:28 Les jeunes de moins de 25 ans peuvent à partir de mercredi déposer leur dossier de demande de Revenu de Solidarité active (RSA) dans leur caisse d'allocations familiales (Caf).
AFP/Archives Le siège de la Cnaf à Paris en 2007 Il faudra néanmoins répondre à un critère strict, avoir travaillé l'équivalent de deux ans au cours des trois dernières années, ce qui pourrait réduire les bénéficiaires à quelques dizaines de milliers de jeunes. Alors que le gouvernement avançait 160.000 bénéficiaires potentiels pour un coût de 250 millions d'euros en année pleine, seuls 20 millions d'euros ont été budgétés d'ici la fin de l'année. Selon les calculs du Parti socialiste, cela permet seulement de verser une prestation à moins de 15.000 personnes. Plusieurs syndicats et associations de jeunes ont déjà dénoncé ce critère, très difficile à remplir pour l'immense majorité des jeunes et qui laisse selon eux les plus précaires en dehors du dispositif. Selon l'Insee, plus de 20% des 18-25 ans vivent sous le seuil de pauvreté (910 euros mensuels) contre 13,4% tous âges confondus (chiffres 2007, derniers disponibles). Près du quart des actifs de moins de 25 ans sont au chômage. Comme le RSA normal, le RSA "jeunes", se décompose en deux parties : une allocation de base, dit "RSA socle", qui ne fait que remplacer le Revenu minimum d'Insertion, et une allocation qui complète, sans limite de durée, de faibles revenus du travail. Il est versé au début du mois : les bénéficiaires du RSA "jeunes" recevront début octobre leur RSA de septembre. Les jeunes gens qui pensent répondre aux critères peuvent faire une "simulation" sur le site internet des Caf pour voir s'ils ont droit à la prestation ou appeler le 3939 ("Allo service public"). Ils peuvent aussi demander des renseignements auprès de leur conseil général ou de leur centre communal d'action sociale. Environ 1,8 million de foyers touchent le RSA. Sarkozy sort "les petits extincteurs" avant le 7 septembre, selon Bernard ThibaultAFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 08:55 Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a estimé vendredi sur RTL que le président de la République "s'efforç(ait) de sortir de petits extincteurs" car il est "fébrile" avant la mobilisation du 7 septembre contre la réforme du projet de loi sur les retraites.
AFP/Archives Bernard Thibault arrive au ministère du Travail à Paris le 19 Mai 2010 "C'est vrai que nous avons un défi qui est lié au calendrier, à l'ambition présidentielle, mais, lorsque je vois que sur un certain nombre de sujets, le président de la République s'efforce de sortir de petits extincteurs, je pense à l'annonce de la mesure concernant les étudiants", a déclaré M. Thibault. "En juillet, on prend une mesure d'économie s'agissant des moyens financiers permettant aux étudiants de faire face. On nous explique en long en large et en travers que c'est un objet de justice sociale, et puis en août...", a-t-il poursuivi, faisant référence à l'annonce hier de l'Elysée, reculant sur le non cumul de l'aide au logement avec une demi-part fiscale, et honorant partiellement sa promesse sur un dixième mois de bourse. A la question : "Est-ce que le Président a peur ?", M. Thibaut, a estimé "qu'il est beaucoup plus fébrile sur ce sujet-là (la réforme des retraites) qu'il ne le laissera apparaître". Le leader cégétiste a aussi pris pour exemple la réunion, pas inscrite à l'agenda, de Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre et les ministres du Travail et du Budget, pour une réunion sur les retraites, notamment sur la prise en compte de la pénibilité. "Ô surprise, on nous annonce que le président de la République a fait une réunion impromptue (...), laissant entendre qu'il y aurait des amendements sur le dossier de la pénibilité : donc, on n'est pas au bout de cette affaire", a commenté M. Thibault. Le RSA plus efficace que le RMI pour retrouver un emploi, selon l'InseeAFP, Mise a jour : jeudi 26 août 2010 00:37 Le Revenu de solidarité active (RSA) devrait davantage inciter les ménages à reprendre un emploi que le RMI, qu'il a remplacé en 2009, selon des simulations de l'Insee publiées jeudi.
