Journal independant : travailleur independant, devenir independant, travail independant, emploi independant, salarie independant: Jean-Claude Trichet relance la crise boursière Jean-Claude Trichet relance la crise boursière ================================================================================ Marianne2.fr on 23 January, 2008 07:03:00 Contre toute attente, la Banque centrale européenne a laissé inchangé le taux de l'euro, ce qui a provoqué un effondrement des bourses européennes. Punis! Punies les Bourses européennes, le CAC 40 a perdu 4,25 points juste après que le Président de la banque centrale européenne ait annoncé que, à l'inverse de la Banque fédérale américaine qui a baissé le taux directeur du dolla de 0,75%, le taux de la monnaie européenne resterait inchangé. Madrid a perdu 4,56%, Francfort 4,88% et Londres 2,28%. Vers 19h10 (18h10 GMT), le Dow Jones perdait 2,05% à Wall Street, poursuivant une sixième séance de repli. Punis les salariés européens car la logique restrictive et orthodoxe de Trichet et de la BCE risque bien de plomber la croissance europénne déjà peu aidée par la perspective d'une récession ou d'un ralentissement Outre Atlantique. Punies les PME exportatrices de l'Union européenne : la décision de la BCE vont contribuer à maintenir un euro fort, d'autant plus fort que les Etats Unis manipulent la monnaie pour gagner en compétitivité : plus le dollar baisse, plus les exportations américaines sont facilitées. C'est notre monnaie mais c'est votre problème, avaient coutume de dire les Américains. Jean-Claude Trichet leur donne raison et les encourage même, ce qui a conduit Laurent Fabius à le traiter d'irresponsable et beaucoup d'hommes politiques français à se taire mais à la penser très fort. Pourtant, le patron de la BCE semblait, ces derniers mois, avoir compris que face aux turbulences internationales, il convenait de relâcher quelque peu la politique monétaire pour favoriser la croissance. En maintenant inchangé le taux de l'euro, Trichet semble considérer que la crise financière ne peut pas être importée en Europe où le potentiel de croissance serait maintenu à 2%. La première réaction de la Bourse ne semble pas lui donner raison.