>> Journal des independants - Freelance | Actualité | Travail - Emploi | RETRAITES : LA RUE A PARLE !



RETRAITES : LA RUE A PARLE !

Taille de la police: Decrease font Enlarge font

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé mercredi que la réforme des retraites était "celle du mensonge", jugeant que "les maigres améliorations" annoncées dans la matinée par Nicolas Sarkozy ne "vont pas changer grand chose" au projet du gouvernement.

Les syndicats vont pousser leur avantage après le vif succès des manifestations de mardi en annonçant en fin de journée une nouvelle mobilisation à brève échéance sur la réforme des retraites, alors que le président Nicolas Sarkozy cherche les moyens de calmer la contestation en lâchant du lest.

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a reconnu mercredi sur RTL que, la veille, il y avait eu "du monde dans la rue" pour manifester contre le projet de réforme des retraites et qu'il fallait "respecter" ceux qui avaient défilé.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a qualifié de "mesurettes" les modifications à la réforme des retraites annoncés mercredi par le président Nicolas Sarkozy, ajoutant "ne pas croire du tout que ça freinera la mobilisation".

L'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi communiqué par l'Elysée prévoit notamment un point sur la réforme des retraites par Eric Woerth et la présentation d'un décret créant une commission de réflexion sur les conflits d'intérêts.

La première secrétaire du PS Martine Aubry a estimé mercredi qu'il fallait "reprendre à zéro" la réforme des retraites, selon elle "injuste et inefficace", au lendemain de la très forte mobilisation contre le projet du gouvernement.

Forts du succès des grèves et manifestations de mardi, les syndicats doivent annoncer dès ce mercredi une nouvelle mobilisation à brève échéance sur la réforme des retraites, alors que le gouvernement tient bon tout en promettant des gestes en fin de semaine.

Au lendemain de la forte mobilisation contre le projet de réforme des retraites, la presse française pense mercredi que Nicolas Sarkozy ne cédera pas sur les mesures symboliques, car il joue son avenir politique, mais consentira à quelques concessions.

La satisfaction était de rigueur devant la préfecture à Saint-Denis ce mardi 7 septembre 2010. En effet, syndicats et policiers s'accordent à dire que « près de 8 000 personnes » ont manifesté contre la réforme des retraites sur Saint-Denis et Saint-Pierre.

12H28 - Faible trafic - Plus d'un quart (28%) des principaux réseaux de transports urbains en France fonctionnent à moins de 50% du trafic normal, indique l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Une large majorité de Français (73%) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Obea/InfraForces réalisé pour France Info et le quotidien 20 Minutes

Retraites : les amendements Sarkozy, "des mesurettes" selon Mailly (FO)

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 16:12

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a qualifié de "mesurettes" les modifications à la réforme des retraites annoncés mercredi par le président Nicolas Sarkozy, ajoutant "ne pas croire du tout que ça freinera la mobilisation".

"Ce sont des mesurettes, c'était plus ou moins dans les tuyaux", a affirmé le leader de FO sur TV5-Monde.

M. Mailly a cité les déclarations du porte-parole du gouvernement Luc Chatel, pour conclure que "le coeur de la réforme ne change pas : 60 à 62 ans, 65 à 67 ans, c'est le coeur de la réforme".

AFP/Archives Jean-Claude Mailly à Paris le 25 Août 2010

Le dirigeant du FO a dit ne pas croire "du tout que ça freinera la mobilisation" des salariés.

Pour le PS les "maigres améliorations" de Sarkozy ne vont rien changer

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 15:10

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé mercredi que la réforme des retraites était "celle du mensonge", jugeant que "les maigres améliorations" annoncées dans la matinée par Nicolas Sarkozy ne "vont pas changer grand chose" au projet du gouvernement.

AFP Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, dans la manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 7 Septembre 2010

Les aménagements proposés par le président de la République ne vont "pas changer grand chose", a déclaré M. Hamon lors d'un point de presse au siège du PS après la déclaration de Nicolas Sarkozy, qui a proposé en Conseil des ministres des aménagements sur la pénibilité ou les carrières longues tout en restant inflexible sur l'âge légal de départ à 62 ans.

"Ce ne sont pas les maigres améliorations à son texte qui changeront la nature du rapport de force qui existe aujourd'hui et qui changeront l'appréciation du Parti socialiste", a ajouté le porte-parole.

"Toutes ces mesures étaient d'ores et déjà préparées pour faire face à toute mobilisation (...). La mise en scène se poursuit et la négociation n'a pas lieu", a-t-il dénoncé, rappelant que le PS demande que "la réforme soit totalement remise à plat".