AFP/Archives une agence Pôle Emploi en Février 2009 Le RSA comporte deux volets : le RSA "socle", qui n'a fait que remplacer automatiquement le RMI, et le RSA "complément d'activité", qui apporte un complément de revenus aux personnes qui ont de petits salaires. Il est touché par près de 1,8 million de foyers. Le RSA est conçu pour que chaque heure travaillée apporte un complément de revenu au bénéficiaire, tandis que dans certains cas, reprendre un travail faisait perdre de l'argent aux Rmistes. Certains perdaient en effet des droits dits connexes, comme l'exonération de la redevance télé ou les tarifs réduits dans les transports. L'Insee a cherché à savoir si le principe du RSA était toujours respecté, en simulant sept situations familiales différentes (nombre d'enfants, couple ou personne isolée...) dans 13 villes tests (dont Paris, Lyon et Marseille). Selon ces simulations, "l'efficacité du RSA en termes de gains du retour à l'emploi apparaît spectaculaire" : "en moyenne, sur notre échantillon de 13 villes, le RSA fait disparaître" les situations où reprendre un travail fait perdre de l'argent, selon l'étude. Car désormais, avec le nouveau système du RSA, "les droits connexes diminuent de façon progressive lorsque les revenus d'activité s'accroissent" alors qu'ils chutaient "de manière brutale lors de la sortie du RMI". Toutefois, nuance l'Insee, ces simulations partent du principe que les droits connexes, en particulier ceux qui sont accordés localement par les collectivités, restent en l'état. Or, certaines pourraient bien vouloir les modifier pour éviter une explosion des dépenses. Pour éviter de pénaliser financièrement des ménages tout en conservant l'effet incitatif du RSA, l'Insee prône de modifier les critères d'attribution de ces aides, en les conditionnant aux ressources (je gagne moins de telle somme) plutôt qu'au statut (je touche le RSA donc j'ai automatiquement droit à d'autres aides). Le nombre d'heures supplémentaires en reprise au deuxième trimestreAFP, Mise a jour : jeudi 26 août 2010 00:33 Le nombre d'heures supplémentaires déclarées par les entreprises au deuxième trimestre 2010 a augmenté de 4,5% par rapport au deuxième trimestre 2009, a indiqué jeudi l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) qui parle de "reprise".
AFP/Archives Des bulletins de paye de salariés français "Le volume d'heures supplémentaires reste inférieur de 5,2% au niveau enregistré deux ans plus tôt" avant le déclenchement de la crise, a cependant nuancé l'Acoss. Par rapport au premier trimestre, le nombre d'heures supplémentaires est 4,8% plus élevé mais "les évolutions trimestrielles sont à interpréter avec précaution". Les heures supplémentaires sont précisément recensées depuis qu'elles ouvrent droit à des exonérations de cotisations de sécurité sociale et sont non imposables pour les salariés concernés. Certaines entreprises hésitent moins à déclarer des heures supplémentaires autrefois payées au noir. Le coût pour l'Etat qui compense auprès de la Sécurité sociale les exonérations de cotisation s'est élevé au deuxième trimestre à 713,7 millions d'euros, ce qui porte à 1,391 milliard d'euros le total pour les six premiers de 2010, selon l'Acoss. Le gouvernement affirme que c'est un moyen de distribuer du pouvoir d'achat et un élément de flexibilité sur le temps de travail. Les syndicats soulignent au contraire que les heures supplémentaires plombent les comptes publics et se font au détriment de l'embauche. En dépit des critiques syndicales récurrentes et malgré les impératifs budgétaires, le gouvernement a toujours exclu de toucher à ce dispositif phare du quinquennat illustrant le slogan "Travailler plus pour gagner plus". Le gouvernement continue par ailleurs de consacrer des fonds publics à l'indemnisation du chômage partiel. Par taille d'entreprises, l'Acoss observe que la hausse du nombre d'heures supplémentaires a été plus importante dans les entreprises de plus de dix salariés (+5,6% sur un an contre +1,5% dans les très petites entreprises). "Une proportion importante de TPE ont un recours structurel aux heures supplémentaires en raison d'une durée collective supérieure à 35 heures", a précisé l'Acoss. Par secteur, le nombre d'heures supplémentaires a progressé fortement dans l'industrie (+7,4% sur un an) et le secteur tertiaire (+5,7%). Dans la construction, la baisse a ralentit (-2% sur un an). Fonction publique : première stabilisation des effectifs depuis 1980AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 19:56 Les effectifs des trois fonctions publiques se sont stabilisés en 2008, pour la première fois depuis 1980, la Fonction publique d'Etat accentuant ses efforts d'économie et les collectivités locales réduisant globalement leur rythme d'embauche, selon un rapport annuel.
