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POLITIQUE : BAL DES FAUX-CULS ?

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Le NPA, qui se remet de son revers des régionales (2,5%), met le cap sur la rentrée sociale avec un Olivier Besancenot "motivé pour 100" pour faire plier le gouvernement sur les retraites et obtenir la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012.

Près d'un Français sur trois juge que Nicolas Hulot est, parmi les écologistes, la personnalité susceptible de réaliser le meilleur score lors de l'élection présidentielle, selon un sondage OpinionWay publié vendredi sur internet par le mensuel Terra Eco.

Ségolène Royal s'en est prise vendredi à La Rochelle directement au président Nicolas Sarkozy qui effectue un nouveau déplacement sur le thème de l'agriculture, lui lançant : "Assez, des visites ! Assez, des mises en scène !" et réclamant des actes pour une population "dans le désarroi".

"Le PS a encore un long chemin à parcourir pour intégrer la problématique de l'écologie", a insisté vendredi le député (Verts) Noël Mamère lors des rencontres d'été du pôle écologique du Parti socialiste, à Saint-Ciers-sur-Gironde.

Martine Aubry et Ségolène Royal ont fait vendredi une entrée en scène, côte à côte, pour ouvrir l'université d'été à La Rochelle, dans une ambiance survoltée où chacune avait ses supporters.

Plébiscité par les Français dans les sondages pour prendre les rênes du pays en 2012, Dominique Strauss-Kahn est le grand absent de La Rochelle mais présent dans tous les esprits, les grandes manoeuvres pour la présidentielle ayant déjà commencé dans la famille socialiste.

Surfant sur de bons sondages, Martine Aubry, patronne du PS, précise son calendrier, avec une décision "avant le début de l'année 2011" de se lancer ou non dans les primaires pour 2012, alors que son ex-rivale Ségolène Royal se dit prête à jouer collectif mais pose ses conditions.

François Bayrou (MoDem) s'est dit mercredi "plus en phase" avec François Fillon qu'avec Nicolas Sarkozy sur "la manière de faire de la politique", estimant que ses relations seraient différentes avec l'UMP si le Premier ministre était le leader de la majorité.

Nicolas Sarkozy a défendu mercredi l'engagement de la France en Afghanistan, exprimé le soutien de la France à la femme iranienne menacée de lapidation et détaillé les "ambitions" de sa future présidence des G8 et G20, lors de son traditionnel discours aux ambassadeurs.

Jacques Chirac va pouvoir comparaître beaucoup plus serein à son procès en correctionnelle, l'UMP et lui-même s'étant engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d'accord avec la mairie de Paris, qui va retirer en échange sa constitution de partie civile.

Le NPA a ouvert mercredi à Port-Leucate (Aude) sa deuxième université d'été depuis sa création en février 2009, placée sous le signe de la lutte contre la réforme des retraites, dans un parti en crise qui compte sur 2012 pour se relancer.

L'impopularité persistante de Nicolas Sarkozy a une traduction forte dans les sondages sur la présidentielle de 2012 : une majorité de Français souhaite qu'il ne se représente pas et son futur adversaire socialiste semble en mesure de le battre, que ce soit Aubry ou DSK.

Nicolas Sarkozy a sonné mercredi l'heure de la rentrée politique en appelant son gouvernement à redoubler de "courage" face aux critiques et aux difficultés et à ne pas céder à la "polémique systématique", en pleine controverse sur sa politique de sécurité.

Le président du MoDem, François Bayrou, estime que "pour gagner des voix, on ne doit pas mettre en cause l'essentiel", en jugeant "malsain" la politique du gouvernement d'expulsion des Roms, dans une interview au Parisien à paraître mercredi.

Un protocole d'accord engageant l'UMP à reverser les trois quarts de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac d'être renvoyé en correctionnelle a été signé et devrait être soumis au prochain Conseil de Paris, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.

L'air intérieur des lieux de vie des politiques, domiciles ou bureaux, où l'on trouve benzène et autre formaldéhyde, n'est pas franchement sain, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir rendue publique mardi.

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, a accusé mardi le président de l'Association des départements de France, le socialiste Claudy Lebreton, de pratiquer un "mélange des genres" entre ses fonctions à l'ADF et au PS.

A trois jours de son université d'été, le PS refuse toujours de "tomber dans le panneau" de l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy, jugeant qu'elle se retourne "en boomerang" contre lui, vu l'intensité des protestations contre les expulsions de Roms.

Dominique Strauss-Kahn (PS) est plébiscité à 44% pour être le prochain président, loin devant Martine Aubry (31%) et Ségolène Royal (25%) ainsi que le locataire de l'Elysée Nicolas Sarkozy (24%), selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître lundi.

Plus d'un Français sur deux (55%) souhaite que "la gauche gagne la prochaine présidentielle", mais ils sont 57% à penser que si elle était au pouvoir aujourd'hui, "elle ne ferait pas mieux que la droite", selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître lundi.

Les Verts et Europe Ecologie ont lancé samedi Eva Joly dans la course à la présidentielle, après leurs trois Journées d'été à Nantes également marquées par un Daniel Cohn-Bendit en retrait sur les questions d'organisation du rassemblement des écologistes.

La plupart des jeunes Américains entrant à l'université cette année n'écrivent plus en écriture cursive, considèrent les courriels comme trop lents et n'ont jamais connu John McEnroe que dans des publicités télévisées, selon un portrait annuel dressé par deux universitaires.

Michèle Alliot-Marie peut-elle devenir la deuxième femme à entrer à Matignon ? Si François Fillon quittait son poste dans le cadre du grand remaniement annoncé par Nicolas Sarkozy, la ministre de la Justice semble fort bien placée, avec Jean-Louis Borloo en embuscade.

La trêve politique du coeur de l'été touche à sa fin avec la reprise, dès cette semaine, de réunions de partis qui vont s'accélérer fin août, après le conseil des ministres de rentrée et avant le début de la session extraordinaire du Parlement.

Besancenot "motivé pour 100" pour faire plier Sarkozy

AFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 23:42

Le NPA, qui se remet de son revers des régionales (2,5%), met le cap sur la rentrée sociale avec un Olivier Besancenot "motivé pour 100" pour faire plier le gouvernement sur les retraites et obtenir la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012.

Avec les manifestations des 4 et 7 septembre sur la politique sécuritaire et les retraites, "la rentrée aura lieu à l'heure", prévient le facteur de Neuilly.

Sous la menace d'un orage, devant quelque 800 militants réunis pour un "meeting unitaire" sur les retraites à l'université d'été du NPA à Port-Leucate, tous ont appelé à la mobilisation : de Willy Pelletier de Copernic ("s'il faut bloquer ce pays nous bloquerons ce pays") à Jean-Marie Harribey d'Attac ("la grève générale devient nécessaire") en passant par Eric Corbeaux du PCF ("que cette tempête emmène une tempête sociale").

Eric Coquerel (Parti de gauche) s'est prononcé pour "une révolution citoyenne", Alain Lipietz (Verts) jugeant qu'il fallait remporter cette "bataille intimidante" pour gagner en 2012.