"La réforme est celle du mensonge. Depuis le début de cette affaire des retraites, le gouvernement ment, les arguments qu'il utilisent sont des mensonges", a accusé M. Hamon.

Le projet "est porté par des hommes et des femmes qui ont choisi de mentir, un Premier ministre qui a choisi de mentir, un président de la République qui a choisi de mentir et un ministre du Travail qui a choisi de mentir", a-t-il martelé.

Retraites : Sarkozy lâche du lest, les syndicats vont à nouveau mobiliser

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 12:30

Les syndicats vont pousser leur avantage après le vif succès des manifestations de mardi en annonçant en fin de journée une nouvelle mobilisation à brève échéance sur la réforme des retraites, alors que le président Nicolas Sarkozy cherche les moyens de calmer la contestation en lâchant du lest.

AFP/Archives Nicolas Sarkozy le 3 septembre 2010 lors d'une visite à l'usine Valinox à Montbard

Le chef de l'Etat a répété mercredi qu'il n'était "pas question" de revenir sur l'âge de départ à 62 ans, alors qu'entre 1,12 million (police) et plus de 2,7 millions de manifestants (CGT), ont défilé dans les rues mardi, une affluence qualifiée d"exceptionnelle" par l'ensemble des syndicats.

Mais il a annoncé plusieurs concessions.

Sensiblement supérieure à la mobilisation du 24 juin, celle de mardi a atteint un nouveau palier, dans un mouvement que les organisations syndicales veulent voir aller crescendo, alors même que les congés sont tout juste terminés.

Contrairement au printemps, les grèves ont été très visibles, les salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP...) étant entrés en nombre dans la lutte.

"Il y a eu un embrayage instantané à trois jours de la rentrée des classes. Cela prouve des capacités syndicales et aussi la sensibilité extrême des salariés sur les questions de retraite", relève le chercheur Jean-Marie Pernot, spécialiste des syndicats.

L'ensemble des syndicats, soit huit au total, devait se réunir à partir de 15H00 au siège de la CGT à Montreuil pour tenter de se mettre d'accord sur les prochaines étapes de la protestation.

Sous la pression de la rue, l'exécutif a d'ores et déjà avancé le moment de lâcher du lest.

En tête de la manifestation monstre à Paris (entre 80.000 et 270.000 manifestants selon les sources), le leader de la CFDT François Chérèque avait qualifié l'attitude du gouvernement d'"irresponsable", l'accusant d'encourager "la radicalité". Il avait exigé des réponses au plus tard "demain (mercredi) matin".

Nicolas Sarkozy a assuré au Conseil des ministres qu'il était "attentif" aux préoccupations de la rue. Mais il "n'est pas question de revenir" sur le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, a-t-il assuré. Il a aussi fermé la porte au maintien de l'âge d'une retraite à taux plein, qui doit passer de 65 à 67 ans.

Concernant la prise en compte de la pénibilité pour l'âge de la retraite, Nicolas Sarkozy propose d'abaisser de 20% à 10% le taux d'incapacité à partir duquel un salarié pourrait partir plus tôt.

Il s'est aussi engagé à "améliorer le dispositif carrières longues" pour qu'un plus grand nombre de salariés ayant commencé à travailler très jeunes en bénéficient. "Un effort supplémentaire de 350 millions d'euros", a-t-il dit.

"Quelques ajustements nettement insuffisants", a réagi le syndicat Unsa, plutôt modéré. Tous les syndicats réclament le maintien de l'âge légal à 60 ans et à 65 ans pour une pension sans décote.

A la réunion intersyndicale, la CGT "proposera un programme d'initiatives pour les prochaines semaines contribuant à ancrer et à élargir la mobilisation dès les prochains jours".

Pour le syndicat de Bernard Thibault, il s'agit donc de ne pas brûler les étapes mais de tabler sur un enracinement du mouvement d'ici l'adoption définitive du projet de loi retraites, prévu d'ici la Toussaint.

Selon le numéro deux de la CFDT, Marcel Grignard, une nouvelle journée d'action "le 18 ou 19 septembre", qui tombent un samedi et un dimanche, "ou début octobre fait partie des hypothèses".

De son côté, le patron de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, juge que les syndicats ont reçu des manifestants "une espèce de mandat pour tenir".

A l'Assemblée nationale, les députés devraient achever dès mercredi la discussion générale, moins de 24 heures après l'avoir entamé, et aborder l'examen détaillé des articles.

Le texte est défendu dans l'hémicycle par le ministre du Travail, Eric Woerth, très affaibli par l'affaire Bettencourt mais auquel le gouvernement et la majorité ont réaffirmé leur soutien. M. Woerth a été la cible de nombreux manifestants mardi, à lire les pancartes des cortèges.

