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3EME MANIFESTATION MASSIVE CONTRE LA REFORME DES RETRAITES
Au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations contre la réforme des retraites, tous les yeux sont désormais braqués sur le Sénat, qui va entamer mardi après-midi à son tour l'examen de ce projet parmi les plus emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le député PS Claude Bartolone a estimé dimanche que "le gouvernement doit savoir" que la mobilisation contre la réforme des retraites "ne va pas s'arrêter là", voyant aussi dans les élections cantonales de mars 2011 une occasion pour dire "ça suffit !" à Nicolas Sarkozy. Le député et membre de la direction du PS Arnaud Montebourg a suggéré dimanche de résoudre la querelle de chiffres sur le nombre de manifestants contre la réforme des retraites par l'organisation d'un référendum, reprenant ainsi une idée déjà exprimée par Ségolène Royal. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) estime dimanche, à propos de la mobilisation contre la réforme des retraites, qu'"un gouvernement n'a pas le droit de mésestimer la contestation sociale", et prédit un débat "ouvert" au Sénat à partir de mardi. Il n'avait pas manifesté depuis 1975, mais samedi, Yannick, cadre du privé, a défilé à Marseille contre la réforme des retraites, comme de nombreux "nouveaux" manifestants dans toute la France, satisfaits de pouvoir s'exprimer sans perdre une journée de salaire et souvent en famille. Huissiers, cellules photo-électriques, caméras, autorité indépendante : les alternatives aux méthodes de comptage des manifestants existent mais suscitent les réserves de la police et des syndicats, à la veille d'une nouvelle journée de défilés contre la réforme des retraites. Réforme des retraites : tous les yeux désormais braqués sur le SénatAFP, Mise a jour : dimanche 3 octobre 2010 16:44 Au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations contre la réforme des retraites, tous les yeux sont désormais braqués sur le Sénat, qui va entamer mardi après-midi à son tour l'examen de ce projet parmi les plus emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Portée par la contestation de la rue, la gauche sénatoriale a annoncé "une mobilisation totale" contre ce texte et les syndicats entendent faire pression sur la Haute Assemblée. La patronne du Parti socialiste (PS), Martine Aubry, viendra mardi matin au Sénat galvaniser ses troupes lors de la réunion du groupe socialiste. Jusqu'à présent le gouvernement est resté ferme. Lors de l'examen de la réforme la semaine dernière en commission des Affaires sociales du Sénat il avait freiné les ardeurs de certains sénateurs de la majorité.
AFP/Archives Vue plongeante du sénat à Paris le 14 Septembre 2010"Respect de l'équilibre général et financier de la réforme", telle est la "ligne rouge" posée par l'exécutif et à l'UMP. "Le 62-67 ans" et "l'équilibre financier" ne changeront pas et "lorsque nous chercherons des avantages, nous chercherons des contreparties", a prévenu le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a rappelé aux sénateurs lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP que cette réforme était "la mère des réformes" pour le parti présidentiel. Ce carcan a provoqué des tensions lors de la longue discussion du texte en commission (plus de 12 heures) entre le rapporteur UMP du projet de loi, Dominique Leclerc, et le ministre Eric Woerth (Travail), constamment présent, avec Georges Tron (Fonction publique). La commission n'a pas modifié les points clefs du texte (recul de l'âge légal à 62 ans, taux sans décote à 67 ans et durée de cotisation portée à 41,5 d'ici à 2020) et le gouvernement a fait plier sa majorité sur la question des femmes. Les amendements prévoyant le maintien du taux plein à 65 ans pour les personnes ayant arrêté de travailler pour élever leurs enfants ou s'occuper de parents handicapés ont ainsi été retirés par le rapporteur. "Une solution sera trouvée en séance", a assuré M. Woerth. Un optimisme partagé par Jean-Pierre Raffarin, pilier de la majorité sénatoriale, qui a dit s'attendre à un débat "ouvert", y compris avec le gouvernement. "Nous nous préoccuperons de la prévention et de la réparation de la pénibilité, des seniors au chômage, des handicapés, du statut des conjoints", a promis l'ancien Premier ministre dans le JDD. "La question des femmes et de l'égalité salariale sera traitée, nous proposerons un mécanisme de sanctions financières pour les entreprises qui dérogeront à leurs obligations". Quelques "avancées" ont déjà été acquises en commission. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel les a de nouveau évoquées samedi, citant des amendements qui devraient profiter aux "travailleurs handicapés, chômeurs âgés, victimes de l'amiante". Pour l'opposition et les syndicats, il ne s'agit que de changements minimes qui portent sur "des aspects secondaires". Les sénateurs communistes et du Parti de gauche ont annoncé le dépôt de 400 amendements et le PS 300, sans compter une motion référendaire (visant à demander un référendum sur le texte) et des motions de procédure. "On utilisera tous nos moyens", prévient-on au groupe socialiste. La configuration politique de la Haute assemblée, où l'UMP n'a pas la majorité absolue sans l'Union Centriste, peut aussi réserver des surprises. Les centristes veulent le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères de trois enfants et pourraient trouver une majorité pour cela. Les sénateurs doivent examiner jusqu'au 15 octobre le texte déjà voté le 15 septembre par les députés. Retraites : "ça ne va pas s'arrêter là", affirme le socialiste BartoloneAFP, Mise a jour : dimanche 3 octobre 2010 16:54 Le député PS Claude Bartolone a estimé dimanche que "le gouvernement doit savoir" que la mobilisation contre la réforme des retraites "ne va pas s'arrêter là", voyant aussi dans les élections cantonales de mars 2011 une occasion pour dire "ça suffit !" à Nicolas Sarkozy.