Militant pour le retrait du projet, Olivier Besancenot, "motivé pour 100", a estimé que "la situation dans quelques mois ne sera pas la même si c'est Sarkozy qui fait passer sa réforme ou si c'est le mouvement ouvier qui réussit à le stopper".

Pour lui, "la révolte populaire est le seul antidote à la crise économique". Alors, "au-delà des désaccords politiques, on peut marcher séparément et frapper ensemble sur les retraites", a-t-il lancé à ses invités, appelant à "affaiblir le camp d'en face" pour que "la crise sociale" devienne "crise de régime".

Mais pour cela, "il faut du cran" car "la rue a un pouvoir" comme "en 1995 contre le plan Juppé et en 2006 contre le CPE", a-t-il poursuivi, pendant que les militants scandaient "grève générale".

"L'issue de 2012 se joue dans cette bataille", a-t-il martelé, lançant une pique au PS : "l'abrogation de la réforme des retraites ne peut pas être une promesse pour 2012" car "on nous a déjà fait le coup !"

AFP Olivier Besancenot à Port-Leucate le 27 Août 2010

Dans un parti en "crise existentielle", M. Besancenot se relance donc, fustigeant "la fuite en avant nauséabonde, raciste, sécuritaire et écoeurante" d'un gouvernement qui a lancé "une vraie déclaration de guerre sociale".

Pour autant, malgré ce discours de candidat, le postier de Neuilly, 36 ans, rechigne à se présenter en 2012, lui qui fut déjà de la campagne en 2002 (4,2%) et 2007 (4,1%).

Le dernier sondage TNS-Sofres le hisse entre 7 et 9% selon les opposants, devant Jean-Luc Mélenchon (4-5%).

Mais "s'il n'y a que des universités d'été qui parlent de 2012, Sarkozy a déjà gagné", lançait plus tôt Besancenot, allusion à peine voilée aux socialistes réunis à La Rochelle.

"Olivier n'a jamais eu envie de se présenter à aucune élection" mais au NPA, "personne n'a envie" d'y aller, ce qui est "plutôt sain" car "la personnalisation est très pénible", explique Alain Krivine, figure trotskiste du mouvement.

Une "conférence nationale" devrait trancher la question en juin 2011, dans un parti à la recherche de nouvelles figures. Deux ou quatre nouveaux porte-parole devraient ainsi être désignés après le congrès de novembre.

Mais Pierre-François Grond, du comité exécutif du NPA, conscient de "l'audience populaire" et médiatique du facteur, semble penser que le bon moment pour Besancenot de passer la main se situe après 2012, "la désignation de nouveaux porte-parole n'impliquant pas qu'Olivier ne sera pas candidat".

Nicolas Hulot, meilleur candidat écolo pour un Français sur trois

AFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 17:10

Près d'un Français sur trois juge que Nicolas Hulot est, parmi les écologistes, la personnalité susceptible de réaliser le meilleur score lors de l'élection présidentielle, selon un sondage OpinionWay publié vendredi sur internet par le mensuel Terra Eco.

AFP/Archives Nicolas Hulot à Copenhague le 16 Décembre 2009

Selon ce sondage, 30% des Français jugent que le père du Pacte écologique de 2007 réaliserait le meilleur score en 2012, juste devant Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie (29%) et très nettement devant l'ex-juge Eva Joly (19%). Cécile Duflot et José Bové arrivent très loin derrière (6%).

L'auteur du "Syndrome du Titanic", dont la Fondation a suspendu sa participation au Grenelle de l'environnement à la suite de l'abandon de la taxe carbone, est très discret dans les médias depuis le printemps.

Interrogé début avril sur l'éventualité d'une candidature à la présidentielle de 2012, il avait renvoyé à la célèbre formule du candidat Nicolas Sarkozy pour 2007 : "Un, je ne me rase pas tous les jours. Deux, je ne sais absolument pas comment je vais poursuivre mes engagements. La seule chose qui m'intéresse, c'est de savoir comment être le plus utile sans ajouter de division".

L'idée de voir un écologiste diriger le pays semble cependant encore loin de faire l'unanimité. Près de deux Français sur trois (60%) considèrent en effet qu'un écologiste n'est pas capable de diriger la France.

Ce sondage a été réalisé en ligne auprès d'un échantillon de 1.034 personnes, constitué selon la méthode des quotas, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Il a été réalisé du 24 au 26 août, soit quelques jours après les Journées d'été des Verts et Europe Ecologie qui ont lancé Eva Joly dans la course à la présidentielle.

Royal à Sarkozy : "Assez, des visites ! Assez, des mises en scène !"

AFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 12:36

Ségolène Royal s'en est prise vendredi à La Rochelle directement au président Nicolas Sarkozy qui effectue un nouveau déplacement sur le thème de l'agriculture, lui lançant : "Assez, des visites ! Assez, des mises en scène !" et réclamant des actes pour une population "dans le désarroi".

AFP Ségolène Royal à La Rochelle le 27 Août 2010

"Je sais que Nicolas Sarkozy est en visite dans une exploitation agricole. Je voudrais lui dire : +Assez, des visites ! Assez, des mises en scène !+. On a besoin d'actes", a-t-elle lancé, rencontrant des producteurs de lait installés sur un stand Poitou-Charentes, à l'entrée de l'Université d'été que la présidente de cette région ouvre vendredi après-midi.

Demandant que "le lait soit correctement rémunéré" et le "respect de nos agriculteurs, de nos paysans, de nos éleveurs", l'ex-candidate à l'Elysée a assuré que ce sont eux qui "préservent l'identité rurale de la France". "Sans eux, la France n'est plus la France !", s'est-elle exclamée.

"Voici une identité qui est menacée. On les laisse mourir dans l'indifférence et dans le silence !", a-t-elle encore dit.

Elle propose qu'"on répartisse mieux la valeur ajoutée et que le prix du lait aille aux producteurs", "qu'on répartisse plus justement les primes agricoles".

"Ils sont dans la souffrance, ils sont dans le désarroi. Certaines familles n'ont même pas pu payer de vacances à leurs enfants !", s'est-elle insurgée.

Le PS a encore un "long chemin" à parcourir pour se convertir à l'écologie, selon Mamère

AFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 12:31

"Le PS a encore un long chemin à parcourir pour intégrer la problématique de l'écologie", a insisté vendredi le député (Verts) Noël Mamère lors des rencontres d'été du pôle écologique du Parti socialiste, à Saint-Ciers-sur-Gironde.

AFP/Archives Noël Mamère à Nantes le 20 Août 2010

"Le PS a encore un long chemin à parcourir pour intégrer la problématique de l'écologie sur des sujets aussi importants que l'agriculture ou l'énergie", a déclaré à l'AFP le maire de Bègles (Gironde), exprimant le souhait que "le pôle écologique du PS essaime dans l'ensemble du parti".

"Ce n'est pas dans les mois qui viennent qu'on arrivera à pousser le PS à faire son aggiornamento écologique, mais il faut trouver des terrains d'entente si on veut proposer une alternative au sarkozysme", a-t-il ajouté.

