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SECURITE : LE BOULET QUI VIRE A LA BOULETTE

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Le tribunal correctionnel d'Evry a condamné mercredi à sept mois et à trois mois de prison ferme, deux jeunes hommes de 18 et 20 ans, et placé sous contrôle judiciaire deux garçons de 16 ans, pour avoir blessé des policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) jeudi dernier.

Le tribunal administratif de Bordeaux a donné raison mercredi au maire UMP de la ville, Alain Juppé, dans le conflit qui l'oppose aux gens du voyage, en rejetant leur demande d'attribution d'une aire de grand passage pour installer leurs caravanes.

Les critiques se multiplient en Roumanie et en Bulgarie contre la politique française à l'égard des Roms, le ministre roumain des Affaires étrangères Teodor Baconschi se disant mercredi inquiet des "risques de dérapage populiste" et de "réactions xénophobes".

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a dénoncé mercredi "la fuite en avant xénophobe et sécuritaire du pouvoir sarkozyste" et "l'émergence d'une forme de racisme inacceptable" vis-à-vis des "Français d'origines étrangères".

Poursuivant sa croisade contre l'insécurité, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé mardi la fin des UTeQ (unités territoriale de quartier), symbole d'une certaine police de proximité, remplacées par des "brigades spéciales de terrain" plus musclées.

Les Roms dont les camps ont été démantelés après le "discours de Grenoble" du président Nicolas Sarkozy vont commencer à être reconduits jeudi en Roumanie sur la base du volontariat, à bord d'avions "affrétés", le gouvernement refusant de parler de "vols spéciaux" ou de "charters".

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a annoncé mardi à Toulon la création d'une nouvelle unité "chargée de coordonner le renseignement interministériel contre l'immigration clandestine" par mer, qu'il installera le 21 septembre à la direction générale de la police nationale.

Les établissements scolaires connaissent une "banalisation" des discriminations et "une détérioration du vivre ensemble", met en évidence un rapport sur les "discriminations à l'école" révélé mardi par Le Monde et dont l'AFP a eu copie.

Le gouvernement a recadré un de ses membres, Christian Estrosi, qui avait proposé de sanctionner financièrement les maires défaillants en matière sécuritaire, trois ministres importants s'étant démarqués mardi de cette idée.

Renvoi de Roms, déchéance de nationalité, pénalisation de parents laxistes, sanctions contre des maires défaillants... Les projets sécuritaires suscitent des tensions à droite, alors que Nicolas Sarkozy a besoin de rassembler ses troupes dans la perspective de 2012.

Serge Dassault, sénateur UMP de l'Essonne, a annoncé mardi avoir l'intention de déposer au Sénat une proposition de loi pour modifier l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, préconisant que la majorité pénale soit applicable "dès 16 ans et non plus 18 ans".

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a accusé mardi Edwy Plenel d'"être un vrai délinquant du journalisme" après que le fondateur de Mediapart a qualifié, dans la matinée, le président Nicolas Sarkozy de "délinquant constitutionnel".

La police a interpellé mardi matin et placé en garde à vue 16 Roms qui occupaient un terrain de façon illégale à Harnes, près de Lens, a indiqué mardi dans un communiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a affirmé mardi sur RTL que la France ne mettrait pas en place des "vols spéciaux" pour reconduire les Roms dans leur pays d'origine, reconnaissant en même temps que les personnes expulsées pourront revenir "puisque c'est la loi".

Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a qualifié mardi le président Nicolas Sarkozy de "délinquant constitutionnel", estimant que dans son discours de Grenoble il avait "violé la Constitution" en proposant la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

La proposition de Christian Estrosi visant à sanctionner des municipalités défaillantes en matière de sécurité n'en finit pas de susciter un tollé, y compris à droite, où certains déplorent une mise en cause des maires, voire une atteinte à la décentralisation.

L'Association des maires de France (AMF) a déclaré lundi qu'elle "ne saurait accepter le principe général de sanctions" contre des municipalités défaillantes dans le domaine de la sécurité, proposées par Christian Estrosi.

Les 140 familles de gens du voyage engagées dans un bras de fer avec la mairie de Bordeaux depuis dimanche ont rejeté lundi les propositions du maire UMP Alain Juppé, qui a tenté de trouver un terrain pour installer leurs caravanes.

Le site internet de l'aéroport de Montpellier a été piraté lundi matin durant plusieurs heures, au cours desquelles une photo de Nicolas Sarkozy avec la mention "fuck you Sarkozy (stop support Israël)" a remplacé la page d'accueil, a-t-on appris auprès de la direction.

Les évacuations de Roms suscitent la révolte de la gauche, qui dénonce des "méthodes barbares", accusant le gouvernement de chercher des "boucs émissaires" à l'appui d'une offensive sécuritaire avant 2012, mais à droite aussi, des voix ont dénoncé des "rafles".

Policiers blessés aux Tarterêts : prison ferme pour les majeurs

AFP, Mise a jour : mercredi 18 août 2010 23:32

Le tribunal correctionnel d'Evry a condamné mercredi à sept mois et à trois mois de prison ferme, deux jeunes hommes de 18 et 20 ans, et placé sous contrôle judiciaire deux garçons de 16 ans, pour avoir blessé des policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) jeudi dernier.

Les deux mineurs ont été libérés sous contrôle judiciaire mercredi soir, a indiqué à l'AFP leur avocat, Me Damien Brossier.

Ils ont été mis en examen mercredi par le juge pour enfants, pour violences volontaires avec arme et incitation à la rébellion pour l'un, et violences volontaires avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique avec ITT supérieure à huit jours en réunion pour l'autre, soupçonné d'avoir donné des coups de marteau aux forces de l'ordre.

Ils seront jugés à une date qui n'a pas été précisée.

Le jeune homme de 18 ans, à qui il est reproché d'avoir donné des coups de poing aux policiers et tenté d'enlever son casque à l'un d'eux, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel à un an d'emprisonnement dont cinq mois avec sursis mise à l'épreuve.

A l'encontre du jeune homme de 20 ans, qui a dix condamnations à son actif et est poursuivi pour outrages et incitation à la rébellion, le tribunal a prononcé une peine de trois mois fermes. Il a été relaxé du chef de provocation à la rébellion.

Le parquet avait requis six mois d'emprisonnement et un an assorti d'un sursis mise à l'épreuve de deux ans.

Le tribunal a également fait droit à l'exception de nullité soulevée par les avocats de la défense, annulant les mesures de garde à vue, pour la tardiveté de l'appel à l'avocat concernant l'un des deux condamnés, pour défaut de l'appel au bon numéro pour le second. Les auditions qui ont été réalisées lors des gardes à vue sont donc nulles.

AFP/Archives Vue du quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), en novembre 2005

Les avocats n'avaient, en effet, été informés de ces gardes à vue qu'une journée après les interpellations, et non sans délai comme le stipulent les textes.