AFP/Archives Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron le 30 Mars 2010 Au 31 décembre 2008, les trois Fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) employaient 5,277 millions de personnes, hors emplois aidés, selon le rapport annuel sur l'état de la Fonction publique 2009-2010, de la direction générale de l'administration et de la Fonction publique (DGAFP). Le document, qui sera présenté le 31 août au Conseil supérieur de la Fonction publique d'Etat, souligne que, pour la première fois depuis 1980, le nombre total de salariés des trois fonctions publiques n'augmente pas. Au cours de la décennie 1998-2008, la progression moyenne est de 1,3% par an, avec un premier infléchissement de la hausse en 2006 (+1,2%), plus marqué en 2007 (+0,8%), année qui avait vu l'effectif revenir à 5,268 millions. Dans la Fonction publique d'Etat (FPE), le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux a permis d'accélérer la réduction des effectifs (-3,1% en 2008), pour revenir à 2,484 millions d'agents, après -2,4% en 2007. La Fonction publique territoriale (FPT) a continué à embaucher massivement en 2008, portant ses effectifs à 1,825 million de personnes, à un rythme (+3,9%) toujours supérieur à la moyenne des dix dernières années (+3,4%), mais en net ralentissement par rapport à celui de 2007 (+5,2%). Le tableau est contrasté selon les collectivités : les effectifs des communes ont progressé de 0,9% en un an, contre 14,3% pour les départements et surtout 34,5% pour les régions, qui n'emploient cependant que 72.000 personnes. Ralentissement aussi dans la Fonction publique hospitalière (FPH), dont les effectifs ont augmenté (+1%) moins rapidement qu'en 2007 (+1,6%), et qui employait 1,045 million de personnes fin 2008, dont 10% de médecins. La progression dans les établissements d'hébergements pour personnes âgées (+4%, en ligne avec la moyenne des dix dernières années) a dépassé celle des hôpitaux publics (+0,8% en 2008 contre 1,6% en moyenne par an de 1998 à 2008). Alors que le vieillissement de la population suscite des besoins hospitaliers, le dynamisme de la natalité génère des embauches dans les collectivités, qui ont doublé en dix ans les effectifs dans la filière "animation". Fin 2008, les trois fonctions publiques employaient 4,2 millions de fonctionnaires titulaires ou militaires, 873.000 non-titulaires, 103.000 médecins et 56.000 assistantes maternelles. En équivalent temps-plein, leur effectif total atteignait 4,9 millions de personnes. La part des non-titulaires culminait en 2008 à 62% au ministère de l'économie, des finances et de l'emploi et à 45% au ministère de la Jeunesse et des sports. Pour le ministère de l'économie, ce chiffre s'explique par "le rattachement à partir de 2008 de Pôle Emploi", né de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, a précisé à l'AFP le cabinet du secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron. Concernant les non-titulaires, les effectifs des ministères sont passés de 210.969 personnes en 1988 à 139.074 personnes en 2008, soit une diminution de 34%, a-t-on ajouté de même source. Arrêts de travail fréquents pour dépression : gare au risque de suicideAFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 18:52 Les personnes qui ont fréquemment des arrêts de travail pour des raisons psychiatriques, comme la dépression, ont un risque de suicide multiplié par cinq, selon une étude de l'Inserm à laquelle ont participé plus de 20.000 employés.