AFP/Archives Martine Aubry et Claude Bartolone manifestent le 23 Septembre 2010 "Rien n'est fini pour de nombreux mois. Contrairement à ce qu'essaient de faire croire un ministre du Travail finissant, un président de la République en grande difficulté, ils seront obligés à un moment donné d'entendre les Français", a-t-il déclaré au "Forum" de Radio J. Evoquant la présence dans les manifestations de samedi de jeunes, de lycéens, de familles "qui commencent à comprendre le contenu de sa réforme", le député de Seine-Saint-Denis a affirmé : "Le gouvernement doit savoir que ça ne va pas s'arrêter là". Les cantonales de mars prochain "peuvent être un moment où les électeurs pourront faire passer un message en direction du président de la République pour lui dire +maintenant ça suffit !", a estimé le dirigeant socialiste. Lors de ces élections, "les Français auront la possibilité de faire entendre deux fois leur voix : pour dire ce qu'ils pensent des services publics locaux et des menaces qui pèsent sur eux, de la politique du gouvernement en direction des collectivités locales" et "de se prononcer dans un contexte social terrible". "Les Français pourront faire des ces élections une grande élection", a-t-il estimé. "Je dis au président de la République et à son gouvernement que cette idée qui semble habiter leur esprit de dire qu'+une fois que c'est passé au Sénat, c'est terminé+ : ça ne se déroulera pas comme ça". M. Bartolone n'est "pas persuadé qu'en brutalisant la société française, ils réussiront à faire passer, notamment auprès des agences de notation, l'idée que tout va bien en France". Retraites : Montebourg suggère le référendum pour résoudre le problème de comptageAFP, Mise a jour : dimanche 3 octobre 2010 13:48 Le député et membre de la direction du PS Arnaud Montebourg a suggéré dimanche de résoudre la querelle de chiffres sur le nombre de manifestants contre la réforme des retraites par l'organisation d'un référendum, reprenant ainsi une idée déjà exprimée par Ségolène Royal.
AFP Manifestation contre la réforme des retraites à Marseille le 2 Octobre 2010 "Puisqu'on a un gouvernement qui utilise les statistiques de la police pour minimiser la force du mouvement (...), je propose qu'il soumette son projet au référendum et là ce sera un vrai comptage ! On comptera les voix, on verra qui est pour et qui est contre", a-t-il déclaré au "Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France". "Je fais cette proposition, c'est la proposition d'ailleurs de Ségolène Royal, c'est aussi celle qui a été portée hier (samedi) dans le cortège par Martine Aubry qu'on interrogeait. Quand il y a un blocage dans le pays, la seule solution c'est de consulter les Français !", a lancé le député de Saône-et-Loire. Sur le projet de réforme des retraites, jugé "injuste" et "inefficace" par le PS, il a appelé à "maintenir la pression pour obliger le gouvernement à négocier, à accepter des concessions". "Cela appartient à l'esprit de la République, que nous soyons capables de nous entendre, on a besoin de réformer ces retraites, mais on n'a pas besoin de le faire avec des vaincus et d'excessifs vainqueurs", a ajouté Arnaud Montebourg, voyant dans cette réforme "la plus brutale, la plus dure de toute l'Europe". Pour lui, les mesures d'âge (report de l'âge légal de départ à 62 ans, 67 ans pour une retraite à taux plein) "sont non seulement injustes mais en plus elles ne rapportent pas d'argent, pas suffisamment". "Qui va payer ? (...) Ceux qui sont déjà les victimes de la crise !". Pour la troisième fois en moins d'un mois, les syndicats ont fortement mobilisé samedi contre la réforme des retraites, sans toutefois faire mieux que le 23 septembre, le nombre des manifestants compté par la police et les syndicats allant du simple au triple. Retraites : "Un gouvernement n'a pas le droit de mésestimer la contestation" estime RaffarinAFP, Mise a jour : dimanche 3 octobre 2010 13:02 L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) estime dimanche, à propos de la mobilisation contre la réforme des retraites, qu'"un gouvernement n'a pas le droit de mésestimer la contestation sociale", et prédit un débat "ouvert" au Sénat à partir de mardi.