L'un des deux avocats de la défense, Me Laurent Caruso, a fait état d'un "climat anormalement tendu" et d'une "décision mi-figue mi-raisin" : "J'ai déjà vu des sanctions bien moindres sur ce type de faits".

Le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Claude Borel-Garin, a souligné qu'il ne "commente pas une décision de justice", ajoutant qu'il ne s'attendait pas à des peines plus lourdes.

"En 36 ans, c'est la deuxième fois que je vois un policier aussi meurtri par une agression", a-t-il dit.

Lors de l'audience, l'un des cinq policiers blessés, qui a été victime de coups de marteau, s'était effondré : "Ils voulaient nous massacrer".

Jeudi 12 août, vers 20H00, les forces de l'ordre avaient été victimes de coups de marteau de la part d'un jeune homme, puis de jets de pavés par d'autres personnes venues en renfort, dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes.

Gens du voyage à Bordeaux : la justice donne raison à Juppé

AFP, Mise a jour : mercredi 18 août 2010 22:18

Le tribunal administratif de Bordeaux a donné raison mercredi au maire UMP de la ville, Alain Juppé, dans le conflit qui l'oppose aux gens du voyage, en rejetant leur demande d'attribution d'une aire de grand passage pour installer leurs caravanes.

AFP Manifestation devant l'Hôtel de ville de Bordeaux en soutien aux gens du voyage, le 18 août 2010.

Quelque 140 familles de gens du voyage, engagés depuis dimanche dans un bras de fer avec la mairie de Bordeaux, avaient déposé un recours en référé pour que leur soit attribuée "une ou plusieurs aires de grands passages", jugeant "défaillants" les deux terrains proposés par la mairie, selon leur avocat Me Pierre Blazy.

Dans ses attendus, le tribunal a jugé les deux terrains mis à disposition "susceptibles de les accueillir dans des conditions décentes", et estimé qu'en les refusant "les gens du voyage ont contribué à créer la situation d'urgence dans laquelle ils se trouvent".

La mairie s'est dite "très heureuse" de cette décision. "Il n'y a pas de cocorico, on est très content de ce résultat mais on le fait dans l'apaisement", a déclaré à l'AFP Hugues Martin, adjoint au maire, annonçant qu'il recevrait jeudi matin le président de l'association La vie du Voyage (LVDV), James Dubois.

"Bordeaux a toujours été une ville d'accueil, on n'a jamais eu de drame et on n'a pas l'intention que ça commence", a déclaré M. Martin, en contact permanent avec le maire UMP Alain Juppé, en vacances. "Nous voulons aller à l'apaisement", a-t-il insisté.

Les gens du voyage ont accueilli visiblement abattus cette décision, rassemblés sur un rond-point à proximité de leur long convoi et des pelouses de la plaine des sports de Bordeaux-Lac, où ils réclamaient depuis dimanche d'installer leurs 250 caravanes et véhicules.

"On va se rassembler, on va voir ce qu'on va faire", a déclaré à l'AFP Jean Avrillas, porte-parole du convoi, en apprenant la nouvelle. "C'est un peu écoeurant, c'est absolument un revers, sur le plan humain ce n'est pas normal", a-t-il dit.

"On ne cherche pas un affrontement, nous allons essayer de capituler et trouver une solution bien pour tout le monde", a ajouté de son côté Franck Couchevellou, vice-président de LVDV.

Alors qu'une cinquantaine d'hommes assis sur le macadam à courte distance de quelque 150 CRS, réfléchissaient mercredi soir sur la conduite à tenir, les femmes et les enfants se tenaient à l'écart non loin de la trentaine de caravanes installées illégalement sur les pelouses.

"C'était déjà décidé", a jugé James Dubois, commentant la décision du tribunal, "c'est la première fois qu'on voit une délibération aussi longue".

"Depuis Saint-Aignan, le climat est très politique, c'est de l'amalgame", a renchéri Franck Couchevellou, "la mairie de Bordeaux ne voulait pas faire marche arrière, on nous a pris pour des Roms, ce qu'on n'est pas", a-t-il dit. "Nous allons chercher une solution pour garder la tête haute, on se bat depuis quatre jours, on ne va pas se laisser abattre par une décision de justice".

Les près de 800 personnes concernées refusent de s'installer sur deux terrains que le maire Alain Juppé leur a proposés lundi, interrompant ses vacances : un parking d'asphalte et une prairie de 2 hectares qu'ils jugent "intenable par l'odeur" et "trop petite" pour accueillir leur convoi.

"On veut bien mettre de la bonne volonté, mais de toutes façons, ça ne rentrera pas", a encore estimé M. Couchevellou, annonçant que le convoi se rendrait jeudi matin sur le site. "3 kilomètres de caravanes, vous allez voir, ça va encore boucher Bordeaux", a-t-il dit.

Quant au parking goudronné, "venez et vous verrez ce que c'est que de rester sur du goudron en plein été", a renchéri Jean Avrillas.

Selon la députée PS Michèle Delaunay, cette "décision de justice risque d'aggraver les maux de la stigmatisation".

Roms : les critiques contre Paris se multiplient en Roumanie et en Bulgarie

AFP, Mise a jour : mercredi 18 août 2010 21:42

Les critiques se multiplient en Roumanie et en Bulgarie contre la politique française à l'égard des Roms, le ministre roumain des Affaires étrangères Teodor Baconschi se disant mercredi inquiet des "risques de dérapage populiste" et de "réactions xénophobes".

AFP/Archives Le ministre roumain des affaires étrangères, Teodor Baconschi, le 13 avril 2010 à Vienne

De son côté, la Commission européenne a rappelé que la France "doit respecter les règles" sur la liberté de circulation et d'établissement des citoyens européens. Bruxelles suit "très attentivement" la situation alors que Paris s'apprête à reconduire en Roumanie 79 Roms jeudi.

Le chef de la diplomatie roumaine a lui haussé le ton pour la première fois depuis le durcissement de la politique sécuritaire du président français Nicolas Sarkozy.

"J'exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique", a déclaré le ministre à la radio RFI Roumanie. M. Baconschi "espère" que la légalité sera respectée pour chacune des "expulsions".

Trois vols seront organisés jeudi, vendredi et le 26 août vers la Roumanie pour expulser les Roms en situation illégale, a indiqué mercredi le ministère français de l'Intérieur à l'AFP.

Le premier vol, jeudi, partira "d'un aéroport de province" et ramènera dans leur pays d'origine soixante-dix-neuf Roms, le deuxième transportera vendredi "une centaine de personnes" et le 3è vol, le 26 août, partira de l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy, a également indiqué le ministère.

"Chacune des personnes éloignées a fait l'objet d'un examen individuel quant aux conditions de son séjour en France", a-t-on assuré au ministère.

Paris a ainsi confirmé une information de Bucarest, le secrétaire d'Etat roumain chargé de l'insertion de cette minorité, Valentin Mocanu, ayant annoncé que la France allait renvoyer 371 Roms roumains dans leur pays d'origine.

Paris a évoqué le chiffre de 700 Roms roumains et bulgares à renvoyer d'ici fin août.