Quant à la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, elle demande au gouvernement de "reprendre à zéro" la réforme.

Xavier Bertrand (UMP) : "il faut respecter les manifestants"

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 11:40

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a reconnu mercredi sur RTL que, la veille, il y avait eu "du monde dans la rue" pour manifester contre le projet de réforme des retraites et qu'il fallait "respecter" ceux qui avaient défilé.

AFP Xavier Bertrand à Port-Marly le 31 Août 2010

"Il y avait du monde dans la rue", a reconnu l'ex-ministre du Travail. "C'est une mobilisation importante à laquelle on s'attendait. Les responsables syndicaux l'avaient dit, a-t-il ajouté. C'était une manifestation importante parce que c'est une réforme importante".

Il faut, selon Xavier Bertrand, "respecter celles et ceux qui ont défilé (...) en faisant bien attention au message qui s'est exprimé", car "il y a un besoin de pédagogie très fort".

L'ancien ministre du Travail veut distinguer, d'une part, "certains responsables du Parti socialiste" (PS) qui réclament le retrait du texte et leur a répondu que "ça, c'est pas possible", et d'autre part, les manifestants qui ont demandé "des précisions, des avancées" sur la pénibilité, carrières longues, ou les polypensionnés. Sur ces points-là, "il y a de la place pour le dialogue", a-t-il souligné.

Le texte peut-il évoluer sur l'âge de départ à taux plein fixé désormais à 67 ans (contre 65 auparavant) ? "Sept milliards d'euros manqueraient à l'horizon 2020-23. On fait comment ?", a répondu l'ex-ministre du Travail. "L'âge de la retraite qui sera fixé en 2020, c'est 62 ans, c'est pas 67 ans", a-t-il dit. "Soixante-sept ans, c'est l'âge auquel ne s'applique plus la moindre décote" quand on n'a pas l'ensemble des trimestres, ce qui concerne "à peu près 15 à 18% des Français", a-t-il expliqué.

"On repousse de 60 à 62 ans l'âge légal de départ. Il y a une cohérence, une logique à repousser de deux ans les autres bornes d'âge", a-t-il expliqué.

Le patron de l'UMP a dénoncé "l'hypocrisie" du PS et de sa première secrétaire Martine Aubry. "Elle, elle veut garder les 60 ans, mais elle veut, dans ces cas-là, baisser les pensions des retraités français", a-t-il affirmé.

Retraites, conflits d'intérêts et déclaration de Sarkozy au Conseil des ministres

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 09:36

L'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi communiqué par l'Elysée prévoit notamment un point sur la réforme des retraites par Eric Woerth et la présentation d'un décret créant une commission de réflexion sur les conflits d'intérêts.

AFP/Archives Eric Woerth sortant de l'Elysée le 1er Septembre 2010

Mardi soir, M. Woerth a par ailleurs annoncé sur TF1 que le président Nicolas Sarkozy y ferait une déclaration sur les "avancées" promises par l'exécutif (sur pénibilité, carrières longues, polypensionnés, ndlr) dans la réforme actuellement débattue à l'Assemblée nationale. Une réforme contre laquelle les Français se sont fortement mobilisés dans la rue mardi.

Voici l'ordre du jour du Conseil des ministres qu'avait communiqué l'Elysée mardi avant cette déclaration d'Eric Woerth :

Sur la proposition du Premier ministre :

- Décret instituant une commission de réflexion pour la prévention des conflits d'intérêts dans la vie publique

Sur la proposition du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales :

- Décret relatif au délégué interministériel à la sécurité privée

Accords internationaux et autres textes

- Projet de loi autorisant l'approbation de la convention postale universelle (ministère des affaires étrangères et européennes).

Communication du ministre des Affaires étrangères et européennes :

- La situation internationale

Communication du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique :

- Point sur la réforme des retraites

Communication du ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche :

- La politique agricole renouvelée

Communication du ministre de la Culture et de la Communication :

- La rentrée littéraire.

Martine Aubry (PS) estime que le gouvernement doit "reprendre à zéro" la réforme

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 08:48

La première secrétaire du PS Martine Aubry a estimé mercredi qu'il fallait "reprendre à zéro" la réforme des retraites, selon elle "injuste et inefficace", au lendemain de la très forte mobilisation contre le projet du gouvernement.

AFP Martine Aubry et Claude Bartolone à Lille le 7 Septembre 2010

"Dans une démocratie, quand la population est dans la rue, quand il y a plus de 2 millions de personnes et beaucoup de gens qui les soutiennent, eh bien on doit écouter, on doit entendre et je crois que le gouvernement doit reprendre à zéro cette réforme qui est à la fois injuste et inefficace", a déclaré Mme Aubry sur France 2.

