Par Serge, Mariannaute, qui ne veut pas croire que c'est «pire ailleurs». L'Occident n'est pas exempt de problèmes graves. Pourtant, en ces temps de Jeux olympiques, c'est à la Chine que les journalistes et observateurs adressent tous leurs reproches.
Je n'apprécie pas le gouvernement chinois. Mais il est un juste miroir de nos gouvernements occidentaux, de même que leurs chefs d'entreprises sont à l'image des nôtres (nous les occidentaux blancs porteurs des valeurs universelles, vous savez bien !).
Leurs journalistes, eh bien, ils sont comme les nôtres aussi et leurs responsables itou. Fondamentalement, il s'agit de désinformer, façonner l'opinion, formater des valeurs, soutenir une politique économique.
Alors, une sacrée part des journalistes partis là-bas ont donc déjà le tracé de leurs articles à venir : anti-chinois à fond la caisse, sans mise en contexte ni confrontation et les sites internet en question sont là pour leur en fournir le contenu sans avoir à quitter le centre de presse. Ils ne parlent pas le chinois, et donc inutile d'aller parler avec l'homme de la rue, d'ailleurs il est «conditionné».
La malveillance journalistique occidentale
Bien sûr, ceux qui parlent le chinois et connaissent le pays savent que rien n'est comme décrit par la gent médiatique ménardo-joffrino-bendito...(remplissez les pointillés, il y a le choix), et que s'il y a là-bas des choses terribles, tout y est aussi évolutif, contradictoire, à comprendre. Un miroir encore de nos sociétés.
Rien d'étonnant donc à ce que les autorités chinoises réagissent à cette malveillance journalistique occidentale. Ce qui n'est pas une excuse, juste une explication. Un partout, balle au centre.
Car tout ce qui est reproché aux Chinois par nos chers journalistes peut aussi s'appliquer à nombre de pays occidentaux ou «amis» ; Israël, par exemple, et la Palestine ; les US et Guantanamo, l'Irak, le racisme ou les wetback mexicains, le monde anglo-saxon et les techniques d'espionnage Echelon, l'Italie et les Roms, son berlusconisme, la France et ses expulsions, sa pauvreté galopante, ses exactions policières, etc. Il faut simplement sortie du ghetto boboïen et regarder autour de soi.
Alors pourquoi ces éructations anti-chinoises, ces leçons arrogantes assénées par des petits blancs arrogants, y compris dans ces commentaires? Ce nouvel empire du mal ? La démocratie ? Allons donc. C'est que ça va mal chez nous, et il faut qu'on continue de croire que c'est pire ailleurs. Pour ne pas lutter ici. Le nouvel opium du peuple, peut-être.
Pour consulter l'article qui a inspiré Serge, cliquez ici.
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