Sofia a de son côté indiqué mercredi ne pas s'attendre à ce que le nombre de ses ressortissants menacés d'expulsion soit important.

Les mesures décidées contre les Roms en situation irrégulière sont "pleinement conformes aux règles européennes", a de son côté assuré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Interrogé sur les inquiétudes du ministre roumain, il a répondu qu'il "importait de mettre en avant la coopération qui se met en place" entre Paris et Bucarest.

Un point de vue partagé par M. Baconschi qui prône une coopération loin de toute "fièvre électoraliste artificielle" pour résoudre les problèmes de pauvreté, d'accès aux soins et d'éducation auxquels font face les Roms dans toute l'Europe.

Les Roms sont entre 530.000 et 2,5 millions en Roumanie et environ 800.000 en Bulgarie. Ils seraient 15.000 en France.

Une partie des Roms de Roumanie, en majorité issus des communautés traditionnelles rurales et plus pauvres, vient en France pour échapper à des conditions de vie très difficiles.

Si Bucarest a fait des efforts pour améliorer la scolarisation des Roms, ces derniers continuent de souffrir de discriminations sur le marché du travail et dans l'accès à un logement décent.

Alors que le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche avait évoqué un possible report dans l'intégration de la Roumanie et la Bulgarie dans l'espace Schengen, prévue en 2011, M. Baconschi a jugé que les menaces ne sont pas la solution.

"Si nous échangeons des accusations ou nous criminalisons à titre collectif des groupes ethniques, nous ressuscitons des souvenirs parmi les moins plaisants. Au lieu de trouver des solutions nous générons des tensions", selon le ministre.

M. Baconschi a lui même été accusé en février dernier par des associations roms de "racisme" pour des propos controversés sur la délinquance parmi les membres de cette minorité.

Par ailleurs, des défenseurs des droits de l'Homme en Bulgarie ont également critiqué Paris.

Le président de la section bulgare de l'ONG Comité Helsinki, Krassimir Kanev, s'est déclaré "inquiet" de mesures visant un groupe ethnique.

Ilona Tomova, spécialiste des Roms à l'Académie bulgare des sciences, a indiqué à l'AFP être "attristée que la France, pays symbole de la démocratie, contribue à la stigmatisation" des Roms.

Le journal bulgare d'opposition Sega a pour sa part estimé que Sofia et Bucarest n'ont aucun moyen d'empêcher les Roms de circuler en Europe sauf "par un retour du communisme avec l'exigence de visas de sortie".

Deux secrétaires d'Etat roumains se rendront à Paris le 30 août pour aborder ce dossier.

Le secrétaire national du PCF dénonce "la fuite en avant xénophobe" du gouvernement

AFP, Mise a jour : mercredi 18 août 2010 15:29

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a dénoncé mercredi "la fuite en avant xénophobe et sécuritaire du pouvoir sarkozyste" et "l'émergence d'une forme de racisme inacceptable" vis-à-vis des "Français d'origines étrangères".

AFP Le secrétaire national du Parti communiste français Pierre Laurent, le 20 juin 2010 à La Défense.

Dans un communiqué, M. Laurent estime que "la fuite en avant xénophobe et sécuritaire à laquelle se livre le pouvoir sarkozyste est d'une gravité extrême".

Selon lui, "l'objectif de cette opération nauséabonde est de masquer le triple mensonge d'une politique en chute libre dans les sondages", concernant "la valeur travail", une "République exemplaire" et la sécurité.

"Nicolas Sarkozy met à sac les retraites des Français, produits de toute une vie d'intense labeur", explique-t-il, ajoutant que "les soubresauts du feuilleton Woerth-Bettencourt dévoilent chaque jour un peu plus la promiscuité du pouvoir en place et des milieux d'affaires".

Quant à la sécurité, il affirme que "l'heure est au désengagement de l'État (3.500 postes de policiers supprimés pour 2011)" et que "le recours aux officines privées de sécurité est maintenant ouvertement envisagé tandis que les maires sont mis au banc des accusés".

Pour le numéro un du PCF, M. Sarkozy a "décidé délibérément de créer une sous-catégorie de Français, les +Français d'origines étrangères+" et ainsi "choisi de rompre le pacte républicain, lui qui en est pourtant le garant".

Selon M. Laurent, "nous sommes face à l'émergence d'une forme de racisme d'Etat inacceptable, qu'il nous faut combattre de toutes nos forces et sans tarder".

Dans un second communiqué, consacré aux Roms, le PCF rappelle qu'ils "sont des citoyens européens depuis 2007" et "ont des droits que la France a l'obligation de respecter". Selon le PCF, leur situation "est bien connue" : "chassés de ville en ville, de pays en pays, ils sont fragilisés, précarisés et de ce fait les premières cibles de toutes les formes de trafic".

Le PCF réclame "un plan de sédentarisation à l'échelle européenne" pour les Roms, en estimant que "les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l'État".

Police : Hortefeux remplace les UTeQ de proximité par des brigades plus musclées

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 23:40

Poursuivant sa croisade contre l'insécurité, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé mardi la fin des UTeQ (unités territoriale de quartier), symbole d'une certaine police de proximité, remplacées par des "brigades spéciales de terrain" plus musclées.

AFP Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux (G) discute avec des policiers toulonnais, le 17 août 2010 lors d'un déplacement sur le thème de la sécurité

Le ministre, en déplacement à Toulon et à Hyères (Var), afin de parler officiellement de la création d'une nouvelle UTeQ et d'inaugurer un nouveau commissariat, a créé la surprise en annonçant la fin de ces unités inventées et lancées en 2008 par son prédécesseur, Michèle Alliot-Marie.

Celle-ci avait installé la première UteQ en Seine-Saint-Denis à la suite d'un rapport explosif sur les difficultés des rapports police/population dans ce département sensible de la banlieue nord de Paris.

Elles ont été ensuite étendues à une trentaine de quartiers en France et sont devenues le symbole d'une certaine police de proximité, ce dont se défendaient leurs concepteurs, élus de gauche et de droite confrontés à des violences urbaines les réclamant à cor et à cri.

Leur disparition est d'autant plus étonnante que le 24 juin, M. Hortefeux avait annoncé leur quasi-doublement, au nombre de 34, après un débat entre la majorité et la gauche réclamant le rétablissement de la police de proximité créée en 1997 par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin puis supprimée par Nicolas Sarkozy en 2002.

"Je vais en augmenter le nombre de 26", s'était engagé M. Hortefeux.

Mardi, musclant son discours et son action sur la sécurité, il a annoncé la fin des UteQ et précisé qu'elles seront remplacées par des "brigades spéciales de terrain" (BST) dont les deux premières verront le jour à Toulon et Perpignan "dès la rentrée".

Elles seront constituées de "fonctionnaires expérimentés, travaillant en tenue d'intervention", de façon plus musclée que les UTeQ, selon l'entourage du ministre. "Mot d'ordre", selon M. Hortefeux, "le terrain, le terrain et encore le terrain".