AFP/Archives Jean-Pierre Raffarin arrivant au siège de l'UMP à Paris le 7 Septembre 2010 "Il est évident qu'il y a eu beaucoup de monde dans les rues hier (samedi). C'est incontestable", affirme le sénateur de la Vienne dans un entretien au Journal du Dimanche. "Je note cependant que la mobilisation de l'opposition n'a pas élargi celle des syndicats, en dépit de l'appel aux jeunes, nuance-t-il. Le nombre de manifestants correspond à l'influence des centrales (syndicales) dans le pays". Le gouvernement doit-il en tenir compte ? "Bien sûr. Un gouvernement n'a pas le droit de mésestimer la contestation sociale. Il a un devoir de compréhension", répond-il. Jean-Pierre Raffarin juge qu'"il ne faut pas renoncer à une réforme parce qu'elle n'est pas appréciée", mais que "dans toute grande réforme il faut des alliés". Il fait le parallèle avec la réforme des retraites de 2003, lorsqu'il était à Matignon, soulignant qu'à l'époque "nous avons pris le temps du dialogue social". "Entre mon premier contact avec le secrétaire général de la CFDT et la publication de la loi au Journal officiel, il s'est écoulé plus d'un an. Nous avons eu un dialogue approfondi, la négociation a débouché sur un accord", relève-t-il. Cette fois, la situation est différente. "Nous allons plus vite car le dossier des retraites est connu de tous", poursuit-il, se gardant de critiquer le calendrier fixé par l'exécutif. A 48 heures du début de l'examen du texte au Sénat, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac se dit aussi "convaincu" que le débat y sera "ouvert", y compris entre majorité sénatoriale et gouvernement. Pour ce dernier "des avancées" sont envisageables, a dit samedi Luc Chatel. "Nous nous préoccuperons de la prévention et de la réparation de la pénibilité, des seniors au chômage, des handicapés, du statut des conjoints", ajoute Jean-Pierre Raffarin. "La question des femmes et de l'égalité salariale sera traitée, nous proposerons un mécanisme de sanctions financières . Ils n'avaient pas défilé depuis longtemps voire jamais, samedi ils ont défendu les retraitesAFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 18:59 Il n'avait pas manifesté depuis 1975, mais samedi, Yannick, cadre du privé, a défilé à Marseille contre la réforme des retraites, comme de nombreux "nouveaux" manifestants dans toute la France, satisfaits de pouvoir s'exprimer sans perdre une journée de salaire et souvent en famille.