"Sur l'agriculture, il y a encore une +inféodalisation+ du PS à la FNSEA, le cordon ombilical n'a pas été coupé avec l'agriculture intensive", a déploré pour sa part Anny Poursinoff. La députée (Verts) des Yvelines a souligné que "le nucléaire est un vrai point de friction" entre PS et Verts, de même que les infrastructures routières.

"Pourtant, il va falloir trouver des compromis pour 2012. On va peut-être devoir mettre de l'eau dans notre vin bio", tempère-t-elle avec un sourire.

Les deuxièmes rencontres d'été du pôle écologique du Parti socialiste - qui s'est constitué en janvier 2008 et fédère 11 parlementaires et des responsables socialistes - se tenaient jeudi et vendredi à Saint-Ciers-sur-Gironde et mettaient justement l'accent vendredi sur les questions de l'énergie et du contenu de la croissance à travers des tables-rondes associant socialistes, écologistes et responsables associatifs.

"En terme de philosophie, il y a une divergence qu'on ne peut pas résoudre entre les socio-démocrates et les plus radicaux des écologistes, mais les socio-démocrates doivent accepter les critiques des penseurs de la décroissance, notamment sur le caractère fruste et dangereux du critère PIB et sur la religion de la consommation", a expliqué Olivier Ferrand, président du think tank Terra Nova, lors d'une table-ronde sur le thème "croissance verte, croissance durable ou décroissance".

"Le mot de sobriété peut nous mettre d'accord, si nous voulons ne pas épuiser nos ressources", a avancé Philippe Martin, député PS et président du Conseil Général du Gers, avant de saluer le fait que "Martine Aubry ait mis la sociale-écologie au coeur du projet", "un événement relativement nouveau" selon lui.

Université d'été du PS à La Rochelle : Aubry et Royal côte à côte

AFP, Mise a jour : vendredi 27 août 2010 15:33

Martine Aubry et Ségolène Royal ont fait vendredi une entrée en scène, côte à côte, pour ouvrir l'université d'été à La Rochelle, dans une ambiance survoltée où chacune avait ses supporters.

AFP Martine Aubry et Ségolène Royal à l'Université d'Eté des socialistes à La Rochelle le 27 Août 2010

"Ségolène, Ségolène", scandaient des militants acquis à la cause de la présidente de Poitou-Charentes, certains juchés sur des chaises, à l'arrivée, ensemble, des dames du PS.

Les partisans de la première secrétaire ont tenté de reprendre la main, en criant "et Martine".

Face à cette confrontation entre royalistes et aubrystes, la salle a entonné un "Tous ensemble socialistes !", durant une bonne dizaine de minutes, couvrant les voix des supporters de l'ex-candidate à la présidentielle.

Tailleur noir et chemisier blanc pour Ségolène Royal, tunique à fleurs pour Martine Aubry, les deux femmes ont pris place au premier rang, côte à côte. Mme Aubry avait à son côté le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le numéro deux du parti, Harlem Désir. Jean-Louis Bianco était assis à côté de Mme Royal.

Le maire de La Rochelle, Maxime Bono, a pris la parole le premier, ramenant le silence dans la salle. Seule une déclaration contre le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a déclenché des huées des militants.

La présidente de la région Poitou-Charentes devait donner ensuite le coup d'envoi des universités d'été du PS auxquelles sont inscrits plus de 4.000 personnes, selon M. Bono.

Strauss-Kahn, l'absent qui domine La Rochelle

AFP, Mise a jour : jeudi 26 août 2010 19:24

Plébiscité par les Français dans les sondages pour prendre les rênes du pays en 2012, Dominique Strauss-Kahn est le grand absent de La Rochelle mais présent dans tous les esprits, les grandes manoeuvres pour la présidentielle ayant déjà commencé dans la famille socialiste.

AFP/Archives Dominique Strauss-Kahn à Daeju en Corée le 12 Juillet 2010

Déjà au faîte du palmarès des personnalités politiques préférées des Français, le directeur général du FMI, 61 ans, écraserait Nicolas Sarkozy, 55 ans, au second tour de la présidentielle par 59% contre 41%, selon une dernière enquête TNS-Sofres Logica pour Le Nouvel observateur.

Tenu par un absolu devoir de réserve à la tête de l'institution internationale, DSK ne peut participer à la grand-messe socialiste qui s'ouvre vendredi dans le port charentais et où il n'a pas mis les pieds depuis 2006.

Cependant ses amis, à vingt mois de l'échéance, sont déjà en ébullition pour préparer sa candidature et la question "ira-ira pas ?" est sur toutes les lèvres. D'autant que Martine Aubry a fait savoir -dans le livre "Petits meurtres entre camarades" publié jeudi- qu'elle livrerait sa décision "avant le début de l'année 2011", remettant la présidentielle au coeur de La Rochelle.

"Le fond de l'air de La Rochelle sera strauss-kahnien", plaisante un proche.

A la veille de l'université d'été, une quinzaine de parlementaires socialistes, avec à leur tête deux ténors strauss-kahniens, le député Pierre Moscovici et le président de la région Bourgogne François Patriat, ont défendu dans une tribune une vision social-démocrate. "Vérité et réformisme : voilà les deux principes que nous devons respecter" pour 2012, affirment-ils dans un appel implicite à DSK.

Mardi, le député du Doubs avait déjà prévenu que cette vision devait être présente pour 2012, et que si DSK renonçait à se présenter, il irait, lui, aux primaires PS. Vendredi, il réunira ses amis en marge de l'université d'été.

Dans la plus grande discrétion, DSK avait réuni en février dernier sa garde rapprochée dans un restaurant parisien. Selon plusieurs proches, il a demandé à ses fidèles des "notes" sur les différents dossiers. "Nous avons quelques feuilles de route de la part de Dominique", souligne un proche, alors que le courant strauss-kahnien s'était morcelé, après son départ au FMI en 2007.

Son mandat court jusqu'à l'automne 2012, alors que le processus des primaires débute en juin 2011. Le patron du FMI avait assuré qu'il irait jusqu'au bout de ce mandat. Et s'il veut démissionner de sa haute fonction, il doit donner trois mois de préavis au "board" du Fonds, rappelle un proche.

Selon un autre, DSK est "un joueur, il ira", d'autant qu'il a déjà fait un travail de premier plan au FMI dans la gestion de la crise mondiale et qu'il aime "relever des défis". D'autres partisans de l'ancien ministre de l'Economie partagent cet avis.

De son côté, la première secrétaire du PS qui surfe également sur les sondages et bat Nicolas Sarkozy, selon l'enquête Sofres Logica (53-47), est poussée par son entourage à relever le défi.

Mais Martine Aubry, 60 ans, reste prudente et a un "pacte" de non agression avec DSK. "On ne connaît pas encore la personnalité la mieux à même de donner confiance aux Français", confiait-elle en juin dernier à David Revault d'Allonnes dans l'ouvrage paru jeudi.

Une rencontre est prévue entre Mme Aubry et DSK "en septembre", assure un strauss-kahnien. Toutefois, la déclaration de la première secrétaire sur son calendrier "risque de crisper les rapports entre les deux", ajoute-t-il.