L'objectif est de "mettre fin à la délinquance et rétablir la confiance avec la population", grâce à une "action ciblée dans le temps en s'inspirant de l'emploi du temps des délinquants", a-t-il dit.

Ce ne seront pas des "policiers d'ambiance ou des éducateurs sociaux" ni des "grands frères inopérants en chemisette qui font partie du paysage", a martelé le ministre pour bien marquer la différence avec les UTeQ actuelles.

Il a ajouté avoir voulu créer ces BST après avoir pris connaissance d'un audit des 34 UTeQ existantes. Cet audit, réalisé lors de la prise de fonction de M. Hortefeux, ne prônait pas leur disparition.

Les membres de ces UTeQ "nouvelle génération" auront une formation spécifique de trois semaines et, selon l'entourage du ministre, les actuelles UTeQ deviendront des BST.

"Cette action s'inscrira dans la durée", a-t-il promis, et si les délinquants se déplacent, la brigade sera déployée en conséquence sur un "quartier plus sensible".

Des violences urbaines au trafic de drogue en passant par la déchéance de nationalité ou le hooliganisme, Brice Hortefeux occupe cet été le terrain de la lutte contre la délinquance et la criminalité.

Il entend "aller systématiquement sur le terrain" et s'engage à ne "pas reculer d'un pouce" contre la délinquance, poussé par le président de la République.

M. Sarkozy a promis, le 30 juillet à Grenoble, une "guerre nationale" contre les "voyous", un renforcement de l'arsenal répressif et prôné le retrait de la nationalité française pour certains délits ou crimes.

Premières reconductions de Roms en Roumanie depuis le discours de Sarkozy

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 20:47

Les Roms dont les camps ont été démantelés après le "discours de Grenoble" du président Nicolas Sarkozy vont commencer à être reconduits jeudi en Roumanie sur la base du volontariat, à bord d'avions "affrétés", le gouvernement refusant de parler de "vols spéciaux" ou de "charters".

AFP Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, parle à la presse le 17 août 2010 à Toulon

Soixante-dix-neuf personnes ayant accepté l'aide au retour humanitaire de 300 euros et de 100 euros par enfant mineur seront reconduites jeudi à Bucarest à bord d'un vol qui n'a "rien d'exceptionnel", a annoncé à l'AFP le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

"Il n'y a pas de vols spéciaux vers la Roumanie. Nous sommes dans le cadre de procédures classiques de reconduite de ressortissants étrangers en situation irrégulière dans leur pays d'origine", a ajouté le ministre, en soulignant qu'il s'agissait du 25e vol de ce type organisé par le ministère de l'Immigration et l'Ofii (Office français de l'Immigration et de l'Intégration) depuis le début de l'année en direction de la Roumanie et de la Bulgarie.

En 2009, 44 vols ont été organisés et 10.000 Roumains et Bulgares ont été reconduits dans leur pays, selon le ministère.

Une demi-douzaine de vols ont été effectués à partir de Marseille-Marignane avec des centaines d'enfants et d'adultes embarqués.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a indiqué de son côté que 51 camps avaient déjà été démantelés et que "quelque 700 Roms seront raccompagnés dans leurs pays d'ici la fin du mois", en avion.

Il a précisé que les vols, à destination de la Roumanie et la Bulgarie, seront effectués par des "compagnies privées depuis des aéroports publics" et auront lieu les 19 et 26 août, un troisième étant prévu pour "fin septembre".

MM. Besson et Hortefeux refusent de parler de "vols spéciaux" ou de "charters", une expression qui rappellerait le renvoi de 101 Maliens dans leur pays par la France en 1986, ou d'Afghans, l'automne dernier, vers Kaboul.

Ces vols "spéciaux" sont destinés au transport d'étrangers en situation irrégulière expulsés contre leur volonté. Les personnes expulsées sont alors escortées par des policiers. Ce type de vols a été à plusieurs reprises émaillé d'incidents.

Sur les vols "affrétés" comme celui de jeudi vers Bucarest, les autorités transportent des étrangers ayant accepté de retourner volontairement dans leur pays.

Lorsque le nombre de personnes reconduites se résume à quelques unes, elles sont embarquées à bord de vols réguliers. S'il est important, le ministère de l'Immigration et l'Ofii affrètent des avions.

Pour le président du Groupe d'information et de soutien aux travailleurs immigrés (Gisti), Stéphane Maugendre, "ce sont des charters déguisés".

"La subtilité linguistique m'échappe", a également commenté Mouloud Aounit du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), selon lequel "les Roms sont devenus une variable d'ajustement statistique" de la politique d'immigration du gouvernement qui s'est fixé un objectif de 30.000 expulsions par an.

Pour Laurent El Ghozi du collectif Roms Europe, "c'est un mensonge de dire que vont être expulsés les 700 Roms dont les camps ont été démantelés" puisque la plupart d'entre eux se "sont installés ailleurs" ou "se sont évanouis dans la nature".

Pour lui, seulement 10% de personnes acceptent l'aide au retour humanitaire mais reviennent ensuite en France.

Eric Besson a lui-même reconnu que les personnes reconduites, membres de l'Union européenne, "pourront revenir en France".

La Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l'UE en 2007. En vertu d'un régime transitoire, leurs ressortissants peuvent entrer en France sans formalité particulière et y rester durant trois mois sans avoir à justifier d'une activité.

Au-delà des trois mois, ils doivent avoir un emploi, suivre des études ou justifier de ressources suffisantes. Ces Roms sont estimés à 15.000 en France.

Immigration clandestine : une unité de renseignement créée le 21 septembre

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 19:44

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a annoncé mardi à Toulon la création d'une nouvelle unité "chargée de coordonner le renseignement interministériel contre l'immigration clandestine" par mer, qu'il installera le 21 septembre à la direction générale de la police nationale.

AFP Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avec des officiers de gendarmerie le 17 août 2010 à Toulon

Cette structure devra assurer "une plus grande coordination au niveau des services de l'Etat entre le renseignement en amont, la détection en haute mer et l'intervention dans les eaux territoriales", a souligné M. Besson lors d'un point-presse.

Après avoir assisté à une réunion de travail à la préfecture maritime pour la Méditerranée, le ministre a appelé à une "coopération nécessaire avec l'Italie, un partenaire extrêmement important dans la lutte contre les filières et l'immigration clandestine".

Dans le cadre de l'Agence européenne de surveillance des frontières extérieures (FRONTEX), dont il a annoncé que les "règlements" et les "outils d'intervention" seraient "modifiés" d'ici la fin de l'année, M. Besson a confirmé que tous les pays "jouaient le jeu" et plus particulièrement ceux qui sont "en première ligne" : Chypre, Malte, la Grèce et l'Italie.

"La Méditerranée représente un enjeu très important pour la France et nous sommes en pointe pour aider ces quatre pays et avoir une politique méditerranéenne efficace", a-t-il souligné.