"Je pense que le président de la République doit entendre cela", a-t-elle ajouté. "Je demande vraiment très solennellement au président de la République, puisque c'est lui qui porte aujourd'hui cette réforme et il va s'exprimer ce matin, de recevoir les syndicats, de recevoir l'opposition, dont les socialistes, puisque nous avons un contre-projet", a-t-elle dit.

Selon la maire de Lille, il faut aussi "arrêter le débat parlementaire" qui a débuté mardi à l'Assemblée nationale. "Si ce n'était pas le cas, nous continuerions à faire (...) nos propres propositions pour montrer aux Français que bien sûr il faut une réforme, bien sûr il faut prendre en compte l'allongement de la durée de vie mais il faut le faire de manière juste".

"Il y a une autre façon de traiter le problème des retraites, c'est ce que nous allons dire et c'est pourquoi il faudrait reprendre tout à zéro", a-t-elle insisté.

"Bien sûr" le passage de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans "est la mesure la plus injuste qui soit puisqu'elle pénalise les 3 millions de personnes qui ont commencé à travailler avant 19 ans", a souligné Mme Aubry.

"On a aujourd'hui un gouvernement qui passe son temps à dire des contrevérités", a-t-elle accusé. Quant à Nicolas Sarkozy, "il donne l'impression d'être un dur, d'arriver à régler des problèmes mais il le fait sur le dos des plus fragiles, c'est ça qui est honteux", a lancé la numéro un du PS.

Retraites : après la forte mobilisation, les syndicats envisagent la suite

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 07:29

Forts du succès des grèves et manifestations de mardi, les syndicats doivent annoncer dès ce mercredi une nouvelle mobilisation à brève échéance sur la réforme des retraites, alors que le gouvernement tient bon tout en promettant des gestes en fin de semaine.

AFP Bernard Thibault et François Chérèque dans la manifestation à Paris le 7 Septembre 2010

"Il faut que le gouvernement nous donne des réponses demain matin" sur les retraites, a déclaré mardi soir sur France 2 François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, soulignant que la journée de mobilisation avait été "une journée qui va marquer".

Nicolas Sarkozy fera en Conseil des ministres une "déclaration" sur la réforme des retraites, après avoir reçu les ministres du Travail Eric Woerth et de la Fonction publique, Georges Tron, a pour sa part annoncé Eric Woerth sur TF1.

Des centaines de milliers de manifestants ont réclamé mardi dans les rues de France un retrait ou une refonte de la réforme des retraites, projet phare de Nicolas Sarkozy, mais le président est resté ferme sur ses positions, à l'amorce du débat parlementaire. De 2,5 millions à plus de 3 millions de personnes ont manifesté à travers la France, selon les syndicats, alors que le ministère de l'Intérieur en a recensé 1,12 million, la plus forte mobilisation enregistrée depuis le début de la contestation du projet gouvernemental.

Les dirigeants syndicaux ont ainsi réussi leur pari d'une mobilisation plus forte que le 24 juin, précédente journée de contestation, qui avait rassemblé entre 800.000 personnes selon la police et 2 millions selon les syndicats.

La CGT a estimé le nombre des manifestants à 2,735 millions, une évaluation à mi-chemin entre celle de la CFDT (2,5 millions) et celle de Solidaires (plus de trois millions). Selon la CGT, le nombre de manifestants est supérieur à ceux des journées d'action en 1995 et 2003 (2,2 et 2 millions), mais inférieur à celui du pic de 2009 (3 millions).

Symbole de ce moment de vérité pour cette réforme présentée comme déterminante dans l'optique de la présidentielle de 2012, l'imposant cortège parisien parti de la place de la République a dû se scinder en deux, en raison de l'affluence.

C'est "la plus grosse mobilisation de ces dernières années", a assuré François Chérèque (CFDT), prévenant que si le gouvernement restait sourd face à ce coup de semonce, les syndicats n'auraient "pas d'autre solution que de continuer" le mouvement social.

Partout dans le pays, les grèves ont provoqué d'importantes perturbations dans les transports ferroviaire, urbain et aérien. Deux trains à grande vitesse (TGV) sur 5 circulaient, le trafic était perturbé dans les principaux aéroports.

Dans les collèges et les lycées, les enseignants faisaient ainsi grève à 25,8%, selon le ministère de l'Education (55% à 60% selon les syndicats) contre seulement 10,3% en juin.

Si la mobilisation était forte dans le secteur public, beaucoup d'entreprises du secteur privé étaient aussi représentées dans les cortèges, importants dans les grandes villes de provinces.