Présidentielle : Aubry décidera avant début 2011, Royal pose ses conditions

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 22:15

Surfant sur de bons sondages, Martine Aubry, patronne du PS, précise son calendrier, avec une décision "avant le début de l'année 2011" de se lancer ou non dans les primaires pour 2012, alors que son ex-rivale Ségolène Royal se dit prête à jouer collectif mais pose ses conditions.

AFP/Archives Martine Aubry donne une conference de presse à Montbeliard le 16 Mars 2010

Un ouvrage intitulé "Petits meurtres entre camarades" du journaliste de Libération David Revault d'Allonnes (Robert Laffont) qui paraît jeudi, la veille de l'université d'été du PS, fait état des confidences des Dames du PS.

Mais au moment où les tenors socialistes affichent l'unité et martèlent que le temps est au projet et non pas aux candidatures, ces déclarations risquent de provoquer quelques vaguelettes à La Rochelle.

Dans un entretien accordé à l'auteur en juin, Mme Aubry affirme qu'elle prendra sa décision "avant le début de l'année 2011" pour la présidentielle.

En résonance avec le pacte de non-agression avec DSK, Martine Aubry précise : "Je ne sais pas quel sera le climat politique à ce moment là et quel sera le candidat le mieux placé".

Et la patronne du PS depuis novembre 2008 d'ajouter que, si elle est candidate, elle ne sera "plus première secrétaire", ne voulant pas être juge et partie.

"On ne connaît pas encore la personnalité la mieux à même de donner confiance aux Français", dit-elle encore.

Rappelant ne pas être "née pour être candidate à la présidentielle", Mme Aubry souligne qu'"il y a plein de choses" qu'elle n'a pu faire "parce qu'(elle) a trop travaillé".

Son entourage se montre beaucoup plus net. Son lieutenant, François Lamy, affirme que Mme Aubry "va tout faire pour être la meilleure. On est là pour lui créer l'environnement favorable".

Son directeur de cabinet, Jean-Marc Germain, renchérit : "On sait très bien que si elle a une opportunité d'être candidate, elle le sera".

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ajoute : "Dans sa tête, elle y va. Plus elle avance, moins elle peut reculer".

Selon un sondage TNS-Sofres Logica, Martine Aubry battrait nettement (53-47) Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle et Dominique Strauss-Kahn ferait encore mieux (59 contre 41) tandis que Ségolène Royal serait battue (51-49).

De son côté, l'ex-candidate à l'Elysée qui ouvrira l'Université vendredi à La Rochelle et a pacifié ses rapports avec son ex-rivale, assure dans ce même ouvrage : "Moi, je n'ai rien décidé. Je ne sais pas si je serai candidate. Ce qui ne veut pas dire que je ne serai pas candidate".

Elle précise qu'elle soutiendra "un dispositif gagnant" même si elle n'est "pas forcément en première ligne" et qu'elle veut s'inscrire "dans une intelligence collective", fidèle à ses récentes déclarations où elle avait assuré qu'elle ne serait pas candidate contre Martine Aubry ou DSK.

Cependant, Mme Royal pose ses conditions : "Si je pense que le projet est ingagnable, notamment avec les questions de sécurité sur lesquelles le PS a toujours été un peu mal à l'aise (...), je prendrai sans doute mes responsabilités".

"S'il y a refus de discuter, si on m'explique qu'on n'a rien à se dire et que le meilleur gagne, là, je serai candidate aux primaires. Si la règle du jeu est pipée, si ça se transforme en système verrouillé, à ce moment-là, je prendrai les militants à témoin", avertit-elle, estimant pouvoir gagner les primaires "face à tous les autres candidats".

"Qui sait faire une campagne comme je sais le faire ?", interroge-t-elle, glissant : "Dans une campagne, je peux être la meilleure".

Bayrou "plus en phase" avec Fillon qu'avec Sarkozy

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 21:27

François Bayrou (MoDem) s'est dit mercredi "plus en phase" avec François Fillon qu'avec Nicolas Sarkozy sur "la manière de faire de la politique", estimant que ses relations seraient différentes avec l'UMP si le Premier ministre était le leader de la majorité.

AFP/Archives François Bayrou à l'Assemblée nationale le 6 Juillet 2010

S'exprimant au micro d'Europe 1, le président du MoDem a déclaré : "Nicolas Sarkozy et François Fillon, je ne sais pas si c'est exactement la même chose, en tout cas c'est la même politique" mais "il y a des nuances".

"Mes relations avec ce parti (l'UMP, ndlr) seraient différentes, sans aucun doute", si François Fillon était aujourd'hui le leader de la majorité, a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques.

"François Fillon est quelqu'un pour qui j'ai depuis longtemps (...) de l'estime" et sur "la manière de faire de la politique, je me sens plus en phase (avec lui) que je ne me sens avec Nicolas Sarkozy", a poursuivi l'ancien ministre et candidat à la présidentielle de 2007.

Après avoir longtemps gardé le silence sur le virage sécuritaire lancé par Nicolas Sarkozy fin juillet, François Fillon a appelé mardi à agir "avec fermeté, continuité et justice, sans laxisme ni excès", et il a mis en garde contre une "instrumentalisation de la lutte contre l'immigration clandestine".

M. Bayrou a assuré qu'il n'avait "aucune antipathie personnelle" à l'égard du président de la République, qu'il présentait en 2009 dans un essai ("Abus de pouvoir") comme "un enfant barbare".

"Simplement je ne me reconnais pas dans les choix politiques qu'il fait parce que je les trouve dangereux et voués à l'échec, et conduisant au bout du compte à l'impuissance", a-t-il ajouté. Il a pris l'exemple de la réforme des retraites, où le président a selon lui créé "une ambiance d'opposition frontale", de "caricature d'un camp contre l'autre".

Le président du MoDem a appelé Nicolas Sarkozy à "dire" et à "faire" des "choses sérieuses" et "équilibrées" et à délaisser la "stratégie de crispation". "Qu'on présente devant le pays les vrais problèmes, les problèmes vitaux" comme l'emploi, a-t-il demandé.

Sarkozy défend l'engagement en Afghanistan et détaille sa présidence du G20

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 20:09

Nicolas Sarkozy a défendu mercredi l'engagement de la France en Afghanistan, exprimé le soutien de la France à la femme iranienne menacée de lapidation et détaillé les "ambitions" de sa future présidence des G8 et G20, lors de son traditionnel discours aux ambassadeurs.

AFP Nicolas Sarkozy lors de la Conference des Ambassadeurs à l'Elysée le 25 Août 2010

Deux jours après la mort de deux nouveaux soldats français sur le sol afghan, le chef de l'Etat a profité de ce grand oral diplomatique pour répéter que les troupes tricolores resteraient engagées là-bas "aussi longtemps que nécessaire", alors que de plus en plus de voix, notamment à gauche, réclament un débat sur le sujet.

"Notre action au service de la paix ne doit pas être soumise à des calendriers artificiels et aux humeurs médiatiques", a-t-il estimé, dénonçant le "catastrophisme" des commentateurs à ce sujet. "La coalition et le gouvernement afghan ont su adapter leur stratégie et continuent de le faire", a plaidé Nicolas Sarkozy.