Revenant sur le débarquement, le 22 janvier près de Bonifacio (Corse-du-Sud), de 123 clandestins kurdes, qui a rapporté au commanditaire et au passeur "quelque chose de l'ordre d'un million d'euros", M. Besson s'est réjoui que ce type d'évènement soit "assez exceptionnel" : "nous allons veiller à ce qu'il le reste", a-t-il conclu.

"Banalisation" des discriminations à l'école, selon un rapport

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 19:35

Les établissements scolaires connaissent une "banalisation" des discriminations et "une détérioration du vivre ensemble", met en évidence un rapport sur les "discriminations à l'école" révélé mardi par Le Monde et dont l'AFP a eu copie.

AFP/Archives Des jeunes sortent d'un collège à la fin des cours, le 31 janvier 2008

"De nombreux intervenants ont mis l'accent sur la détérioration du vivre ensemble qui amènerait de plus en plus de situations de violences à caractère raciste, sexiste, homophobe", ont résumé, après une cinquantaine d'auditions, les auteurs de ce rapport qui sera remis en septembre au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.

"On va amplifier l'action actuellement menée par de nouvelles mesures" pour lutter contre les discriminations, a-t-on indiqué mardi au ministère.

Concernant le handicap, "la discrimination est encore très présente à l'école, portée sans doute par la +peur+ dont ne se sont pas libérés les adultes et qui la transmettent à leurs propres enfants", selon le rapport. "Ce n'est sans doute pas l'enfant/élève lui-même qui rejette la différence, mais bien des parents qui craignent que la présence d'un élève handicapé dans la classe n'induise une moindre performance scolaire de leur enfant", indique-t-il.

Côté sexisme, les préjugés que "les filles seraient, par nature, plus dociles, plus tournées vers la littérature et la communication, les garçons, par nature, seraient plus dissipés, plus doués pour les sciences" restent répandus.

L'école doit avoir "pour rôle de pousser les jeunes filles à poursuivre leurs trajectoires et à ne pas minorer leurs ambitions", insiste le rapport.

Autre discrimination : "les manifestations homophobes ont tendance à se banaliser", or "décrochage scolaire et marginalisation peuvent, très rapidement, être des conséquences directes de l'homophobie ou de la manière problématique de vivre son homosexualité".

Enfin, s'il y a "une prise de conscience progressive" du racisme, de l'antisémitisme et de la xénophobie, le rapport fait aussi état d'une "banalisation des injures et des actes" dans ces domaines.

"La discrimination ethnique est surtout ressentie aujourd'hui dans l'accès aux stages et dans l'orientation post-baccalauréat" et "l'absence d'enquête sur l'ampleur du départ des enfants d'origine juive des établissements publics, pour cause d'antisémitisme a été soulignée".

Au final, le rapport prône de mieux mesurer ces phénomènes, via des indicateurs de leur réalité et des enquêtes de vécu.

Il propose aussi d'aborder obligatoirement les discriminations lors de la formation initiale des enseignants, et de créer un guide pour la communauté éducative autour de la prévention des discriminations.

Sanctions des maires : le gouvernement recadre Estrosi

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 19:02

Le gouvernement a recadré un de ses membres, Christian Estrosi, qui avait proposé de sanctionner financièrement les maires défaillants en matière sécuritaire, trois ministres importants s'étant démarqués mardi de cette idée.

AFP Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'exprime, le 17 août 2010 à Toulon, lors d'un déplacement sur le thème de la sécurité

"L'idée d'un pacte entre les communes et l'Etat, en matière de sécurité, est nécessaire : simplement, elle doit se faire sous forme d'un contrat, plus que sous forme de sanction", a déclaré mardi au micro d'Europe 1 le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

"Les maires ont été élus par nos concitoyens, ils sont donc des partenaires naturels de l'Etat avec qui s'engage un dialogue respectueux", a affirmé pour sa part le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Brice Hortefeux, lors d'un point de presse à la mairie de Toulon.

Le ministre a annoncé par ailleurs avoir demandé à "chaque préfet" d'établir un "bilan objectif de l'action des collectivités" et que sur la base de ce bilan, il en "inciterait" certaines à faire mieux, mais il n'a pas évoqué de sanctions financières.

"Je crois que ce qu'a dit tout à l'heure Brice Hortefeux a mis fin au suspense : le président de la République lui a clairement signifié que tout le discours de Grenoble soit mis en oeuvre et rien que ce discours", a renchéri le ministre de l'Immigration Eric Besson, lors d'un point de presse à la préfecture maritime de Toulon.

Une source gouvernementale a assuré à l'AFP que les propos de ces ministres étaient clairement "un recadrage" de leur collègue à l'Industrie.

Depuis dimanche, la proposition du maire UMP de Nice a suscité un tollé à gauche mais aussi des réactions sceptiques dans la majorité.

Le président UMP de l'Association des maires de France (AMF) Jacques Pélissard l'a jugée par exemple "ni réaliste, ni applicable". "On ne va pas mettre en place un tribunal des maires", a-t-il poursuivi assurant que les maires - régulièrement désignés dans les sondages comme les élus préférés des Français - "font tous de la sécurité, chacun avec sa perception", de droite comme de gauche.

D'autres élus à l'UMP, comme le député Yannick Favennec, avaient vu dans l'initiative de M. Estrosi, une "atteinte à la libre administration des communes".

Dans une interview au JDD samedi, le maire de Nice Christian Estrosi avait proposé que les municipalités de plus de 5.000 habitants "qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité (...) soient condamnées à une très forte amende".

Mardi, en déplacement en Ardèche pour une visite d'usine, il a écarté ce sujet.

Mais sur son blog, M. Estrosi écrit : "il n'a jamais été dans mon intention de stigmatiser les élus locaux et surtout pas d'apparaître comme leur +père fouettard+". "Qu'est-ce qui choque dans ma proposition ? Que j'estime que la sécurité est l'affaire de tous et qu'il est inadmissible qu'un élu de la République refuse de se servir d'un outil efficace alors même que l'Etat lui donne les moyens d'agir ?", demande-t-il.

Le maire de Nice réitère son "appel à l'union sacrée de toutes les bonnes volontés entre l'Etat et collectivités locales".

Sécurité : tensions à droite au moment où Sarkozy doit rassembler pour 2012

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 18:47

Renvoi de Roms, déchéance de nationalité, pénalisation de parents laxistes, sanctions contre des maires défaillants... Les projets sécuritaires suscitent des tensions à droite, alors que Nicolas Sarkozy a besoin de rassembler ses troupes dans la perspective de 2012.

AFP/Archives Le président Nicolas Sarkozy quitte l'hôtel de police de Grenoble après une rencontre avec les policiers locaux, le 30 juillet 2010 à Grenoble

Après le discours musclé du chef de l'Etat à Grenoble le 30 juillet, qui a ramené au premier plan la thématique sécuritaire en la liant à la question de l'immigration, dans le contexte d'une remontée électorale du FN, plusieurs personnalités ont donné de la voix, notamment pour condamner le projet de déchoir de leur nationalité certains criminels.