AFP/Archives Des personnes marchent dans un cimetière de Dijon pour la Toussaint le 1er Novembre 2008 Dans les pays industrialisés, les problèmes psychiatriques affectent entre 30 et 50% des personnes au cours de leur vie et constituent l'une des causes majeures de maladies associées. L'équipe coordonnée par Maria Melchior de l'Inserm a suivi 16 années durant une cohorte de plus de 20.000 employés de EDF-GDF, appelée GAZEL, par ailleurs utilisée pour plusieurs études de santé, afin d'examiner les liens entre arrêts maladie pour raisons psychiatriques et mortalité. En 3 ans (du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1992) 6,5% des personnes incluses dans l'étude ont arrêté de travailler au moins une fois plus de 7 jours pour raisons psychiatriques. Ces arrêts recouvraient différentes pathologies : principalement la dépression (59%) mais aussi d'autres types de névrose, des troubles anxieux et psychosomatiques (36%) et les problèmes dus à l'alcool (5%). Selon les résultats qui viennent d'être mis en ligne par l'American Journal of Epidemiology, il existe un lien entre absences pour raisons psychiatriques et risques de mortalité prématurée pour les suicides : "le risque de suicide est multiplié par cinq", souligne Maria Melchior. La cohorte GAZEL a démarré en 1989 parmi plus de 20.000 employés d'EDF-GDF (15.011 hommes, 5.614 femmes) âgés de 35 à 50 ans. Les employés qui se sont absentés pour raisons psychiatriques ont une mortalité plus importante que ceux qui n'ont pas eu d'arrêt maladie, soit 6 fois plus de suicides, 60% de décès par cancer du fumeur (oesophage, bouche, poumons...) supplémentaires et 80% de décès par maladies cardiovasculaires supplémentaires. Mais, une fois pris en compte les facteurs de risque de mort prématurée tels que l'âge, le sexe, le statut marital ("vivre seul est un facteur de maladie cardiovasculaire", souligne Mme Melchior), la profession et catégorie sociale, le niveau de consommation d'alcool et de tabac, et les arrêts maladie dus à d'autres causes médicales, l'association ne reste statistiquement significative que pour les décès par suicide, avec un risque multiplié par 5. Un suivi de santé, permettant une pris en charge du risque de suicide, pourrait être proposé aux personnes ayant de fréquents arrêts de travail pour raisons psychiatriques, selon la chercheuse. Viveo : des experts dressent un "état des lieux alarmant" de la santé des salariésAFP, Mise a jour : lundi 23 août 2010 13:32 Le cabinet Aptéis a dressé un "état des lieux alarmant" des atteintes à la santé des salariés de l'éditeur de progiciels Viveo, à la suite du plan social annoncé en janvier, dans un rapport transmis au comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) consulté lundi par l'AFP.
AFP un médecin en consultation Le rapport, rendu le 9 août au CHSCT, est intitulé "des atteintes à la santé des salariés déjà perceptibles : un état des lieux alarmant". Les salariés "ont tous exprimé leur désarroi" et "nombreux sont ceux qui déclarent avoir constaté une dégradation de leur santé physique et psychique", est-il indiqué. "L'ensemble de ces manifestations, caractéristiques d'un mal-être au travail, traduit une dégradation caractérisée et générale de l'état de santé des salariés", ajoute Aptéis, mandaté en juin par le CHSCT, notant que plusieurs salariés évoquent de "l'anxiété", de la "nervosité", des "troubles du sommeil", un "état de +malaise général+" et ont "recours à des (...) anxiolytiques". "Un risque psychosocial avéré" qui a mené le cabinet Aptéis, agréé par le ministère du Travail, "à alerter le CHSCT, la direction et la médecine du travail de la gravité de la situation". "Dans un climat social extrêmement tendu, et face à l'intransigeance de la direction, Viveo risque de vivre un automne pour le moins orageux", a réagi la CGT, estimant que ce rapport "est de nature a inciter la direction à réviser sa stratégie". La direction de Viveo n'était pas joignable en fin de matinée. Viveo, spécialisé dans les progiciels bancaires, avait annoncé en janvier un plan social d'une soixantaine de suppressions de poste, soit environ le tiers des effectifs, un mois à peine après son rachat par le suisse Tenemos. Le comité d'entreprise de Viveo attend la décision, attendue le 16 septembre, de son recours en référé auprès du tribunal de grande instance de Paris, qui s'appuie sur l'"absence de raisons économiques" et "l'insuffisance des moyens mis dans le plan de sauvegarde de l'emploi", selon son secrétaire général, Philippe Richard. Travail du dimanche : 20 périmètres créés depuis la promulgation de la loiAFP, Mise a jour : dimanche 22 août 2010 19:49 Le secrétaire d'Etat au Commerce et au Tourisme Hervé Novelli a annoncé dimanche à Plan-de-Campagne, près de Marseille, la création de 20 "Périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce) depuis la promulgation de la loi sur le travail dominical.