Le président a également justifié cet engagement en Afghanistan par la nécessité de réduire un "arc de crise du terrorisme". "Si la situation devait se dégrader, le risque serait grand de voir apparaître une chaîne continue liant les bases terroristes de Quetta (Pakistan) et du Sud-afghan à celles du Yémen, de la Somalie et du Sahel", s'est-il inquiété.

Evoquant les enlèvements d'occidentaux au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique, Nicolas Sarkozy a implicitement critiqué l'Espagne, après la libération controversée de deux de ses ressortissants. "La seule stratégie ne doit pas constituer à payer des rançons et à accepter de libérer des prisonniers en échange de malheureux innocents", a-t-il jugé.

Après avoir une nouvelle fois justifié les sanctions imposée à Téhéran pour l'empêcher d'acquérir l'arme atomique, le président s'est joint à la mobilisation des pays occidentaux contre l'exécution programmée de l'Iranienne condamnée à la lapidation pour adultère.

"La France considère qu'elle a la responsabilité" de Sakineh Mohammadi Ashtiani, a-t-il lancé, dénonçant une forme d'exécution "moyen-âgeuse".

M. Sarkozy a également salué la reprise annoncée des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, estimant qu'un accord de paix au Proche-Orient pouvait être signé "dans le délai d'un an".

A la veille de prendre les rênes des G8 (janvier 2011) et G20 (novembre 2010), le chef de l'Etat a enfin consacré un long moment à détailler les "grands chantiers (...) ambitieux" qu'il souhaite lancer.

Déplorant "l'instabilité des changes (qui) fait peser une menace essentielle sur la croissance mondiale", il a plaidé pour une réforme du système monétaire international et a jugé "souhaitable, nécessaire même" de "mettre en place des instruments pour éviter l'excessive volatilité des monnaies".

Conscient des réticences déjà exprimées par les Etats-Unis ou la Chine notamment, il a proposé de déminer le terrain par la réunion en Chine d'un séminaire de spécialistes sur la question.

Nicolas Sarkozy souhaite également s'attaquer de front à la question de "la volatilité des prix des matières premières". Entre autres pistes, il a suggéré de mettre à plat "le fonctionnement des marchés dérivés", prôné la "transparence" de ceux des produits agricoles et défendu des "mesures de transparence" pour limiter les fluctuations des cours du pétrole ou du gaz.

Dernière priorité, le président a à nouveau plaidé pour la nécessaire réforme de la gouvernance mondiale et lancé, entre autres, l'idée de "créer un secrétariat du G20" et d'étendre les compétences de ce forum aux questions de développement et de financement du climat.

Emplois fictifs : la Ville de Paris et l'UMP concluent un accord favorable à Chirac

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 19:21

Jacques Chirac va pouvoir comparaître beaucoup plus serein à son procès en correctionnelle, l'UMP et lui-même s'étant engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d'accord avec la mairie de Paris, qui va retirer en échange sa constitution de partie civile.

AFP/Archives L'ancien président Jacques Chirac lors d'une cérémonie au Mont Valérien le 18 Juin 2010

Selon ce protocole, révélé par le Canard enchaîné et confirmé par la mairie de Paris, la Ville récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550.000 euros par l'ancien président de la République et maire de Paris.

"A partir du moment où nous signons un protocole d'accord qui nous indemnise pour le préjudice subi, nous n'avons plus de raison d'être partie civile", a précisé la mairie mercredi à l'AFP.

Sans cette victime réclamant réparation, le procès offrirait un horizon dégagé au prévenu vedette... D'autant que le parquet, qui n'avait pas demandé le renvoi devant le tribunal décidé en octobre 2009, devrait, s'il suit sa logique, requérir la relaxe au procès, fin 2010 ou début 2011.

Jacques Chirac est poursuivi des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu'il occupait alors.

Les services du maire PS Bertrand Delanoë ont démenti mercredi toute tractation avec l'UMP, contrairement aux affirmations du Canard, selon lequel cet accord a été conclu après "de nombreux conciliabules et d'âpres négociations secrètes".

La somme de 2,2 millions d'indemnités n'est "pas le produit d'une +négociation+, puisqu'elle n'était pas négociable. Elle correspond à l'intégralité des salaires, intérêts et frais d'avocats inscrits dans la procédure judiciaire", fait-elle valoir.

Elle minimise également la portée de cet accord d'indemnisation, auquel M. Delanoë se disait favorable dès novembre 2009, en rappelant qu'une telle procédure avait déjà "prévalu et abouti dans la gestion de dossiers antérieurs concernant notamment MM. Blondel et Juppé".

En 2004, dans un autre volet de cette affaire d'emplois fictifs qui avait valu une condamnation à l'ex-Premier ministre Alain Juppé, l'UMP avait été tenue civilement responsable du préjudice de la Ville et avait dû lui verser près de 900.000 euros.

La municipalité avait aussi obtenu 228.000 euros du syndicat FO pour l'emploi par son patron d'alors, Marc Blondel, d'un chauffeur rémunéré pendant des années par la Ville.

La mairie précise également que le protocole d'accord ne deviendra effectif que s'il est voté lors du prochain Conseil de Paris des 27 et 28 septembre ou celui de mi-octobre.

Selon le Canard enchaîné, c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui aurait proposé à Jacques Chirac l'aide du parti présidentiel pour rembourser la Ville, et l'Elysée aurait oublié d'informer ses dirigeants de l'initiative.

"Il n'y a eu aucun contact entre la mairie de Paris et l'UMP dans cette affaire", a assuré Philippe Goujon, patron de la fédération UMP de la capitale.

Les Verts de Paris ont qualifié de "faute politique" et de "déni de justice" ce processus d'indemnisation, estimant que "le remboursement par l'UMP serait en fait un remboursement par l'argent des contribuables, l'essentiel du budget de ce parti provenant du financement public, donc des impôts".

Un argument également développé par le Front national. "Il n'existe aucune raison (...) pour que l'UMP paie à la place de Chirac", a protesté un de ses dirigeants, Wallerand de Saint-Just.

Les 2,2 M EUR correspondent "à l'intégralité du préjudice subi par le contribuable. Ce n'est que justice", a fait valoir le PCF parisien .

Université d'été du NPA : mobilisation sur les retraites et espoir de rebond

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 19:08

Le NPA a ouvert mercredi à Port-Leucate (Aude) sa deuxième université d'été depuis sa création en février 2009, placée sous le signe de la lutte contre la réforme des retraites, dans un parti en crise qui compte sur 2012 pour se relancer.

AFP Logo du NPA

Au programme pour le millier de militants plutôt jeunes qui débattent du "socialisme du XXIe siècle" : crise et convergences anticapitalistes en Europe, pratique militante dans les quartiers populaires ou débats sur la religion et la laïcité dans un parti marqué par la polémique autour d'une candidate voilée aux régionales.

Ce n'est qu'au congrès de Saint-Denis (11-14 novembre) que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui propose des repas spécial ramadan à Port-Leucate, devrait trancher sur cette dernière question. Mais "la décision peut être aussi de ne pas en prendre", explique Pierre-François Grond, du comité exécutif du NPA.