Sans surprise, les villepinistes ont tiré le plus fort, à l'image de la députée Marie-Anne Montchamp, qui a parlé de "surenchère" et de "position démagogique de l'Elysée".

Mais l'attaque est aussi venue de personnalités peu suspectes d'hostilité systématique à Nicolas Sarkozy.

"Evitons les lois de pure circonstance et attention aux exagérations peu compatibles avec nos valeurs fondamentales", a mis en garde l'ancien Premier ministre Alain Juppé que l'on dit possible entrant au gouvernement. Réserves partagées par le président du Sénat Gérard Larcher ou le député Bernard Debré qui a appelé à "manier avec précaution le concept de nationalité".

"Gare à la surenchère", a prévenu Jean-Christophe Lagarde, de la direction du Nouveau Centre.

Autre point de crispation : les démantèlement de camps illégaux de Roms et gens du voyage, condamnés par Christine Boutin ou Jean-Pierre Grand, lequel s'est attiré les foudres de la majorité pour les avoir qualifiés de "rafles".

L'initiative sarkozienne a stimulé certains députés UMP : Damien Meslot sur la déchéance de nationalité, Eric Ciotti sur de la prison pour parents d'enfants délinquants, Edouard Courtial sur des bons d'achats pour la rentrée scolaire...

Mais c'est le ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi qui s'est mis le plus de monde à dos à l'UMP : sa proposition de sanctionner financièrement les maires défaillants en matière sécuritaire n'a pas déplu qu'à gauche. Il a fait mardi l'objet d'un "recadrage" de la part du gouvernement, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel et les ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et de l'Immigration Eric Besson se démarquant de son idée.

"Ni réaliste ni applicable", avait tranché Jacques Pélissard, président (UMP) de l'Association des maires de France.

Pour le chef de l'Etat, il est urgent d'éviter que ces crispations s'aggravent, à moins de deux ans d'une présidentielle pour laquelle il aura besoin de toutes ses troupes, face une gauche requinquée.

"Quand les débats sont trop importants à droite Nicolas Sarkozy en pâtit", souligne le politologue Jean-Daniel Lévy (CSA), qui évoque l'épisode de l'Epad, la polémique sur les tests ADN ou des propos jugés racistes de Brice Hortefeux.

D'où la mise au point de la hiérarchie UMP, qui dit désormais que "le discours du président à Grenoble fixait la ligne. Attention à ne pas la dépasser", selon les termes d'un haut responsable du parti.

Dans l'optique de 2012, "rassembler son camp est une obligation, ce qui veut dire ne pas avoir de candidature dissidente et meurtrière au premier tour", met un garde un hiérarque du parti majoritaire.

En tentant d'éviter une dispersion de voix vers un FN rajeuni par la figure de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy risque aussi de se priver des électeurs de la "France du centre", selon Frédéric Dabi (Ifop).

Serge Dassault va déposer une proposition de loi pour la majorité pénale à 16 ans

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 17:45

Serge Dassault, sénateur UMP de l'Essonne, a annoncé mardi avoir l'intention de déposer au Sénat une proposition de loi pour modifier l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, préconisant que la majorité pénale soit applicable "dès 16 ans et non plus 18 ans".

AFP/Archives L'ancien maire (UMP) de Corbeil-Essonnes et industriel Serge Dassault quitte l'Hôtel Matignon à Paris, le 7 juillet 2010

A la suite d'une série de faits divers impliquant plusieurs jeunes délinquants, l'ancien maire de Corbeil-Essonnes affirme, dans un communiqué, qu'"aujourd'hui, ce sont les jeunes de 16 à 18 ans qui commettent le plus d'agressions sachant être protégés par la loi".

Il indique donc, "dans le cadre des déclarations du président Nicolas Sarkozy", avoir l'intention de déposer au Sénat "une proposition de loi pour modifier l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante qui protège les mineurs et pour que la majorité pénale soit applicable dès 16 ans et non 18 ans".

Paillé (UMP) accuse Plenel d'être un "délinquant du journalisme"

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 15:42

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a accusé mardi Edwy Plenel d'"être un vrai délinquant du journalisme" après que le fondateur de Mediapart a qualifié, dans la matinée, le président Nicolas Sarkozy de "délinquant constitutionnel".

AFP/Archives Dominique Paillé le 8 décembre 2008 à Paris

"M. Plenel, vos propos et votre comportement font mal à la France. C'est à l'évidence vous qui êtes un vrai délinquant du journalisme !", a rétorqué dans un communiqué Dominique Paillé à Edwy Plenel.

Le fondateur de Mediapart avait accusé, mardi matin sur France Inter, le président de la République d'avoir "violé la Constitution", dans son discours de Grenoble, en proposant la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

"La possession d'une carte de presse n'autorise pas toutes les outrances et ne justifie en rien de proférer des insultes pour salir les institutions du pays ou ses représentants élus", affirme Dominique Paillé.

"La recherche permanente de la publicité pour soi, la volonté d'être au centre de toutes les manipulations pour tenter de façonner l'opinion publique (...) sont des comportements dévoyés qui ne mériteraient que mépris s'ils ne sapaient les fondements mêmes de notre pacte social et de nos valeurs institutionnelles", ajoute-t-il.

Interpellation de 16 Roms près de Lens pour occupation illicite d'un terrain

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 10:39

La police a interpellé mardi matin et placé en garde à vue 16 Roms qui occupaient un terrain de façon illégale à Harnes, près de Lens, a indiqué mardi dans un communiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

AFP/Archives Des Roms sont évacués de leur campement du Hanul à Saint-Denis, le 6 juillet 2010

L'opération de police fait suite à une plainte pour "occupation illicite" déposée par la commune d'Annay-sous-Lens, propriétaire du terrain.

La garde à vue vise aussi à contrôler la situation de ces personnes au regard de leur droit au séjour, a expliqué à l'AFP un responsable de la préfecture. Il a précisé que le campement comprenait 32 personnes au total, logeant dans des caravanes.

Si les Roms sont en situation irrégulière sur le territoire, "des arrêtés préfectoraux portant obligation de quitter le territoire dans le mois de leur notification seront pris par les services compétents", a indiqué la préfecture.

"Pour l'instant, nous ne sommes pas dans le cadre d'une opération de démantèlement ou d'évacuation du camps de Roms", a-t-on souligné de même source. La mairie n'a pour l'instant pas saisi de juge de référé au civil pour obtenir l'expulsion des personnes occupant le terrain, selon la préfecture.

Eric Besson : pas de vols spéciaux pour reconduire les Roms

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 10:05

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a affirmé mardi sur RTL que la France ne mettrait pas en place des "vols spéciaux" pour reconduire les Roms dans leur pays d'origine, reconnaissant en même temps que les personnes expulsées pourront revenir "puisque c'est la loi".

AFP/Archives Le ministre de l'Immigration Eric Besson arrive à l'Elysée pour participer à une réunion sur les Roms et les Gens du voyage, le 28 juillet 2010 à Paris.