AFP Manifestation contre la réforme des retraites à Saint-Nazaire le 2 Octobre 2010 "Pour moi, c'est beaucoup plus facile en week-end qu'en semaine pour des questions d'emploi du temps", explique le cinquantenaire, qui estime qu'il faut "laisser aux gens le choix de partir à la retraite à un âge décent, et tenir compte de l'historique des gens, en terme de pénibilité ou de carrières longues". A Bordeaux, Laurent, prestataire de service dans une SSII d'ingiénerie mécanique, explique : "c'est difficile pour nous de faire grève en semaine et de faire payer à notre employeur alors que lui n'y est pour rien". Denis Thouvignon, kinésithérapeute libéral, défile aussi pour la première fois, à Rennes, "parce que c'est samedi, c'est plus aisé, ça ne perturbe pas nos soins". "Multiplier les manifs en semaine, c'est une perte financière pour beaucoup", confie-t-il. Même constat pour Xavier Pujol, infirmier anesthésiste dans le cortège toulousain : "l'avantage de manifester le samedi est que l'on n'est pas grevé d'un jour de salaire, et pour durer dans un conflit on ne peut pas se permettre de perdre trop de jours". C'est la raison pour laquelle Elisa Dieulot, employée à la Sécurité sociale, avait renoncé à participer à la manifestation du 23 septembre à Grenoble, après avoir défilé le 7 : "je ne pouvais pas me permettre de perdre deux jours de travail sur ma paye. Le samedi, ça m'arrange et en plus il fait beau", explique la jeune femme, estimant qu'en tant que femme et que mère, ce sera encore plus dur de cotiser jusqu'à 67 ans". A Bordeaux, Stéphane, professeur d'EPS, qui ne se voit "pas faire des roulades avant jusqu'à 65 ans" devant ses élèves, avait lui aussi renoncé à défiler le 23, car "je ne voulais pas deux retenues sur salaire le même mois". Dans le même cortège, Christelle, contractuelle dans l'Education nationale, manifeste pour la première fois : "Je suis en situation précaire alors le peu de fois où je peux travailler, je travaille. Dans ma situation, je n'ose même pas faire le calcul pour savoir à quel âge je vais me retrouver à la retraite, si je m'y retrouve un jour", avoue-t-elle. A Paris, Anne-Marie, comptable dans une petite structure de prêt-à-porter de luxe masculin, n'avait "jamais manifesté" de sa vie. Mais après avoir arrêté de travailler pendant 15 ans pour garder ses trois enfants, elle craint pour sa pension : "Il faudrait que je travaille jusqu'à 70 ans. J'ai de l'énergie, mais il faudrait que je fasse deux boulots pour mettre de l'argent de côté", explique-t-elle. Dans les cortèges, beaucoup en ont profité pour venir en famille, comme Pascaline Wattremez, 46 ans, accompagnée de ses trois enfants à Lille. "Il faut leur faire comprendre ce qui se passe. Eux devront peut-être se battre contre la retraite à 70 ans". "A notre fille aînée, on lui a expliqué qu'avec cette réforme on aurait moins d'argent pour vivre comme mamie et papy, qu'on allait travailler plus et gagner moins", explique un père de famille de 39 ans, venu aussi avec femme et enfants dans la manifestation lyonnaise. Dans le défilé marseillais, Béatrice Grisvard et Cyril Dimeo, ont également emmené leurs enfants : "Pour venir en famille, c'est plus facile le samedi. On vient défendre les retraites, surtout pour les ouvriers qui vont morfler. Des gouvernements de droite, on en a connu, mais là ça dépasse les bornes". Manifs : police et syndicats réservés sur les alternatives au comptageAFP, Mise a jour : vendredi 1 octobre 2010 12:06 Huissiers, cellules photo-électriques, caméras, autorité indépendante : les alternatives aux méthodes de comptage des manifestants existent mais suscitent les réserves de la police et des syndicats, à la veille d'une nouvelle journée de défilés contre la réforme des retraites.
AFP/Archives Manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 23 Septembre 2010 997.000 manifestants selon la police, 3 millions selon la CGT : la journée de manifestations du 23 septembre, n'a pas dérogé à la règle de l'amplitude souvent considérable entre les estimations policières et syndicales. Avec un point d'orgue à Marseille où les manifestants se sont comptés 220.000 alors que la police n'en a vu que 22.000. A Albi, le même jour, la police avait demandé à un huissier de compter les manifestants. Résultat : 4.380 manifestants selon l'huissier, 4.200 selon la police, 20.000 selon les syndicats. Le 28 mai 2006 à Grenoble lors d'une manifestation anti-CPE, un huissier mandaté par M6 avait abouti à 24.000 manifestants (26.000 pour la police, 60.000 pour les organisateurs). Trois ans auparavant, le 10 juin 2003 également à Grenoble, un journaliste de l'AFP avait demandé à Blue Eye Video (BEV), une PME spécialisée, de tester un logiciel de capture d'images qui avait dénombré 21.000 manifestants (14.000 pour la police, 60.000 pour les syndicats). "Aujourd'hui, dit à l'AFP Pierre-Jean Rivière, patron de BEV, cette technologie permet de compter avec une marge d'erreur de 15 à 20 %". Sa société a utilisé en 2004 et en 2005 à la Mecque un système de comptage des pèlerins afin de réguler les mouvements pour éviter les bousculades souvent meurtrières. Trois millions de personnes ont ainsi été dénombrées en trois jours. Le ministère français de l'Intérieur, confie-t-il, s'est intéressé à notre système "mais sans aller plus loin". Autre technique, le comptage par cellules photo-électriques disposées sur des points de passage. Le 31 janvier 1999, lors d'une manifestation anti-PACS à Paris, ce système avait abouti au chiffre de 98.000 personnes (100.000 pour la police). Dernière méthode, la constitution d'une commission indépendante chargée de délivrer un chiffre incontestable. Cette arlésienne, apparue dans les années 80, revient régulièrement dans les propositions, sans grand succès. En mai 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait souhaité "sortir des confrontations ridicules accompagnant le comptage" et annoncé la constitution d'un groupe de représentants des médias, des organisations professionnelles et de policiers, pour lui faire des "propositions d'améliorations". Un souhait resté lettre morte. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur a assuré que "les méthodes de comptage de la police sur le plan national sont précises et fiables et que la police bénéficie d'un faisceau d'indices permettant de s'assurer de la fiabilité de ses décomptes". La préfecture de police (PP) de Paris, ajoute-t-on, a ainsi observé le 23 septembre que le nombre des cars de manifestants était inférieur d'un tiers à celui des manifestations précédentes". La PP a ainsi dénombré 65.000 manifestants à Paris le 23 septembre, 15.000 de moins que le 7 septembre. "Ce n'est pas notre sujet", lâche-t-on à la CGT, interrogé sur ces alternatives à ses propres comptages. La centrale "ne souhaite pas débattre sur ce sujet" mais plutôt sur "l'enjeu de fond de la question des retraites". "Une autorité indépendante ? Pourquoi pas ?", avance la CFDT, qui assure "ne pas gonfler" ses propres chiffres. "Les polémiques sur les chiffres décrédibilisent de toute façon policiers et syndicats", conclut la CFDT. LIENS MANIFESTATIONS DU 2 OCTOBRE 2010AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 20:49 Retraites : mobilisation contrastée dans les villes du sud-est http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154830872 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 20:30 Retraites : une mobilisation toujours forte mais des chiffres divergents http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154830783 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 18:56 Retraites : une mobilisation toujours forte mais des chiffres divergents http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154827775 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 15:17 Les déclarations des leaders syndicaux http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154829610 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 13:16 Importants défilés dans le Midi à Nice, Béziers, Mende et Digne http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154828972 LIENS TRAVAIL PARLEMENTAIRE REFORME DES RETRAITESAFP, Mise a jour : dimanche 3 octobre 2010 10:47 Réforme des retraites : mobilisation toujours forte, prochaine étape le Sénat http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154833836 AFP, Mise a jour : mercredi 29 septembre 2010 20:47 Le projet de réforme des retraites adopté en commission au Sénat http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154806584 LIENS GOUVERNEMENT/MAJORITEAFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 11:20 Retraites : Georges Tron prévoit une mobilisation "importante", vante un texte "amélioré" http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154828476 AFP, Mise a jour : vendredi 1 octobre 2010 16:20 Retraites : le gouvernement affine ses calculs, ponction accrue sur l'Unedic http://news.fr.msn.com/m6-actualite/economie/article.aspx ?cp-documentid=154823447 AFP, Mise a jour : dimanche 26 septembre 2010 15:54 Balladur souhaite que le gouvernement s'attaque aux retraites chapeau http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154775586 LIENS OPPOSITIONS/SYNDICATSAFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 16:52 Retraites/Besancenot : la mobilisation est "un succès" http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154829979 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 15:48 Retraites : on prédisait "l'épuisement", les Français "très résistants" (Duflot, Verts) http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154829667 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 15:40 Retraites : "le rapport de forces est de notre côté", dit Mélenchon http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154829670 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 15:37 Retraites : Aubry suggère à Fillon d'arrêter tout, de remettre tout à plat http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154829671 AFP, Mise a jour : samedi 2 octobre 2010 11:39 Retraites : la suite dépendra "de ce que le gouvernement dira" souligne Chérèque http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154828475 AFP, Mise a jour : vendredi 1 octobre 2010 11:40 Retraites : la CFDT attend 2 à 3 millions de manifestants samedi http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx ?cp-documentid=154820861 AFP, Mise a jour : vendredi 1 octobre 2010 11:26 Retraites garanties : "mensonge absolu" de Sarkozy, selon Fabius http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/article.aspx ?cp-documentid=154820795
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