Point d'orgue de cette université d'été devant la plage vendredi soir : le meeting pour la défense des retraites avec des membres de la Fondation Copernic, d'Attac, du Parti de gauche, du PCF et des Verts qui prendront la parole avant le traditionnel discours de rentrée d'Olivier Besancenot qui n'arrivera à Port-Leucate que jeudi. Seuls le PS et la CGT ont décliné l'invitation.

"C'était important de marquer la préparation du 7 septembre (journée de mobilisation sur les retraites) par une initiative plus large que nous-mêmes", assure M. Grond, responsable d'un parti où on espère une "grève générale reconductible".

Car les relations avec les autres formations de gauche en vue de 2012 seront aussi, dès après son congrès, au centre des débats au NPA, un parti en crise après son revers des régionales (2,5%), loin du Front de gauche PCF-Parti de gauche (6,9%).

Si pour les échéances de 2012, le FG entre "dans une logique de programme commun avec le PS", ce sera sans le NPA, prévient M. Grond.

Devant le "ras-le-bol général" lié à "l'affaire Woerth" ou à la "dérive sécuritaire" de Nicolas Sarkozy, "notre projet est toujours valide" et il faut "réussir à rendre notre parti encore plus utile", veut croire Christian N'Guyen, du comité exécutif.

D'ailleurs pour M. Grond, "on rentre dans des échéances plus politisantes, mobilisatrices" et "plus simples pour nous", avec un "candidat putatif pas mauvais" en la personne d'Olivier Besancenot qui jouit toujours d'une bonne popularité dans les sondages pour la présidentielle (7 à 9%, selon TNS-Sofres).

Encore faut-il que le facteur de Neuilly accepte d'être à nouveau candidat, lui qui se dit lassé d'être porte-parole et milite pour que de nouvelles têtes émergent au NPA. Réponse en juin 2011.

Quant au porte-parolat collectif qui devrait être mis en place en décembre prochain, si l'idée est de "faire monter de nouveaux visages", "le problème est de trouver des volontaires" car "ce type de représentation n'est pas naturel pour nous", argue M. N'Guyen.

L'impopularité de Sarkozy pèse sur ses premiers sondages pour 2012

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 18:45

L'impopularité persistante de Nicolas Sarkozy a une traduction forte dans les sondages sur la présidentielle de 2012 : une majorité de Français souhaite qu'il ne se représente pas et son futur adversaire socialiste semble en mesure de le battre, que ce soit Aubry ou DSK.

AFP/Archives Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn à l'Assemblée nationale le 28 Février 2006

Trois enquêtes mesurant l'opinion française en cette rentrée politique (Viavoice, TNS Sofres Logica, Ipsos) et se projetant sur le printemps 2012, convergent pour montrer que le président sortant a du pain sur la planche pour donner de l'élan à sa probable candidature.

Les instituts appellent cependant à la prudence : longtemps avant le scrutin, alors que les Français n'ont pas la tête à ça et que l'offre politique fluctue - quel champion pour le PS ? - les enquêtes n'ont pas de valeur prédictive.

"Mais elles montrent un rapport de forces", résume Carine Marcé, directrice associée de TNS Sofres.

Et ce rapport n'est guère favorable au chef de l'Etat : selon un sondage Ipsos pour Le Point, 62% ne souhaitent pas qu'il brigue sa réélection. C'est quatre points de plus qu'en mars 2010.

C'est notamment parmi les sympathisants FN que Nicolas Sarkozy perd du terrain : 39% souhaitaient qu'il se représente il y a six mois contre 31% aujourd'hui.

Un désir de gauche semble émerger de ces enquêtes. Essoré après 2007, abandonné par des figures comme Bernard Kouchner, le PS retrouve de bonnes joues.

Ainsi, selon Viavoice pour Libération, 55% des Français souhaitent que ce camp remporte la prochaine présidentielle (35%, non).

Un souhait qui n'exclut pas un profond scepticisme, relève François Miquet-Marty (Viavoice), 57% pensant que la gauche ne ferait pas mieux que la droite si elle était au pouvoir.

Mais il entre en résonance avec une défiance rémanente vis-à-vis de M. Sarkozy, dont la popularité est au plus bas, selon cet institut (34%).

Cette apparente fringale pour l'alternance a un visage : Dominique Strauss-Kahn.

Le 1er juin, pour la première fois, le directeur du FMI virait en tête, selon l'Ifop, d'un hypothétique premier tour présidentiel (29%, quatre points devant M. Sarkozy).

Ce n'est plus le cas dans un TNS Sofres pour Le Nouvel Observateur : quel que soit son adversaire socialiste, le président sortant serait devant au premier tour. Crédité de 28 ou 29% d'intentions de vote, il surclasserait de 13 points Ségolène Royal ou François Hollande, et de 6 l'actuelle numéro un du PS Martine Aubry.

En revanche, il ne devancerait DSK que d'un point (26 contre 25).

Surtout, au tour décisif, l'ex-ministre socialiste le laisserait sur place (59% contre 41%).

Mais Martine Aubry aussi l'emporterait avec 53% (score de M. Sarkozy contre Mme Royal, ndlr). Cette dernière serait encore battue mais de peu (51 contre 49).

Et en dépit d'une notoriété à construire, François Hollande ferait jeu égal avec le président en place (50-50).

Ce qui s'arbitre là est la capacité à rassembler dans l'entre-deux tours. C'est la force de DSK, qui apparaît comme le mieux à même d'entraîner les électeurs extrême gauche, centristes, écologistes et même FN, relève TNS Sofres.

C'est cette capacité qui manque actuellement à M. Sarkozy, au vu de ces sondages pourtant pas si défavorables pour lui, juge Carine Marcé. D'autant, souligne-t-elle, que de l'offre de centre droit est abondante dans la configuration de premier tour proposée aux sondés (Villepin, Bayrou, Morin...)

Par ailleurs, pour Ipsos, si ceux qui ne veulent pas voir le président se représenter sont plus nombreux, ceux qui le désirent aussi : 35% (+2).

Sarkozy appelle les ministres à "redoubler de courage" face aux "difficultés"

AFP, Mise a jour : mercredi 25 août 2010 16:15

Nicolas Sarkozy a sonné mercredi l'heure de la rentrée politique en appelant son gouvernement à redoubler de "courage" face aux critiques et aux difficultés et à ne pas céder à la "polémique systématique", en pleine controverse sur sa politique de sécurité.

AFP/Archives Christine Lagarde, François Baroin, Nicolas Sarkozy et François Fillon au fort de Brégançon le 20 Août 2010

De retour de trois semaines de vacances au Cap-Nègre (Var), le chef de l'Etat a, comme de coutume, profité de ce Conseil de reprise pour livrer à des ministres bronzés ses consignes pour surmonter les épreuves à venir, sur fond de morosité économique, de rigueur budgétaire, de sondages en berne et de confrontation annoncée avec les syndicats sur la réforme des retraites.

Face au feu roulant des critiques, venues de l'opposition mais aussi de sa propre majorité, à propos surtout des expulsions de Roms, Nicolas Sarkozy s'est voulu ferme sur le cap à suivre.