AFP Le secrétaire d'Etat au Commerce et au Tourisme Hervé Novelli à Plan-de-Campagne le 22 Août 2010 "Je suis venu ici pour témoigner de ma satisfaction un an après l'application de cette loi qui se déroule sous de très bons auspices (...) et a parfaitement rempli son office", a-t-il déclaré aux journalistes, après avoir rencontré des commerçants et des salariés d'un centre commercial de la zone. "Vingt périmètres d'usage de consommation exceptionnel ont été créés et 20 à 25 dossiers sont en cours d'instruction", a précisé M. Novelli, tout en se félicitant de "la simplification de l'ouverture (dominicale) pour les communes ou les zones touristiques". Les "Puce" recouvrent des zones commerciales où des magasins ouvraient déjà plus que les cinq dimanches par an prévus. Ils peuvent être situés dans trois agglomérations : Paris, Lille et Marseille (Lyon a été exclu de la loi). Dans ces périmètres, la loi du 10 août 2009 - dite loi Mallié, du nom du député UMP des Bouches-du-Rhône à l'origine du texte - prévoit du volontariat et une rémunération double, ou bien l'application d'un accord collectif qui peut comprendre des majorations plus faibles. C'est le cas de Plan-de-Campagne où les syndicats FO, CFE-CGC et CFTC ont paraphé fin 2009 avec le patronat un accord dénoncé par la CFDT et la CGT, qui y voient un recul social. "Aujourd'hui la réalité est celle-ci : il y a un millier d'emplois qui ont été préservés grâce à l'ouverture du dimanche sécurisée à Plan-de-Campagne. (...) Ce qui me plaît dans tous ces périmètres, c'est que c'est gagnant pour le consommateur, gagnant pour le salarié, gagnant pour l'entreprise et gagnant pour beaucoup d'étudiants qui travaillent le dimanche et peuvent ainsi financer facilement leurs études", a souligné le secrétaire d'Etat. De leur côté, les partenaires sociaux signataires de l'accord ont salué, dans un communiqué, le bilan "extrêmement positif" d'un texte qui "a répondu aux attentes de la population et de la clientèle" et assuré "la consolidation d'acquis sociaux pour les salariés du site". Avec quelque 400 entreprises et commerces, deux millions de visiteurs par an et environ 6.000 emplois, la zone commerciale de Plan-de-Campagne, l'une des plus importantes d'Europe, faisait l'objet depuis de longues années d'une âpre bataille devant les tribunaux administratifs concernant le respect du repos dominical. Hervé Novelli a par ailleurs regretté qu'un "certain nombre soient en train de livrer des combats d'arrière-garde", en allusion à la ville de Paris où un bras de fer oppose les partisans d'une ouverture des grands magasins (Printemps et Galeries Lafayette), via un classement en zone touristique, et la mairie. Salaires : les gays gagnent moins en moyenne que les hétéros, selon une étudeAFP, Mise a jour : samedi 21 août 2010 14:26 Les gays gagnent en moyenne 6,5 % de moins dans le privé que leurs collègues hétérosexuels, à responsabilité et qualification comparables, et 5,5% de moins dans le public, selon une étude publiée samedi par le quotidien Libération.
AFP/Archives Mariage homosexuel Cet écart n'est qu'une moyenne : "si l'on considère que tous (les homosexuels) ne sont pas +visibles+ dans l'entreprise, cela veut dire que ceux qui le sont subissent une discrimination plus importante encore", souligne Thierry Laurent, l'un des deux auteurs de l'étude. Avec son collègue Ferhat Mihoubi, économiste comme lui au centre d'Etudes des politiques économiques (Epee) de l'université d'Evry, il a basé sa recherche sur la situation de 904 individus représentatifs, appartenant à un couple de même sexe, dont 788 salariés. "Après avoir éliminé tous les biais qui auraient pu fausser les résultats, nous arrivons à un écart de rémunérations que l'on dit +inexpliqué+", précise-t-il. A l'inverse (des hommes homosexuels), les lesbiennes ne subiraient aucune différence de traitement et bénéficieraient même d'une légère prime (+2%). Les chiffres de cette étude, présentée comme une première en France, "sont confirmés par des études similaires réalisées à l'étranger", précise le quotidien. Selon des deux chercheurs qui se sont basés sur douze années d'enquête emploi (de 1996 à 2007) de l'Insee, les homosexuels sont pourtant plus qualifiés que les hétérosexuels (40 % ont fait des études supérieures contre 24%) et occupent souvent un emploi qualifié. Dans le public, les gays de moins de 35 ans ne subissent aucune discrimination salariale, le recrutement s'opérant le plus souvent sous forme de concours anonyme, mais au-delà de 45 ans, ils connaissent une différence de salaire encore plus importante (-13%) que dans le privé, indique l'étude. "Comme si la révélation progressive de l'homosexualité, volontaire ou non, produisait son effet discriminant", écrit Libération. Le code du travail stipule qu'aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, "notamment en matière de rémunération (...) en raison de son orientation sexuelle", rappelle le quotidien qui qualifie l'homophobie de "venin coriace". Le syndicalisme de "services", un modèle peu compatible avec la France, selon des expertsAFP, Mise a jour : mardi 10 août 2010 11:45 Un syndicalisme "de services", moins axé sur la revendication, pourrait-il enrayer la baisse des adhésions en France ? Plusieurs experts du monde du travail, interrogés par l'AFP, doutent de l'efficacité de ce modèle, prôné par le Centre d'analyse stratégique (CAS).