Pendant ce temps, le débat sur la réforme a débuté dans un climat houleux à l'Assemblée nationale, le PS accusant le gouvernement "de ne pas avoir joué sincèrement le jeu de la négociation" et fustigeant un projet "injuste" qui "fait porter 95% de la charge sur les salariés". Le Premier ministre François Fillon a assuré être "ouvert au débat, pour peu que l'on ne perde pas de vue l'objectif de la réforme", qui est de "faire en sorte que les retraites des Français soient payées demain".

La réforme prévoit de repousser l'âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans d'ici à 2018. Le gouvernement fait valoir que faire travailler les Français plus longtemps, à l'instar de leurs voisins européens, est la meilleure option pour assurer des besoins de financement estimés à 70 milliards d'euros d'ici à 2030.

Nicolas Sarkozy a répété mardi à des députés de son parti qu'il fallait rester "ferme" sur le coeur de la réforme, les 62 ans, même si des aménagements étaient possibles sur les emplois pénibles ou les carrières longues.

Au plus bas dans les sondages, le président compte sur cette réforme pour rétablir son autorité dans son camp, tiraillé à l'approche d'un remaniement gouvernemental prévu à l'automne et de l'élection présidentielle de 2012.

Depuis des mois, le gouvernement est plombé par une succession d'affaires, qui affaiblissent en particulier le ministre du Travail Eric Woerth, accusé de conflits d'intérêts liés à la femme la plus riche de France, Liliane Bettencourt, héritière du groupe L'Oréal.

Au lendemain de la mobilisation, la presse pense que Sarkozy ne cédera pas

AFP, Mise a jour : mercredi 8 septembre 2010 06:41

Au lendemain de la forte mobilisation contre le projet de réforme des retraites, la presse française pense mercredi que Nicolas Sarkozy ne cédera pas sur les mesures symboliques, car il joue son avenir politique, mais consentira à quelques concessions.

AFP Deux manifestants à Paris le 7 Septembre 2010

"Confronté à la protestation, il (ndlr : le gouvernement) affiche une attitude plus ouverte et parle même de négociation", écrit Laurent Joffrin dans Libération, estimant qu'il existe une place pour les compromis'.

Pour François Ernenwein de La Croix, "le pouvoir doit montrer (...) qu'il est déterminé, les syndicats doivent prouver qu'ils sont mobilisés". "Depuis hier, c'est chose faite. Les discussions peuvent donc commencer", ajoute-t-il.

"Les manifestations d'hier mettent le président en inconfortable posture, mais s'il cédait, son horizon serait plus noir encore" commente Patrick Fluckiger dans L'Alsace. Pour lui "il est condamné à poursuivre le bras de fer".

Devant l'ampleur de la protestation, Jacques Camus dans La République du Centre note cependant que c'est au président de la République de "reprendre le main et de dire à quels amendements il consent pour calmer l'ardeur retrouvée des syndicats".

Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, les syndicats "peuvent faire montre d'une nouvelle épreuve de force". "Mais, demain comme aujourd'hui, rien ne dit qu'elle débouchera sur un recul du gouvernement", précise-t-il.

Paul Burel dans Ouest-France constate que si Nicolas Sarkozy "rompait avec l'ardente obligation d'une réforme, il ne saperait pas seulement son avenir politique immédiat". Selon lui, "il serait coupable de non-assistance à système de retraite par répartition en danger de mort."

Le "tableau de bord" du chef de l'Etat, d'après Jérôme Glaize du Maine Libre, "ce n'est pas le compteur des manifestants ou les arguments de ses contradicteurs, c'est l'impact effectif de ses décisions sur l'opinion silencieuse".

"Ce n'est sûrement pas au milieu du Pont d'Arcole qu'il rebroussera chemin. Ce serait aussitôt Waterloo", conclut-il.

Pour sa part, dans Nord Eclair, Patrick Pépin affirme que "la réforme des retraites est en train de se jouer en même temps que se joue le sort d'un homme et d'une majorité".

Réforme des retraites : le non massif de la rue

La Réunion (IPR) - Publié le 07/09/2010 à 13h30

La satisfaction était de rigueur devant la préfecture à Saint-Denis ce mardi 7 septembre 2010. En effet, syndicats et policiers s'accordent à dire que « près de 8 000 personnes » ont manifesté contre la réforme des retraites sur Saint-Denis et Saint-Pierre.

Manifestation contre la réforme des retraites le 7 Septembre 2010

« La mobilisation est réussie » se réjouit Jean-Pierre Rivière , secrétaire général à la CFDT, à l'issue du défilé entre le Petit Marché et la préfecture. Un défilé qui s'est déroulé dans le calme.

Les différents représentants de l'intersyndicale (CFTC, CGTR, FO, CGC, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, Unef et UNL) ont ensuite pris tour à tour la parole pour souligner « les dangers de cette réforme des retraites ». Cette journée de mobilisation coïncide avec le début de l'examen du projet de loi à l'Assemblée nationale.