"Nous ne céderons pas à ceux qui cherchent la polémique systématique et nous ne devons pas tomber dans une confrontation stérile", a-t-il prévenu, selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Le président a appelé ses ministres à "redoubler de dialogue, de pédagogie, face aux inquiétudes et interrogations" et à "redoubler de courage" face "aux critiques, souvent excessives et infondées".

Mais c'est sur le front ouvert par son discours musclé sur la sécurité et l'immigration le 30 juillet à Grenoble qu'il a concentré l'essentiel de ses conseils.

Le président avait alors fait un lien entre insécurité et immigration et s'était prononcé pour la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère, notamment les meurtriers de membres des forces de l'ordre ou de fonctionnaires.

Ce discours est à ses yeux "la seule référence" qui vaille en matière de politique de sécurité. "Le gouvernement est chargé de mettre en oeuvre cette politique, ni plus, ni moins", a-t-il insisté mercredi.

"Le président nous a fait comprendre qu'il ne fallait pas faire de surenchère", a traduit un de ses ministres.

En plus de cette probable allusion à la proposition de Christian Estrosi (Industrie) de sanctionner financièrement les maires déficients au niveau de la sécurité, dénoncée tant à gauche qu'à droite, M. Sarkozy a rendu un hommage appuyé au ministre de l'Intérieur.

"Tout" ce que Brice Hortefeux a fait cet été - déplacements sur le terrain, déclarations au sujet des Roms expulsés, dénonciation dans la presse de "la gauche milliardaire"... - "c'est avec mon soutien", a dit le président, selon plusieurs ministres.

Autre dossier "difficile" sur lequel M. Sarkozy a insisté : la réforme des retraites, dont l'examen à l'Assemblée débutera le 7 septembre, jour où les syndicats ont promis des grèves et des manifestations "exceptionnelles".

"Tous les gouvernements ont biaisé" sur ce dossier et "c'est la première fois qu'un gouvernement y apporte une réponse globale, de grande ampleur", a-t-il dit, selon plusieurs ministres.

Il est un sujet dont les ministres ne parlent jamais mais qui est probablement dans la tête de tous : le remaniement annoncé pour l'automne et devant déboucher sur un "gouvernement resserré", selon Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.

Qui partira, qui sera remplacé ? Le président n'en parle pas. Pas même à son Premier ministre, assure-t-on dans l'entourage de M. Sarkozy.

Plusieurs ministres ont affirmé à l'AFP que François Fillon avait "l'air détaché", "comme s'il n'était déjà plus là". Pourtant, selon un sondage Ipsos dans le Point de jeudi, une majorité de Français (54%) souhaitent qu'il reste à Matignon, et 62% ne souhaitent pas une nouvelle candidature de M. Sarkozy à la présidentielle.

Bayrou : "pour gagner des voix, on n'a pas le droit de mettre en cause l'essentiel"

AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 22:26

Le président du MoDem, François Bayrou, estime que "pour gagner des voix, on ne doit pas mettre en cause l'essentiel", en jugeant "malsain" la politique du gouvernement d'expulsion des Roms, dans une interview au Parisien à paraître mercredi.

AFP/Archives François Bayrou à Paris le 9 Juin 2010

Pour M. Bayrou, le climat de la rentrée est "le plus toxique que l'on ait connu depuis longtemps". "Il y a un très grand trouble. En axant toute sa communication sur l'expulsion à grand spectacle de quelques centaines de Roms, le gouvernement a créé un malaise profond, jusque dans sa majorité", ajoute-t-il.

Il considère que "les gouvernants qui méritent le soutien, et qui l'obtiennent, sont ceux qui tirent les peuples vers le haut et non vers le bas". "Vers le dépassement et le rassemblement et non vers les mauvaises passions toujours prêtes à se réveiller. Pour gagner des voix, on n'a pas le droit de mettre en cause l'essentiel", poursuit le leader centriste.

Interrogé sur les déclarations de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin selon lesquelles les expulsions des Roms sont "une tache sur notre drapeau", M. Bayrou répond : "On a tout entendu cet été : nazis, fascistes, indignité nationale... Ce que nous vivons n'est ni nazi, ni fasciste. Le mot le plus juste est : malsain !". "Il est malsain d'user de n'importe quel ressort dans le but d'obtenir des voix", dit-il.

"La question de la sécurité publique est cruciale. Mais ce n'est pas la sécurité que le gouvernement améliore. Devant les problèmes du mois de juillet (affaire Bettencourt, chèque du bouclier fiscal), il a cherché une diversion. Cela n'a pas marché et, comme ça arrive souvent, il a désormais deux problèmes sur les bras : ceux d'avant la diversion et ceux que pose la diversion elle-même", déclare M. Bayrou.

"Avec cette mise en scène immigration-sécurité-roms, l'ambiance est à la caricature dans tous les sens. Or quand on est dans la caricature on ne peut plus traiter sereinement les grandes réformes (comme le dossier vital des retraites) qui exigent un minimum de " paix des braves ", de compréhension réciproque entre pouvoir et opposition", dit encore M. Bayrou.

Emplois fictifs : un accord Chirac-UMP-Delanoë bientôt au vote au Conseil de Paris

AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 20:54

Un protocole d'accord engageant l'UMP à reverser les trois quarts de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac d'être renvoyé en correctionnelle a été signé et devrait être soumis au prochain Conseil de Paris, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.

AFP/Archives Jacques Chirac et Bertrand Delanoë lors d'une réunion de l'Association Internationale des Maires Francophones à Bucarest le 27 Septembre 2006

Contactée par l'AFP, la mairie de Paris a confirmé mardi soir que le protocole serait soumis au vote lors du prochain Conseil de Paris des 27 et 28 septembre ou lors de celui de mi-octobre.

Elle a aussi confirmé la somme révélée par l'hebdomadaire satirique : la mairie de Paris récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versés par l'UMP et 550.000 euros par l'ancien président de la République et maire de Paris Jacques Chirac.

En octobre 2009, l'ex chef de l'Etat a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu'il occupait alors.

Le procès où il doit comparaître avec neuf autres prévenus est attendu fin 2010 ou début 2011.

Selon le Canard Enchaîné, "la somme (de 2,2 M EUR) prend en compte les salaires et les charges des salariés fantômes, les intérêts légaux et les frais d'avocats engagés par l'équipe Delanoë. En échange, la ville retirera sa constitution de partie civile".

Ce retrait "permettrait à Chirac de se retrouver sans adversaire ni accusation face au tribunal, puisque le parquet a déjà fait savoir qu'il allait requérir la relaxe", ajoute le journal.

Chez les politiques, l'air intérieur n'est pas franchement sain

AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 20:03

L'air intérieur des lieux de vie des politiques, domiciles ou bureaux, où l'on trouve benzène et autre formaldéhyde, n'est pas franchement sain, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir rendue publique mardi.

AFP/Archives Une personne nettoyant avec des produits d'entretien

Pour les besoins de l'enquête, l'organisme de consommateurs a placé, pendant 5 à 7 jours, des kits individuels dans les bureaux ou domiciles de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno ainsi que de 35 députés et sénateurs.

Résultat de cette étude réalisée entre entre mars et mai : sur les 36 analyses effectuées, 29 révèlent une qualité de l'air mauvaise (dont 9 très mauvaise), 7 moyenne, "mais aucune ne peut prétendre à la mention +bonne+", résume l'UFC-Que Choisir.