"Ce ne sont pas des reconduites collectives mais des reconduites individuelles", a déclaré M. Besson, insistant qu'"il n'y pas de vols spéciaux" mais "des vols commerciaux affrétés, comme l'Ofii (Office français de l'Immigration et de l'Intégration, NDLR) le fait très régulièrement".

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé jeudi que plus de 40 camps illégaux de Roms ont été démantelés et qu'environ "700 personnes" devraient être "reconduites dans leur pays d'origine", la Roumanie ou la Bulgarie.

"Ce sont des reconduites dans le pays d'origine. C'est ce que dit la loi et nous appliquons la loi", a répété M. Besson, reconnaissant que les personnes expulsées "pourront revenir en France, puisque c'est la loi, mais elles ne pourront pas y stationner en situation irrégulière et a fortiori recevoir une aide au retour volontaire" de 300 euros, plus 100 euros par enfant.

Pour le ministre, la prochaine mise en place de la biométrie "va justement permettre d'éviter cette noria, ces aller-retour".

"Ca va permettre de faire en sorte que ceux qui ont déjà perçu l'aide ne puissent pas la recevoir une seconde fois", a-t-il dit.

Le fichier Oscar (Outil simplifié de Contrôle des Aides au Retour), créé par un décret le 26 octobre 2009, est déjà actif sous forme de bases de données comprenant l'identité des personnes ayant bénéficié de l'aide au retour. Il sera activé le mois prochain dans sa partie biométrique.

Plenel : Sarkozy "délinquant constitutionnel" depuis le discours de Grenoble

AFP, Mise a jour : mardi 17 août 2010 09:41

Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a qualifié mardi le président Nicolas Sarkozy de "délinquant constitutionnel", estimant que dans son discours de Grenoble il avait "violé la Constitution" en proposant la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

AFP/Archives Edwy Plenel, journaliste fondateur de Mediapart

Evoquant sur France Inter un contexte de "crise morale" autour de l'affaire Woerth, M. Plenel a noté une "immense sortie de route de l'homme qui est chargé de veiller au respect de la Constitution et qui la viole par ses paroles de Grenoble".

"Nous sommes dans un moment grave, un moment où il faut le rappeler à la loi", a ajouté M. Plenel. "C'est un délinquant constitutionnel, notre président. Il a violé la loi qu'il est chargé de faire respecter", a-t-il ajouté.

"A Grenoble, dans un discours de pédagogie politique (...), il s'en est pris aux personnes d'origine étrangère", a-t-il déclaré, rappelant que le premier article de la Constitution prévoit "d'assurer l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine".

Le 30 juillet, Nicolas Sarkozy a tenu à Grenoble un discours très ferme sur l'insécurité, réaffirmant sa volonté de lui faire la "guerre", avant d'avancer une série de mesures spectaculaires, comme la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

Sécurité : Estrosi provoque un tollé à gauche, mais aussi à droite

AFP, Mise a jour : lundi 16 août 2010 23:13

La proposition de Christian Estrosi visant à sanctionner des municipalités défaillantes en matière de sécurité n'en finit pas de susciter un tollé, y compris à droite, où certains déplorent une mise en cause des maires, voire une atteinte à la décentralisation.

AFP/Archives Le ministre de l'Industrie et maire UMP de Nice, Christian Estrosi (G) distribue à des policiers municipaux, le 27 mai 2010 à Nice, des pistolets à impulsions électriques Taser

Depuis que le ministre de l'Industrie et maire UMP de Nice a lancé samedi son pavé dans la mare, la gauche, unanime, est vent debout pour dénoncer "une logique de bouc émissaire" visant à cacher "l'échec" de Nicolas Sarkozy dans ce domaine.

Alors que la question de la sécurité occupe l'espace politique et médiatique depuis le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet (déchéance de la nationalité pour les auteurs de certains crimes, évacuation de campements illégaux de Roms), M. Estrosi a appelé samedi à "une union sacrée" des maires sur ce sujet.

L'édile de Nice a proposé que les municipalités de plus de 5.000 habitants "qui ne se conforment pas à leur obligation de prévention de la délinquance (...) soient condamnées à une très forte amende".

Il a mis en cause Martine Aubry, maire de Lille et première secrétaire du PS et le maire, également PS, de Grenoble.

"M. Estrosi ne manque pas d'air !", s'est exclamé lundi François Rebsamen, sénateur-maire socialiste de Dijon. "Il ne connaît pas grand-chose au fonctionnement de nos institutions, police et justice".

Selon lui, "la mise en cause des élus locaux, pour tenter de masquer l'échec de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, pour cacher la diminution du nombre de fonctionnaires de police - moins 10.000 en quatre ans - et de leurs moyens de fonctionnement, est inacceptable".

Même tonalité chez d'autres élus de gauche : pour François Pupponi (maire de Sarcelles, Val-d'Oise), "c'est toujours la même logique de bouc-émissaire. Hier les étrangers, les Roms, aujourd'hui les maires".

"M. Estrosi et le gouvernement dont il est membre sont tellement aux abois, faute de résultats et de justice dans leur politique, qu'ils en sont réduits à tout dire et tout médire", assurent Jean-Jacques Urvoas et Guillaume Bachelay, secrétaires nationaux du PS.

A droite aussi, des voix se sont élevées, comme celle de Pierre Cardo, ex-député-maire UMP de Chanteloup-les-Vignes, commune déshéritée des Yvelines. "Ca me désole de voir des élus de communes qui ont beaucoup de moyens et peu de problèmes porter des jugements abrupts sur leurs collègues qui dirigent des communes qui ont énormément de problèmes et pas toujours de moyens".

Yannick Favennec, député UMP de Mayenne, a parlé d'une "atteinte à la libre administration des communes".

Jacques Pélissard, président (UMP) de l'Association des maires de France (AMF), a de son côté affirmé qu'en matière de sécurité "la réponse ne peut être que collective" et que l'AMF "ne saurait accepter le principe général de sanctions" à l'encontre des municipalités défaillantes.

En revanche, pour Eric Raoult, maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis), M. Estrosi "a eu le mérite de dire tout haut ce que la population constate de près".

Devant l'afflux de critiques, le ministre a battu le rappel de ses amis : Brigitte Barèges (députée-maire de Montauban), Louis Nègre (sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer) ou encore Patrice Calméjane, (maire de Villemomble, Seine-Saint-Denis) ont dénoncé une "posture idéologique" de la gauche face aux questions de sécurité. D'autres maires méridionaux ont également téléphoné leur soutien, comme ceux de Grasse ou d'Hyères.

M. Estrosi lui-même a assuré à l'AFP qu'il ne voulait "stigmatiser" personne, simplement appeler à "une union sacrée pour la sécurité" mais que "les socialistes ne jouent pas leur rôle en matière de prévention".