La mobilisation locale ayant été un « succès », les regards se tournent désormais vers le national où la manifestation bat son plein. « Si nous avons une forte mobilisation en métropole, le rapport de force changera et nous serons en mesure de faire reculer le gouvernement », espère Jean-Pierre Rivière.

Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, est un peu plus prudent : « Je ne sais pas si la mobilisation fera changer la position du gouvernement mais nous ne nous arrêterons pas là. Il y aura un après 7 septembre », prévient-il.

Mounice Najafaly pour www.ipreunion.com

La journée de grève en direct

AFP, Mise a jour : mardi 7 septembre 2010 12:24

12H28 - Faible trafic - Plus d'un quart (28%) des principaux réseaux de transports urbains en France fonctionnent à moins de 50% du trafic normal, indique l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

AFP Manifestation à Lyon le 7 Septembre 2010

12H20 - "Beurk" - Dans le cortège, à Tours, une pancarte s'en prend violemment à Eric Woerth : "ne dites plus Beurk, dites Woerth". De très nombreux salariés du secteur privé sont présents dans le défilé, dont l'ampleur devrait égaler le niveau record atteint en 2003, lors du mouvement contre la loi Fillon, selon une source policière.

12H07 - Pôle Emploi - Entre 16,9% des agents de Pôle emploi, selon la direction, et près de 25%, selon le principal syndicat, le Snu-FSU, sont en grève, soit plus que le 24 juin (12,2% et 22% respectivement).

11H58 - Rock - Poings en l'air, les militants de la CGT des Bouches-du-Rhône chantent l'Internationale version rock. Le cortège marseillais arrive porte d'Aix où les dockers de Fos le rejoignent, tandis que sont allumés les premiers fumigènes.

11H55 - SNCF : plus de grévistes - La direction de la SNCF recense mardi 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%, des chiffres en hausse par rapport à la précédente journée interprofessionnelle sur les retraites, le 24 juin.

11H50 - Amendements - 574 amendements au projet de loi sur les retraites seront débattus dans l'hémicycle, "sans compter ceux que le gouvernement présentera directement en séance", annonce Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale. Le vote solennel sur le texte "est fixé -en principe- au mercredi 15 à 15H00", précise-t-il.

11H45 - Le sort de Woerth - "La question, ce n'est pas le sort d'Eric Woerth mais le sort des retraités", lâche François Hollande à son arrivée à une réunion des députés socialistes.

11H30 - Ouvrage - Le président de la centrale syndicale des cadres CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, affirme à l'AFP que "la réforme ne résout pas la question du financement" des retraites, estimant qu'"on s'en rendra compte dès 2013 quand il faudra remettre l'ouvrage sur la table".

11H25 - La Poste et Coca-Cola - A Marseille, défilent des salariés de la Poste, du Printemps, de l'Etablissement français du sang, de Ricoh, du Conseil régional PACA et de Coca-Cola.

11H17 - Cactus - Des manifestants au Mans chantent sur l'air du "Cactus" de Jacques Dutronc "la France entière est dans la rue, elle est vénère, elle n'en peut plus". "Le monde du partage devra remplacer le partage du monde", affirme une banderole. Le cortège qui commence à se former est manifestement plus fourni, à horaire comparable, que lors de la dernière manifestation du 24 juin.

11H12 - Enseignants - Les enseignants font grève à 29,3%, dont 33,6% en primaire et 25,8% dans le secondaire, selon le ministère de l'Education, les syndicats de la FSU chiffrant pour leur part les grévistes à 60% dans le primaire et 55% dans le secondaire, soit davantage que le 24 juin, et même plus du double en collèges et lycées.

11H08 - Carcassonne - Quelque 5.000 manifestants, selon les syndicats, défilent dans les rues du centre-ville. En juin, ils avaient été 4.000 selon les syndicats et 3.000 selon la police.

11H05 - Marseille - Le cortège s'ébranle de la rue de la République sous un ciel maussade. La banderole de tête proclame : "pour l'abandon du projet gouvernemental, pour une véritable réforme des retraites, pour une juste répartition des richesses"

11H00 - Total - Les six raffineries Total en France sont en débit minimum en raison de la grève, indique la direction du groupe pétrolier à l'AFP.

10H55 - Poste - Quelque 22,07% de postiers sont en grève à La Poste en milieu de matinée, contre 19,86% le 24 juin dernier, précédente journée d'action intersyndicale, a annoncé la direction dans un communiqué.

