Selon un sondage, le passage de Nicolas Sarkozy à Dublin naurait en rien convaincu les Irlandais. Au contraire, le président a réussi le tour de force de renforcer la position du Non. Try again...
C'est la leçon à retenir des ravages d'une communication « dispersée ». Devant un parterre de parlementaires UMP, le 15 juillet, Nicolas Sarkozy avait déclaré que les
« Irlandais devraient revoter ».
Ingérence politique qui avait déclenché
un tollé politique, médiatique et populaire en Irlande.
Sarkozy à Dublin : Un bilan globalement positif
Après, une visite de courtoisie à Dublin le 22 juillet dernier, où le président avait plutôt joué « profil bas », au point que la presse irlandaise avait salué l'offensive de charme jugée
« constructive » et
« sans faux pas ». Le journal l
'Examiner s'était même dit
« séduit par le charme français ». L'Irish Times estimait, lui,
« la journée de travail utile ».
Bref, un bilan globalement positif…
71% des irlandais opposés à un nouveau référendum
Et pourtant, si l'on en croît un
sondage commandé par le think tank openeurope et réalisé le lendemain du passage à Dublin le compte n'y est pas. Ainsi, 71% des Irlandais se disent aujourd'hui opposés à un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne alors que seulement 24% des personnes interrogées sont favorables à la tenue d'un second référendum.
Le « Non » renforcé
Alors que le « non » l'avait emporté à 53%, aujourd'hui, ce sont aujourd'hui 62% des Irlandais qui se déclarent prêts à voter « non » en cas de nouveau référendum. Si ces résultats sont à relativiser, deux chiffres viennent renforcer la position Irlandaise : 17% des personnes qui ont voté « oui » voteraient « non » en cas de nouveau référendum et 57 % des personnes n'ayant pas voté glisseraient également un bulletin « No » dans l'urne.
Sarkozy « taupe » du non ?
Preuve que quelques offensives de charme et arrangements à la marge n'y suffiront pas. Au contraire, à trop vouloir forcer la main des électeurs irlandais, les hommes politiques européens jouent contre leur propre camp et conduisent involontairement beaucoup de gens dans le camp du « non ». Et si Nicolas Sarkozy était finalement le meilleur allié du camp du « Non ». Une taupe, qui sait ?
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