AFP/Archives Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly sur le perron de l'Elysée le 10 Mai 2010 Le CAS, ex-commissariat au plan, qui dépend du Premier ministre, encourage dans une note publiée jeudi, la création d'un syndicalisme mêlant services et négociations, qui "servirait sans doute une resyndicalisation". "Aucun indicateur ne le démontre. Les dernières données ne permettent aucunement d'affirmer qu'il y aurait resyndicalisation", explique Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l'université de Nancy 2. "Au mieux, on peut parler de stabilisation du taux de syndicalisation autour de 7% du salariat", ajoute le spécialiste du syndicalisme. Ce taux est de 7,7% selon l'OCDE (2008), plaçant la France au dernier rang européen, loin derrière la Suède (68,3%) ou l'Allemagne (19,1%). En Europe, certains syndicats offrent des services financiers (assurances, soins de santé, réductions), des aides juridiques (testament, déclaration fiscale, etc.) ou participent à la sécurisation du parcours professionnel (formations, préparation de CV, etc.). Ainsi, en Belgique, où l'assurance chômage est gérée par les syndicats et conditionnée à une adhésion, le taux de syndicalisation est de 52%. "Les Français attendent des syndicats qu'ils règlent les questions de salaires, du stress, etc. Les services seraient une fuite en avant : on n'arrive pas à s'attaquer aux vrais problèmes alors on proposerait des services", analyse Pierre Héritier, fondateur du laboratoire d'idées Lasaire, proche de la CFDT. "Je n'y crois pas. Comment les syndicats vont-ils faire ? Ils vont devoir embaucher des directeurs, des staffs. Ce n'est pas leur métier, cela demande d'autres compétences", estime-t-il, prenant pour exemples "les expériences de gestion pas toujours brillantes" de certains comités d'entreprise. "Je ne crois pas que les syndicats français aillent vers un service associé à une notion de client-fournisseur : ce n'est pas notre tasse de thé", confirme Philippe Lattaud, du bureau confédéral de la CGT. "Si le service c'est trouver une aide individualisée dans le cadre d'une lutte collective, alors oui", poursuit-il, évoquant une aide juridique (déjà en place) au salarié ou dans le cadre des associations de consommateurs. A la CFDT, la réflexion a été relancée lors du dernier congrès. "Nous excluons le service consumériste. Nous réfléchissons à des services de sécurisation des parcours professionnels. C'est lié à l'entreprise, à notre coeur de métier", déclare Patrick Pierron, secrétaire national. D'autres pistes sont avancées pour faire remonter les adhésions. Pour M. Héritier, les institutions doivent permettre aux syndicats de faire "entendre leur voix sur les grands enjeux : la recherche, l'industrie ou l'emploi". "Il n'y a plus de lieu pour ça", regrette-t-il. "Si on veut développer le syndicalisme, il faut protéger les syndiqués dans les entreprises" car ils ont "peur" des représailles, assure M. Lattaud. Une idée confirmée par le sociologue Marnix Dressen, de l'universite de Lille 1 : "Vous êtes un mouton noir dès que vous parlez à un syndicaliste, et a fortiori si vous êtes adhérent ou militant. Avec ce taux de chômage, cela éloigne les salariés du syndicalisme." Pour M. Andolfatto, depuis la loi du 20 août 2008, qui élimine des négociations d'entreprise toute organisation n'ayant pas obtenu un minimum de 10% aux élections, les syndicats cherchent "à composer des équipes dynamiques de +professionnels de représentation+" pour remporter ces élections. "Leur cible sont donc les électeurs et non les adhérents", conclut-il. LIENS CHOMAGE* Chômage : l'UMP salue la décrue du nombre d'inscrits AFP, Mise a jour : jeudi 26 août 2010 08:53 * Chômage : nouvelle décrue en juillet, le Ps dénonce le "satisfecit inopportun" du gouvernement AFP, Mise a jour : jeudi 26 août 2010 07:35 * Le chômage de longue durée en forte hausse parmi les 15-24 ans
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