"Aucun des participants ne respire un air sain !", ajoute l'association.

Dans la totalité des prélèvements, a été détectée la présence de benzène, substance cancérigène, et de formaldéhyde, classé polluant prioritaire par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur.

Pour le formaldéhyde, 78% des analyses dépassent la valeur maximale recommandée, souligne l'étude.

A titre d'exemple, l'échantillon en formaldéhyde du député (PS) Jean Mallot dépasse de plus de quatre fois cette norme. Quant au benzène, on retrouve dans l'échantillon du député (UMP) Georges Colombier, la teneur la plus élevée, équivalent à quatre fois la valeur repère fixée par la réglementation.

"Loin de vouloir stigmatiser le cas particulier des politiques", l'UFC-Que Choisir entend provoquer une prise de conscience sur "ce problème généralisé de santé publique".

"En effet, si les comportements individuels (manque d'aération des logements, tabagie...) peuvent pour partie contribuer à de forts niveaux d'exposition, ce sont avant tout les produits de consommation qui sont à l'origine de ce cocktail chimique", souligne UFC-Que Choisir.

"Neuf ans après notre première enquête sur la pollution dans les logements, nos tests comparatifs continuent à détecter des émanations toxiques sur des produits aussi anodins que les meubles, les nettoyants ménagers, les revêtements de sols ou les désodorisants", déplore l'organisation qui appelle le législateur à agir, en particulier sur l'étiquetage.

Collectivités : Marleix accuse Lebreton (PS) de "mélange des genres"

AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 18:48

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, a accusé mardi le président de l'Association des départements de France, le socialiste Claudy Lebreton, de pratiquer un "mélange des genres" entre ses fonctions à l'ADF et au PS.

AFP/Archives Alain Marleix à l'Assemblée nationale le 6 Avril 2010

Dimanche, lors de la Fête de la Rose, à Frangy (Saône-et-Loire), Claudy Lebreton, président PS du conseil général des Côtes d'Armor, avait affirmé que l'Etat "étranglait" les départements dans leur action sociale et annoncé qu'une proposition de loi de "solidarité nationale" serait déposée à la rentrée. Il avait aussi menacé de saisir le Conseil constitutionnel.

Alain Marleix "regrette qu'à l'occasion de la fête de la Rose (...), Claudy Lebreton ait cru bon une fois de plus de transformer l'Association des départements de France (ADF) en tribune politique", en estimant que "ce mélange des genres ne va pas en effet dans le sens d'un dialogue constructif".

"Le gouvernement est attentif aux difficultés financières des départements et ne reste absolument pas inactif face au poids croissant des dépenses sociales assumées par les départements", a ajouté le secrétaire d'Etat.

Alain Marleix souligne que "le Premier ministre a ainsi demandé à Pierre Jamet, directeur général des services du conseil général du Rhône, d'établir un rapport sur la situation financière des départements" et que les conclusions de ce rapport "ont été discutées avec le président de l'ADF le 1er juin".

Sans les nommer, le secrétaire d'Etat affirme aussi que "paradoxalement, les départements les plus agités médiatiquement... et politiquement ont été les plus silencieux face aux propositions d'aide d'urgence gouvernementale".

Le PS entend retourner à son avantage l'offensive sécuritaire de Sarkozy

AFP, Mise a jour : mardi 24 août 2010 18:21

A trois jours de son université d'été, le PS refuse toujours de "tomber dans le panneau" de l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy, jugeant qu'elle se retourne "en boomerang" contre lui, vu l'intensité des protestations contre les expulsions de Roms.

AFP/Archives Jean-Christophe Cambadelis à la Mutualité à Paris le 27 Octobre 2007

"Ne nous laissons pas embarquer dans un débat qui est derrière nous", prévient le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, pour qui "l'offensive hyper-sécuritaire" de Sarkozy est "un cache-misère" pour "souffler l'affaire Woerth".

"La rentrée ne sera pas sécuritaire, mais sociale", affirme ce dirigeant qui invoque "retraites, chômage, rentrée scolaire, vie chère, impôts plus lourds, pouvoir d'achat plus chiche".

Certes le quasi-silence estival de la première secrétaire Martine Aubry - hormis quelques communiqués pour dénoncer une "dérive antirépublicaine" - a suscité des remous en interne : "cela a fait débat au sein de la direction", reconnaît un dirigeant.

Mais le PS est d'accord pour reconnaître que "l'opération sécuritaire était conçue pour occuper la rentrée. Durant l'été, tous les faits-divers étaient remontés à Paris pour alimenter le brouhaha", estime un dirigeant.

La première secrétaire ne veut pas "tomber dans la polémique" avec Nicolas Sarkozy ou le ministre Christian Estrosi qui l'a stigmatisée, souligne-t-on dans l'entourage de la maire de Lille.

Cette stratégie est louée par Michel Sapin : le PS a réussi à ne pas "tomber dans le panneau" face à "la surenchère", se réjouit l'ancien ministre.

"Le boomerang qu'il a lancé pour nous atteindre lui est revenu dans la figure", relève le député de l'Indre, alors que la protestation contre les expulsions a passé les frontières, avec un rappel à l'ordre de Benoît XVI.

Ségolène Royal se réjouit aussi de "la leçon" que le pape a donnée à Nicolas Sarkozy devant les "caméras du monde entier" en exhortant en français à accueillir les hommes de toutes origines. Le gouvernement "se brûle au feu sécuritaire qu'il a allumé", renchérit Faouzi Lamdaoui, proche de François Hollande.

Le PS entend utiliser les déchirures à droite - "tache de honte sur le drapeau français" pointée par Dominique de Villepin, "dérive droitière" de l'UMP déplorée par Jean-Pierre Raffarin - pour tenter d'isoler les sarkozystes.

François Hollande appelle ainsi à "un rassemblement de tous les républicains" pour défendre les principes "violés" par Nicolas Sarkozy.

Mais le parti se doit aussi d'avancer ses propositions sur l'insécurité. Le parti "ne répond pas encore au défi", avertit le député Julien Dray, en froid avec la direction.

"La gauche ne peut se contenter de critiquer et doit également proposer", relève Ségolène Royal. Elle espère que les propositions de sa campagne présidentielle, parfois iconoclastes comme l'encadrement militaire de jeunes délinquants, seront reprises. Elle met en garde contre une "ligne laxiste".

La direction a donc décidé d'avancer à "fin septembre-début octobre" la tenue d'un forum sur l'insécurité qui formulera des propositions. Lors de son discours de clôture dimanche à La Rochelle, Martine Aubry devrait aborder le sujet.

Les propositions socialistes "s'articuleront autour de quatre axes : prévention, dissuasion, sanction et réparation des préjudices des victimes", et "on peut y introduire des mesures, telles que la vidéoprotection", précise à L'Express le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, chargé de copiloter le forum avec le député Jean-Jacques Urvoas.

Mais, pour lui, il n'y pas aucune "urgence", les mesures seront présentées en deux temps, "en septembre/octobre, puis en janvier".

Sondage 2012 :

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