10H25 - Aéroport vide - A l'aéroport de Marseille, un quart des vols au total a été annulé. Les autres vols sont très peu remplis, selon un porte-parole de l'aéroport qui affirme : "L'aéroport est vide, c'est impressionnant, tout le monde s'est organisé pour éviter de voyager". Dans la région Paca, le trafic ferroviaire est très perturbé, selon la SNCF. Dans la ville de Marseille, le trafic des bus est très limité, la ligne 2 du métro est fermée jusqu'à midi mais le trafic de la ligne 1 est assuré à 90%.

10H15 - Retard - A Toulouse, le service du métro a démarré avec une heure de retard et des interruptions "longues" sont prévues dans l'après-midi, indique la régie publique de transports. Les services des bus sont pour leur part assurés à 60%.

10H05 - Aménagements - Six Français sur dix (61%) pensent qu'avec les manifestations, le gouvernement est susceptible d'aménager la réforme des retraites sur certains aspects, 31% que le gouvernement ne cédera pas et maintiendra la réforme en l'état et 8% qu'il peut céder et retirer sa réforme,selon un sondage Ifop publié dans France Soir .

09H55 - Foire de Strasbourg - A Strasbourg, aucun tram ne circule sur la moitié des lignes, notamment celles qui desservent la foire européenne actuellement en cours, et un sur deux roule sur les autres lignes. Le trafic est variable selon les lignes de bus.

09H45 - Annulés - A l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, 17 vols ont été annulés au départ et 15 à l'arrivée tandis que d'importants retards sont à prévoir toute la journée. En raison de la grève, l'édition papier du quotidien régional Sud-Ouest ne paraîtra pas mercredi. Seule l'édition en ligne sera disponible.

09H35 - Autres initiatives - Jean Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (FO), se dit prêt, sur LCI, à "d'autres initiatives (...) dans l'unité d'action" syndicale si le nombre de manifestants dépasse deux millions.

09H30 - Un bout de TVA - Le projet gouvernemental "ne garantit pas" le niveau des pensions car "il manque des financements importants", explique Danielle Karniewicz, la spécialiste retraites du syndicat CFE-CGC, sur RMC/BFM . Elle demande "un bouclier retraites" et suggère le versement d'"un petit bout" des recettes de TVA au régime.

09H26 - Mai 1968 ou 1936 - "Il faudrait aller vers un véritable rapport de force, je pense qu'il faudrait un nouveau mai 68, un nouveau mai-juin 1936", juge Nathalie Arthaud, porte parole de Lutte ouvrière, sur France 2.

09H23 - Portrait - "Dans les manifestations aujourd'hui vous allez voir un portrait pratiquement partout (...) celui de Liliane Bettencourt qui a touché un chèque de 30 millions" au titre du bouclier fiscal, prédit Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, sur Europe 1.

09H20 - Lyon peu perturbé - A Lyon, le trafic est assuré à 74% sur le réseau des transports en commun, selon la direction. A l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, à 07h00, 37 vols ont été annulés sur la journée soit 8 % du trafic.

09H15 - Crise majeure - "Le chiffre qu'on s'est un peu fixé c'est deux millions" de personnes dans la rue, précise Olivier Besancenot, porte-parole du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) sur Canal +. Pour lui, "avec l'affaire Woerth à tout moment, la crise sociale peut se transformer en crise politique majeure".

09H10 - Des suites - "Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n'est rejetée", prévient sur Europe 1 le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

09H05 - Bondée - Un train toutes les 20 minutes sur la ligne A du RER au départ de Saint-Germain-en-Laye. Forcément, la rame est vite bondée. Entre La Défense et Charles de Gaulle-Etoile, deux femmes debout se disputent quelques centimètres carrés. Le ton monte. « Vous n'allez pas continuer à emmerder le monde » dit l'une. Les voisins interviennent pour apaiser les tensions. Le calme revient rapidement

08H46 - La réforme - Considérée par Nicolas Sarkozy comme une "priorité absolue", elle prévoit de repousser l'âge minimal de la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018. C'est pour le gouvernement le meilleur moyen d'assurer le financement des pensions à long terme.

08H39 - Qui dit mieux - Cette journée se présente "comme une réussite" selon le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, sur RTL. Son homologue de la CGT Bernard Thibault a suivi en prévoyant "une journée exceptionnelle", sur Europe1.

08H30 - Trains - Pour les trains, la SNCF annonçait ce matin deux TGV et Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un train Corail de jour sur quatre, ainsi que huit trains Thalis sur dix. Pour le métro parisien en revanche, trafic meilleur que prévu puisqu'il était quasi normal sur les lignes 1,3 et 6, et normal sur les lignes 11 et 14, alors qu'un train sur 2 circulait sur la ligne A du RER et que le trafic était quasi nul sur la ligne B, selon la RATP.