Sécurité : non au principe de sanctions contre les maires, dit l'AMF

AFP, Mise a jour : lundi 16 août 2010 19:32

L'Association des maires de France (AMF) a déclaré lundi qu'elle "ne saurait accepter le principe général de sanctions" contre des municipalités défaillantes dans le domaine de la sécurité, proposées par Christian Estrosi.

AFP/Archives Le président de l'association des maires de France Jacques Pelissard le 17 décembre 2008 à Paris

Dans un communiqué, le président de l'AMF Jacques Pelissard (UMP) souligne que les "territoires sont divers par leur démographie, leurs capacités financières, les taux ou les formes de délinquance qui les affectent".

Selon lui, "vouloir calquer une solution uniforme pour l'ensemble du territoire national, alors que les situations sont hétérogènes d'une commune à l'autre, ne serait ni réaliste ni opérationnel".

Donc "l'AMF ne saurait accepter le principe général de +sanctions+, de +fortes peines d'amendes+ à l'encontre des maires suspectés de ne pas assurer leur rôle de prévention".

M. Pelissard estime cependant que "l'union sacrée pour la sécurité" proposée par M. Estrosi, ministre de l'Industrie et maire de Nice, "est une réelle nécessité".

"Chaque maire a le souci de la sécurité quotidienne de ses concitoyens et adhère à cet appel", affirme-t-il. "En effet, la réponse à l'insécurité ne peut être que collective".

Selon le président de l'AMF, "elle implique les maires pour la mission de prévention de la délinquance avec une palette d'outils que la loi met à leur disposition en fonction de leurs choix (contrats locaux de sécurité, contrat de réussite éducative...)"

"Lorsqu'un acte de délinquance est malgré tout commis, c'est à l'Etat, dans le cadre de ses fonctions régaliennes (police, gendarmerie, justice) d'assumer des actions de répression et de sanctions nécessaires", poursuit-il.

"Les maires sont d'accord pour renforcer ce partenariat avec l'Etat, indispensable pour mieux assurer la sécurité, dès lors que chacun, l'Etat et les communes, assument ses responsabilités dans le cadre d'un climat de confiance partagée", dit l'AMF.

Dialogue de sourds à Bordeaux entre Alain Juppé et les gens du voyage

AFP, Mise a jour : lundi 16 août 2010 19:27

Les 140 familles de gens du voyage engagées dans un bras de fer avec la mairie de Bordeaux depuis dimanche ont rejeté lundi les propositions du maire UMP Alain Juppé, qui a tenté de trouver un terrain pour installer leurs caravanes.

AFP Des gens du voyage défilent le 16 août 2010 à Bordeaux dans l'attente d'un terrain où installer leurs caravanes

"Il faut sortir de ce blocage qui n'est bon pour personne", a déclaré Alain Juppé, après avoir reçu une délégation des gens du voyage à la mi-journée en mairie.

Après le blocage d'un imposant pont de la rocade bordelaise dimanche et une nuit sans solution, l'ancien Premier ministre a interrompu ses vacances pour tenter de trouver un terrain pour ces 250 caravanes et véhicules qui bloquaient toujours des voies de la zone commerciale Bordeaux-Lac, mais en fin de journée ses propositions ont été rejetées en bloc.

"Je leur ai réaffirmé ma volonté de dialogue et pas de confrontation à condition que les lois soient respectées", a ajouté M. Juppé, mais "le dialogue ce n'est pas la jungle", a-t-il insisté, jugeant "l'intrusion inacceptable".

Il a réitéré son refus de les laisser s'installer sur la plaine des sports, où ils ont tenté de pénétrer en force dimanche lors de brèves échauffourées avec les forces de l'ordre. Le maire a invoqué leur installation "les années précédentes, sans demande préalable (en laissant) des dégradations".

Alain Juppé leur a fait deux propositions : s'installer sur un vaste parking d'asphalte équipé en eau et électricité à leurs frais, ou sur une prairie de 2 hectares viabilisée qui peut accueillir 200 caravanes, à proximité de la zone de Bordeaux-Lac.

Les gens du voyage refusent la solution du parking car il est "en goudron où il fait 40 degrés l'été et qu'il est très mal fréquenté", selon Jean Avrillas, porte-parole du convoi.

Après une visite sur place en délégation, James Dubois, président de l'association de la vie du voyage (LVDV) a qualifié l'aire de deux hectares d'"infecte" et d'"insalubre", la jugeant aussi "beaucoup trop petite".

Les gens du voyage avaient repéré un terrain mais "il n'a ni eau, ni électricité et il est classé en zone Natura 2000, il paraît donc hors de question de laisser y installer des caravanes", indique-t-on à la mairie.

"Les solutions proposées ne leur conviennent pas, on va être un peu dans l'impasse", a-t-on ajouté de même source.

Un recours en référé a été déposé par les gens du voyage devant le tribunal administratif, pour "qu'on nous délivre un espace qui remplacera les aires de grand passage qui sont défaillantes", a précisé à l'AFP leur avocat Me Pierre Blazy, selon lequel l'affaire sera plaidée mercredi matin.

En traversant la ville, un cortège de 200 personnes des gens du voyage avaient déployé drapeaux tricolores et banderole proclamant la devise Liberté, Egalité, Fraternité.

"On est Français, on n'est pas des roms", a protesté Mandy Callevaert.

Ils se présentent comme des "commerçants de père en fils", vendant maroquinerie, bibelots, lingerie ou rempaillant les chaises sur les marchés et les foires. "On n'est pas des voleurs, là, ils nous empêchent de travailler", a lancé Lorenza Boucher. "On demande une tolérance qui existe depuis le moyen-âge. Pourquoi en 2010 on nous empêche de voyager ? Nous, le voyage c'est notre vie, c'est notre commerce".

Des membres de l'opposition municipale bordelaise ont dénoncé lundi la "stigmatisation" des gens du voyage. Pour Michèle Delaunay, députée socialiste de Gironde, et Emmanuelle Ajon, conseillère municipale socialiste, les événements survenus à Bordeaux "aggravent de manière très regrettable la confusion et la stigmatisation initiées à Grenoble par le discours du président Sarkozy".

Le site internet de l'aéroport de Montpellier piraté, Sarkozy fustigé

AFP, Mise a jour : lundi 16 août 2010 18:58

Le site internet de l'aéroport de Montpellier a été piraté lundi matin durant plusieurs heures, au cours desquelles une photo de Nicolas Sarkozy avec la mention "fuck you Sarkozy (stop support Israël)" a remplacé la page d'accueil, a-t-on appris auprès de la direction.

AFP/Archives Nicolas Sarkozy, le 9 juillet 2010 sur le perron de l'Elysée

Un particulier, qui a expliqué à l'AFP avoir voulu se connecter sur le site de l'aéroport vers 8H15, a fait une capture d'écran de cette page, qui avait disparu vers 09H00.

Sur la page noire, on pouvait voir une photo du président de la République, sous la mention "Wanted" (recherché), avec en dessous, les mots "No Peace, no Mercy, Nothing with France" (pas de paix, pas de pitié, rien avec la France).

"Apparemment, le problème a début

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