EN DIRECT : Journée de mobilisation massive aujourd'hui contre la réforme des retraites, dans laquelle les syndicats espèrent mobiliser plus de deux millions de personnes dans la rue. Le mouvement a commencé dès lundi dans l'Education nationale. Il devrait être particulièrement suivi ce mardi dans les transports, ainsi que la justice, les administrations, l'industrie ou les banques.

Retraites : 73% des Français approuvent la journée de mobilisation

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 15:08

Une large majorité de Français (73%) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Obea/InfraForces réalisé pour France Info et le quotidien 20 Minutes.

AFP/Archives Manifestation à Lyon le 13 Juillet 2010

Les sondés sont 31% à trouver la journée de mobilisation "plutôt justifiée" et 42% à la trouver "tout à fait justifiée", proportion qui monte à 50% chez les 35-49 ans.

L'enquête montre en même temps qu'une large majorité de Français semblent résignés sur le sujet : pour 65% des sondés, cette nouvelle journée de grève n'aura "pas d'impact sur les projets du gouvernement".

Ils sont également 48% à penser que "la gauche ne reviendra pas sur cette réforme" si elle gagne la prochaine élection présidentielle.

Selon le sondage, une large majorité de Français pense que la réforme, dans sa forme actuelle, ne résout pas le problème des retraites sur le long terme (68%), qu'elle est injuste (63,5%) et qu'elle ne "met pas tous les Français sur un pied d'égalité" (79%).

Les Français sont 87% à s'intéresser à cette réforme, et 58% d'entre eux estiment que le gouvernement n'a pas assez expliqué son plan. Ils sont 50% à répondre "oui" à la question "Eric Woerth peut-il encore porter cette réforme ?".

Ce sondage a été réalisé par Obea-InfraForces par téléphone du 25 au 31 août auprès d'un échantillon de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthodes des quotas.

REMERCIEMENTS POIELITIQUES

Grâce à cet A4 "modeste mais génial (sic :-) suspendu en recto verso à mon parapluie, j'ai eu droit à 5 bonnes minutes d'interview par RFO Radio avant le départ du défilé et à au moins 6 photographes "pro" (en plus de Nila :-) . La photo ci-dessous provient du site ZINFOS974

Il a suffit pour celà de ce petit mél :

Sunday, September 05, 2010 6:24 PM Subject : [croac.symp] Pour vos pancartes

Pour ceux qui n'ont pas encore fabriqué leurs pancarte pour la manif de mardi, je propose ce panneau “poïélitique” (comme dirait Bernard Lubat)… en référence à une célèbre affiche de mai 68 “grève générale”.

Ce détournement ainsi que la formule “utopiste debout” que vous connaissez sans doute sont le fruit du travail de l'association “Ne pas plier”, une association politique, utopique et esthétique ou l'on trouve graphiste, sémiologue, sociologue, plasticien… installé à Ivry.

“Ne pas rajouter la misére des signes aux signes de la misère…” disent-ils. Ils nous proposent ainsi de ne pas abandonner images, slogans et images fortes aux multinationales, publicistes…

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur “Ne pas plier” cliquer ICI

Attention : ne pas imprimer plus grand qu'en A4… je n'ai pas trouvé de résolution plus importante et déjà ça pixellise…

Didier

LIENS

* Retraites : journée test de grèves et de manifestations contre la réforme

AFP, Mise a jour : mardi 7 septembre 2010 11:29

* Plus de 4 000 personnes contre la réforme des retraites

La Réunion (IPR) - Publié le 07/09/2010 à 11h20

* Retraites : CGT et FO envisagent des suites à la journée d'action

AFP, Mise a jour : mardi 7 septembre 2010 11:01

Retraites : les syndicats attendent plus de 2 millions de manifestants

AFP, Mise a jour : mardi 7 septembre 2010 10:36

* Accoyer (UMP) : "La rue ne doit pas empêcher le gouvernement de sauver les retraites"

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 19:47

* La gauche fait front mardi contre la réforme des retraites

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 19:31

* Cambadélis (PS) : la gauche au pouvoir reviendra à l'âge légal à 60 ans

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 19:28

* Retraites : grèves et manifs, une France sans doute au ralenti mardi

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 18:57

* Retraites : Touraine (PS) exhorte à aller manifester mardi

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 18:55

* PS : "il y a moyen de faire reculer le gouvernement" sur les retraites

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 18:31

* Retraites : Bayrou veut faire "bouger le gouvernement" sur les 67 ans

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 17:19

* Retraites : l'UMP "bien décidée" à aller jusqu'au bout, Woerth "l'homme de la situation"

AFP, Mise a jour : lundi 6 septembre 2010 15:01

Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg